samedi 26 novembre 2011

Quand rien ne va, tout va!

Après des heures passées devant mon écran d’ordinateur à pianoter et à me creuser les méninges, je croyais pouvoir tirer un trait sur l’article que j’étais en train d’écrire. Au lieu de cela, je n’avais pondu que quelques lignes intéressantes, tout au plus. On pourrait dire que dans l’ensemble, c’était à recommencer. Le lendemain matin, plus d’attaque que la veille, je me suis remise à la tâche, mais en plein milieu de mon élan rédactionnel, voilà qu’une interruption de courant réduit à néant toute cette belle prose. J’avais tout perdu! Me soulageant de quelques soupirs et de plusieurs grognements, je repris position devant l’écran me jurant de sauvegarder mon document toutes les cinq minutes. Cependant, les mots se bousculèrent dans ma tête et y demeurèrent pêle-mêle au lieu de s’inscrire dans une suite logique sur une page blanche. Que de temps et d’énergie gaspillés en vain!
 
Il y a de ces jours où, quoi que nous fassions, rien ne fonctionne…

Loin de revenir à la case départ, on a plutôt l’impression, certains jours, de faire deux pas en arrière. Nos puissantes tentatives n’ont aucun effet sur les résultats visés, comme si on s’acharnait sur un mirage. On recule au lieu de progresser. C’est à se demander si le combat est loyal entre ces forces invisibles qui gênent notre intention, entravent notre action et anéantissent nos résultats!
 
Loyal ou non, il y a des leçons qui méritent qu’on s’y arrête et qui se présentent en plein cœur de l’action, lorsque nous sommes poussés par notre volonté de réussir et aveuglés par notre désir d’obtenir des résultats immédiats. On veut tout, tout de suite, et s’il y a un obstacle, nous sommes consternés. Nous abandonnons toute tentative à la moindre résistance.
 
Abandonner n’est pas une option…
 
Rappelons-nous l’époque où nous étions jeunes et que nous souhaitions avoir les biscuits situés dans la jarre placée en hauteur sur le frigo, que faisions-nous? On abandonnait l’idée ou on s’acharnait à élaborer des plans plus astucieux les uns que les autres pour obtenir ce que nous souhaitions? L’idée fixe ce n’était pas l’obstacle, mais les biscuits!
 
De l’enfance, nous passons à l’âge adulte en changeant notre point de vue; nous passons notre temps à regarder l’obstacle plutôt que de voir toute la créativité qui en découle pour l’éviter, le contourner, le déplacer, le pulvériser ou encore en allant chercher de l’aide pour en venir à bout. Nous oublions que l’ingéniosité, la patience et la persévérance ont toujours été nos meilleures alliées!
 
Derrière chaque insuccès, échec ou difficulté, il y a un apprentissage. Alors, tout n’est pas perdu, au contraire! C’est lorsque tout va de travers que nous apprenons le plus. Donc, nous ne reculons pas, nous faisons un bond en avant!
 
Après l’heure la plus noire vient l’aube. Après les jours sombres arrivent les temps de clarté. Après une kyrielle d’échecs voilà que se pointe la réussite!
 
Alors voici ce que j’ai appris des obstacles qui se sont dressés devant moi : c’est en écrivant sans arrêt que les mots se placent, c’est en sauvegardant un document maintes fois que je conserve mes textes et c’est en grimpant sur une encyclopédie de douze volumes qu’il y a les meilleurs biscuits!
 
En définitive, quand rien ne va, tout va!
 
Jocelyne Gagné (Mésange)

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