samedi 16 juin 2012

Rendez-vous sur l'autre rive...

J'ai regardé ces yeux se fermer pour scruter l'infini de cette nouvelle vie.  J'ai contemplé ce visage serein s'abandonner au destin. J'ai vu ce corps se tendre pour s'élever vers un autre lieu, un autre part plus invitant et j'ai réalisé combien notre présence est devenue inutile quand la lumière s'est fait dans son coeur et dans son âme... L'autre rive était plus accueillante, moins effrayante...

Hier, Monique a choisi l'autre rive, là où la vie est meilleure,  plus douce pour elle, plus reposante aussi.  Elle a poursuivi sa route sans nous, une route vers la lumière, vers une merveilleuse éternité.

Votre sollicitude, votre compassion, votre présence ont été d'un grand réconfort.  Dans les moments d'incertitude, dans les instants où une décision fut requise, vos bons mots ont fait toute la différence. Merci pour tant de bonté xxxxoooo

Mésange

P.-S. On se retrouve le 2 juillet 2012.

jeudi 14 juin 2012

Entre la vie et la mort...

Chers amis, même si le blogue est en pause j'avais besoin de partager ce tourment de l'instant.  Suite à un malaise cardiaque, ma belle-mère a subi un "nettoyage" de ses artères. Cependant, elle se relève mal de cette intervention chirurgicale.  Le coeur s'est arrêté à trois reprises durant l'intervention, la réanimation fut très difficile. De plus, une fièvre vient de s'additionner à l'équation, augmentant les doses de médicaments, rendant du même coup impossible son réveil. Elle répond aux stimulis et nous osons croire que le cerveau fonctionne bien. Seul l'espoir, les bons soins et les prières peuvent faire pencher la balance.

Ne sachant trop comment exprimer toute l'angoisse qui m'étreint le coeur face à une situation que seul le destin "semble contrôler" je vous partage ce poème:

* * *
Entre la vie et la mort

Elle vit sa vie au présent
Chaque respiration compte.

Une inspiration, c’est la vie qui entre
Une expiration, c’est l’angoisse de la mort.

Le cœur bat
Au même rythme que les machines
Un rythme trop lent.

Les yeux clos
La bouche condamnée par les tubes
Elle sommeille.

C’est un repos non reposant
C’est une bataille de tous les instants
C’est un battement de cœur à la fois.

Son corps n’est déjà plus le même
Gonflé, piqué, sanglé et pourtant elle est là
Derrière le tremblement de ses paupières closes.

Elle vit sa vie au présent
Une vie qui oscille sur le fil du temps.

Une inspiration c’est la vie qui revient
Une expiration et c’est la vie qui s’en va.

Elle n’a pas conscience des tourments
Des inquiétudes qui nous affligent
De cette tristesse qui mouille notre regard.

Elle n’a pas conscience du temps qui passe
De la menace qui gronde
De l’espoir qui veille.

Le temps s’égrène au ralenti
Au rythme de chaque respiration
D’une lenteur infinie.

Elle vit sa vie au présent
Une vie qui oscille entre deux choix.

Partir ou rester
N’est plus de sa volonté.

Combattre ou abandonner
Ce choix n’est plus à sa portée.

Les dés ont été jetés
Que nous réserve demain?
Que lui réserve l’avenir?

Elle vit sa vie au présent
Un présent chancelant
Un présent sans lendemain.

Elle vit… Elle ne vit pas… Elle vit…

[Jocelyne Gagné, 14 juin 2012]

lundi 11 juin 2012

Blogue en pause...

Le mois de juin sera fort occupé. Certains projets d'écriture que j'avais mis de côté s'impatientent alors je vais retourner à ma table de travail et faire mes devoirs. Songez à profiter de la douceur et de la lumière de l'été ainsi que des petits bonheurs qui frapperont à votre porte. Au plaisir de vous retrouver le 2 juillet 2012!

« Il vient une heure où protester ne suffit plus :
après la philosophie, il faut l'action. » [Victor Hugo]


[Photographie réalisée par Jocelyne Gagné, Juin 2012]

Citation de Victor Hugo

« Il vient une heure où protester ne suffit plus : après la philosophie, il faut l'action. » [Victor Hugo]

jeudi 7 juin 2012

Pourquoi? Eh bien, parce que...

Règle générale, mon petit-fils aime poser des questions sur tout et sur rien. Sa curiosité est sans borne et sa soif de réponses, insatiable. L’an dernier, alors qu’il était âgé de six ans, j’ai dû faire face à une question qui revenait maintes fois : pourquoi?

Pendant qu’il passait son été à la maison, chaque matin après le petit déjeuner, il me demandait : « Est-ce qu’on va au parc ce matin? » et la réponse demeurait la même : « Avant, on doit se débarbouiller le visage, se brosser les dents, s’habiller, faire les lits, débarrasser la table et après on pourra y aller! » Et invariablement l’autre question surgissait : « Pourquoi? »

- Eh bien, parce que… Au fait, pourquoi donc?

Sacrée question, non? À vrai dire, je n’avais jamais pris le temps d’y réfléchir, trop bien ficelée dans ma routine et mes habitudes. Et si pour une fois, je ne faisais rien de tout cela et que je me rendais directement au parc avec mon petit bout d’homme? Il n’y aurait probablement pas de conséquences catastrophiques, pas plus que d’effets secondaires dommageables pour qui que ce soit. Alors, pourquoi pas?

