mercredi 31 octobre 2012

Un oiseau qui fait du tourisme...


[Photographie réalisée par Jocelyne Gagné - Oct 2012 - Liberty Island N.Y.]


« Hé l’oiseau? Utilise les lunettes d'approche
ainsi tu verras mieux l’île de Manhattan! »

 
 

[Photographie réalisée par Jocelyne Gagné - Oct 2012 - Liberty Island N.Y.]

« Pas besoin de me faire les yeux ronds,
comment aurais-je pu savoir que tu n’avais pas de monnaie? »
 
 
Mésange
 

lundi 29 octobre 2012

5e lundi d'octobre 2012

[Photographie réalisée par J. Gagné]
Café du matin
A quick stand-up affair...
 
Ce n’est pas un secret pour personne, j’affectionne le bon café et tout particulièrement en temps de vacances. Pourquoi? Parce que j’aime étirer ce moment de détente au maximum. Alors pas étonnant que, quelques heures après mon arrivée à Manhattan, j’aie décidé de me lancer à la recherche d’un petit bistro sympa afin de savourer mon premier cappuccino de la journée. Était-ce par besoin éminent de me désaltérer ou à cause de la manifestation des premiers signes de fatigue imputés à une marche effrénée que je décidai derechef de pousser la porte d’un Barnes & Noble (à défaut du petit bistro recherché). Mon odorat suivait l’arôme du café qui descendait l’escalier plantée là juste devant moi. Oubliant les étagères de livres et toutes les nouveautés empilées dangereusement sur les présentoirs, je me dirigeai prestement vers la file d’attente où j’espérais dénicher du coin de l’œil une table prête à se libérer. Ma commande passée, je ne vis que des tables encombrées de portables et d’ahurissantes tasses de café résolues à doper une bonne fois pour toutes les adeptes de cette boisson énergisante. Et au fond, près des larges fenêtres surplombant la 5e Avenue, cordés comme des vestons dans une penderie, des hommes en cravate ingurgitaient en trois lampées leur or noir debout à un comptoir. Oh nooon! Moi qui n'avais qu’une envie, celle de m’asseoir et de relaxer un instant! Mes jambes étaient de coton et la gomme de ma semelle adhérait si bien au carrelage que j’avais l’impression d’avancer au ralenti.
 
À contrecoeur, je pris mon café debout, le nez collé sur la vitre empoussiérée à regarder le défilé de taxis jaunes, de voitures NYPD, de camions, d’autobus Discover New York dans une belle cacophonie de coups de sifflet et de klaxon. Soupirs…
 
C’est à ce moment que j’ai réalisé que le café à New York se prenait « stand up » et le thé « sit down ». À moins de déporter ma passion du café sur un autre breuvage, ma seule option dans cette ville était de prendre et la vie et mon café sur le pouce!
 
Durant mon séjour, ma dose habituelle de caféine baissa de deux crans et dans le fond, ce fut une bonne chose. Sans exagérer, je semblais être la personne la plus calme et détendue de cette ville! C’est seulement à mon retour que j’ai pu apprécier ce bon cappuccino tant recherché, et ce, agréablement installée dans un fauteuil des plus confortables.
 
Quand le postérieur est bien callé, la saveur du breuvage en est rehaussée!
 
Bonne et belle semaine tout le monde!

Andrew Carnegie Quote

"You cannot push anyone up the ladder unless he is willing to climb. " [Andrew Carnegie­]

Citation de Katherine Hepburn

« Je ne perds jamais de vue que le seul fait d'exister est une chance. » [Katherine Hepburn]

mercredi 24 octobre 2012

Octobre en photo

Enfin la photographie
du mois!
Un simple clic suffit!
 
[cliquez sur le mot]

lundi 22 octobre 2012

Citation d'Albert Guinon

« Les passionnés soulèvent le monde et les sceptiques le laissent retomber. » [Albert Guinon]

Francis Bacon Quote

"Imagination was given to man to compensate him for what he is not; a sense of humor to console him for what he is." [FFrancis Bacon]

4e lundi d'octobre 2012

[Photographie réalisée par J. Gagné]
Café du matin
Feather story...
 