Durant tout l’été, ce petit mot anodin a fait son chemin dans ma réflexion.  Et si je changeais les choses? Si je modifiais la hiérarchie des tâches à faire et la façon de les exécuter? Et si j’éliminais certaines actions pour obtenir quelques minutes de répit ou pour les remplacer par des activités plus intéressantes et plus agréables, que ce passerait-il alors? Rien probablement, mais le simple fait de modifier mes habitudes rendrait mon quotidien plus excitant!

Pourquoi faire les choses parce qu’on l’a toujours fait? Pourquoi procéder pareillement quand on peut faire les choses autrement? Pourquoi préférer la routine à la nouveauté?

Chaque jour est unique et que faisons-nous pour célébrer ce constat exceptionnel? Rien. On reprend le collier sans se questionner sur le fondement de certaines habitudes. En voici quelques exemples :

Se lever à 5h30 - c’était parfait lorsque vous deviez traire les vaches ou encore lorsque vous deviez vous taper un long trajet pour vous rendre au travail, mais est-ce nécessaire d’agir de la sorte à la retraite?

Cuisiner pour une armée - c’était nécessaire quand les enfants étaient à la maison. Aujourd’hui vous n’êtes plus que deux dans cette vaste demeure, peut-être serait-il temps d’occuper ce temps libre à autre chose?

Faire le grand ménage du printemps et d’automne – c’était indispensable quand le système de chauffage de la maison était au bois ou au charbon car cela salissait l’intérieur. De nos jours, avec les plinthes électriques, un grand ménage une fois l'an, c’est suffisant!

Ne confondez pas tradition (héritage immatériel) et habitudes (actes répétitifs) qui mériteraient d’être révisées. Ce n’est pas parce qu’on l’a toujours fait que les actions doivent se perpétuer à l’infini. Ce n’est pas parce qu’on fait les choses d’une manière qu’il faut continuer. On évolue, vous savez! Nos goûts, nos intérêts, nos occupations, notre réalité, tout change! Posez-vous toujours la question : pourquoi?

(Et surtout ne répondez pas que c’est parce que pépère faisait les choses ainsi; validez vos habitudes!)

En répondant à cette question vous arriverez à trois constats :

1) que les tâches que vous effectuez quotidiennement, hebdomadairement, mensuellement, annuellement auront désormais un sens véritable, car vous saurez enfin pourquoi vous les faites;

2) que certaines tâches ont été transmises de génération en génération, mais ne conviennent plus à votre mode de vie;

3) que certaines tâches n’ont plus lieu d’être et que ce temps libéré vous permettra de faire des choses qui vous plaisent vraiment.

Si ce que vous faites fait une différence dans votre vie ou celle de quelqu’un d’autre, continuez, sinon posez-vous la question : pourquoi?

Mésange

lundi 4 juin 2012

Citation d'Adam Mickiewicz

« Mesure tes forces d'après tes aspirations et non tes aspirations d'après tes forces. » [Adam Mickiewicz]

Winston Churchill Quote

"Courage is what it takes to stand up and speak; courage is also what it takes to sit down and listen." [Winston Churchill]

1er lundi de juin 2012

[Photographie tirée de Dreamstime]
Café du matin

Il existe un vieil adage qui dit qu’une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, mais j’en connais un autre qui me plaît tout particulièrement : une bonne nouvelle en attire d’autres!

Tout comme le fait de désirer une voiture rouge on se met à en voir partout, on attire dans notre vie ce à quoi nous pensons le plus. D’où l’importance de bien choisir nos pensées, mais aussi ce qui capte notre attention. Ainsi donc, délaissez les bulletins de nouvelles à saveur de mélodrame et de fin du monde et préférez les bonnes nouvelles. Et d’ailleurs, celles-ci font rarement la une des journaux et des bulletins télévisés, alors pourquoi s’y attarder?

Une bonne nouvelle est facile à reconnaitre… elle fait chaud au cœur!

- Un enfant qui réussit son année son scolaire;
- Une mère soulagée de voir rentrer son enfant tard le soir sain et sauf;
- Un travailleur qui conserve son emploi;
- Un chômeur qui a déniché du travail;
- Une maison épargnée par une tornade;
- Des unions, des naissances, des guérisons, des retrouvailles;
- Des inventions, de nouveaux traitements, etc.
 
De plus, tout le monde aime les bonnes nouvelles, moi la première. Alors pourquoi se tourner vers les annonces déprimantes et alarmantes qui se multiplient plus vite qu’un virus? Recherchons plutôt les bonnes nouvelles et mieux encore, soyons porteurs de bonnes nouvelles!

Pour bien démarrer la semaine, je vous annonce une bonne nouvelle: en janvier et février 2012, il y a eu au total, 13 7501 naissances au Québec, ce qui veut dire, 13 750 nouveaux lecteurs potentiels de blogues! Et là, je ne fais pas mention des naissances au niveau mondial. Imaginez donc un peu tout le potentiel à venir! Incroyable n’est-ce pas? Et comme j’aime les bonnes nouvelles en voilà une autre : qui dit plus de monde  dit plus d’idées, de créativité, de réflexion, d’inventions et donc plus de possibilités!

À vous maintenant d’être porteur de bonnes nouvelles! Et rappelez-vous qu’une bonne nouvelle en attire d’autres!

Bon lundi!

Mésange

1 [Statistiques sur la population - Gouvernement du Québec, 2012]

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