Bon matin tout le monde! Me voilà enfin de retour après quatre semaines d’absence et heureuse d’être à mon poste de travail.  J’avais presque hâte de m’y mettre, car durant tout ce temps j’avais déposé ma plume. J’avais osé espérer que celle-ci profiterait de mon absence pour poursuivre mon roman, régler ma correspondance laissée en suspend, noircir ma liste de choses à faire dès mon retour et pourquoi pas, me signer un chèque de 10 000 $ pour mes bons et loyaux services car après tout, c’est encore moi le cerveau de l’équipe!  Eh bien non. Elle est restée là où je l’avais laissée c’est-à-dire devant une pile formidable de papier blanc.
Mais ce que Mésange ignore, c’est qu’il s’est passé beaucoup de choses durant son absence! Laissez-moi vous raconter…
Pendant que Mésange s’offrait des vacances dans la belle ville de New York, la plume, de son côté, s’exposait aux rayons du soleil, se gorgeant de lumière pour ainsi réchauffer son sang bleui par l’inactivité des dernières semaines.  Elle contemplait son ombre d’abord petite et puis s’allongeant sous les rayons obliques de la lumière qui filtrait à travers le fin tissage des rideaux. Elle se surprenait à rêver d’une vie de star, déambulant sous les projecteurs, ovationnée par une foule en délire. Elle se plaisait à imaginer qu’elle était une Grande Plume, qu’elle deviendrait La plume de l’histoire. Durant un instant, elle n’était plus le simple outil mais plutôt la créatrice d’amalgames de mots formant les plus belles images du monde et les plus incroyables récits. Allongée sur le bois ambré du secrétaire, elle s’étirait davantage, prolongeant du même coup son ombre jusqu’à devenir gigantesque. Elle se sentait puissante et audacieuse. « Je serais folle d’attendre le retour de ma maîtresse, se dit-elle. Pourquoi ne pas essayer par moi-même, car au fond, tout ce qu’elle fait c’est d’agiter la plume : d’abord de gauche à droite, s’interrompant un instant pour ajouter un trait, un point ou quelques signes de ponctuation pour faire joli. En somme, un véritable jeu d’enfant! Même une plume pourrait faire cela! »
Avec détermination, la plume se redressa et grimpa sur l’incroyable pile de papier. Elle fixa la surface vierge de la première feuille; la blancheur lui fit presque mal aux yeux. « Par où commencer? se demanda-t-elle. Ah oui, de gauche à droite! Mais encore, comment débuter ma phrase, mon histoire? »  Le blanc de la page devint plus persistant, plus insolent même. La plume se désolait. Elle regarda au-dessus d’elle et remarqua les livres de sa maîtresse, une belle panoplie d’outils d’écriture. « Là voilà ma solution!  C’est sûrement là-dedans qu’elle trouve tous les mots! Au fond, c’est facile d’écrire, il suffit de copier les mots un après l’autre et d’ajouter quelques points par-ci par-là pour ajouter un peu de fantaisie! » La pointe bien enfoncée sur la première page, elle s’étira cherchant à atteindre le plus petit livre d’entre eux, allongea le cou autant que son mécanisme le lui permettait. Rien n’y fit. Soudain, la visite inopinée du chat, lui redonna un peu d’espoir. « Si je chatouille ta patte, Matou, tu feras tout le travail pour moi! Minou, minou, minou, héla la plume, viens par ici grosse boule de poils! » Tel qu'anticipé, le chat agacé par les assauts répétitifs de la plume sauta sur l’étagère et fit tomber tous les livres. La plume jubilait! Dans leur chute, les livres s’étaient ouverts offrant à son regard une multitude de mots qui n’attendaient qu’à être soigneusement copiés…  
Deux jours après son retour de voyage, Mésange trouva sur le sol de son bureau une feuille blanche que le chat, dans sa maladresse, avait dû faire tomber. En la retournant, voici ce qu’il était écrit :
Écriteau [ekRito] n.m. – escriptiau 1391; de écrit – Surface plane (morceau de papier, carton, bois, etc.) portant une inscription en grosses lettres destinée à faire connaître qqch. au public. – affiche, pancarte. Mettre un écriteau pour annoncer qu’une maison est à vendre, à louer.
Écritoire [ekRitwaR] n.f. – avant 1250; escritorie « cabinet d’étude » v. 1175; latin médiéval scriptorium « style pour écrire sur la cire » - Petit nécessaire (coffret, étui) contenant tout ce qu’il faut pour écrire.
Écriture [ekRityR] n.f. – escriture v. 1050 ; latin scriptura - […]
« Comme c’est étrange ! », s’étonna Mésange qui, à force de réflexion, n’avait aucun souvenir d’avoir copié une page du dictionnaire. Croyant encore à un caprice de sa mémoire et jugeant le contenu sans intérêt, elle jeta ladite feuille dans la corbeille et rangea les livres éparses sur son bureau. « Encore l’œuvre du chat, très certainement! »
Et pendant que se faisait gronder le chat pour ses bêtises, Dame Plume rêva d’une autre absence prolongée de sa maîtresse afin de récupérer son texte et ainsi continuer son œuvre littéraire.
Quand la maîtresse n’est pas là, la plume écrit!

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