mercredi 28 novembre 2012

Nostalgie de novembre...


La lumière s'accroche encore
Aux folles brindilles de la nature,
Aux toits blanchis par le froid,
Aux eaux toujours mouvantes.
 
Et pourtant, il faudra laisser aller...
 
Laisser les couleurs nourrir la terre,
Laisser la glace condamner la rivière,
Laisser le froid prendre sa place.
 

 
 
La lumière s'accroche obstinément,
Mais pour combien de temps ...
 
Mésange

Novembre en photo!

Enfin la photographie
du mois!
Un simple clic suffit!

lundi 26 novembre 2012

Edward Bulwer Lytton Quote

"To find what you seek in the road of life, the best proverb of all is that which says: Leave no stone unturned." [Edward Bulwer Lytton­]

Citation de George Harrison

« Tout ce qui n'est pas en train de naître est en train de mourir. » [George Harrison]

4e lundi de novembre 2012

[Photographie tirée de Dreamstime]
Café du matin
                               « Wanted… »
 
Il est presque quatre heures du matin et le coq dort encore profondément tout comme son intention de faire lever le soleil. Même mon réveil me regarde d’un air sidéré, les aiguilles en accent circonflexe, affichant une mine contrariée de me voir si tôt debout. Pour le satisfaire, je lui abandonne volontiers mon mari ainsi il aura l’impression d’avoir fait son boulot!
 
C’est fou, j’ai la drôle de sensation d’être une cambrioleuse dans ma propre maison : je marche à pas feutrés, j’évite les planches traîtresses, je referme en douceur les portes et j’exige de mon chat le silence absolu. Ce n’est pas possible! C’est l’heure des protestations, l’instant où il clame à pleins poumons: « Hé, t’as en a mis du temps! Il faudrait peut-être que tu changes l’eau et la moulée! Pas croyable d’attendre autant! On est loin du service cinq étoiles dans cet établissement! » À peine ai-je le temps de m’occuper de mon propre café que déjà je suis au service de sa majesté Le Chat… À qui la faute? Ne m’en parlez pas…
 
Le chat enfin nourri et câliné alors je me tourne vers le frigo. Ah le jus d’orange du matin, de quoi me faire tenir quelques heures, le temps que Chéri se lève afin de prendre le petit déjeuner ensemble. En ouvrant la porte du frigo, ô surprise, pas de jus d’orange! Où est ce litre de jus présent hier soir, mais absent ce matin? Impossible de me mettre au travail sans un minimum de soleil, même en boîte! Il est quatre heures, la nuit est encore collée à mes fenêtres et à cette heure l’astre du jour est probablement encore en Chine! Ce n’est pas possible, je vais devoir faire enquête. La liste des suspects sera courte. Nous sommes peu nombreux dans cette maison : il y a M. Le Chat, Chéri et moi. Et je ne puis être fautive, car jamais au grand jamais je ne vide les cartons! Je sais, je sais, je crée de faux espoirs en laissant l’équivalent de deux cuillères à soupe au fond du contenant; on s’attend à tellement plus quand on a envie de lait ou de jus d’orange! Promis, je vais corriger cette vilaine habitude mais avant, je dois trouver le coupable. Le chat? À moins que dernièrement il ait appris à ouvrir les portes et à fouiller dans le frigo, il y a peu de chances de ce côté-là. Il reste le mari… Si c’est lui, il aura laissé la preuve dans le bac à recyclage. Un rapide coup d’œil dans l’armoire me confirme que ce n’est pas lui. Qui alors?
 
Au moment où le questionnement prenait des proportions gigantesques, voilà que j’entends geindre les marches de l’escalier. Avec tout ce raffut, voilà que j’ai réveillé mon homme! Soupirs…
 
C’est en entendant sa petite voix flutée que je me suis soudain rappelée l’arrivée impromptue de mon visiteur, le soir précédent. Je l’avais complètement oublié! Et le « bonjour Jojo » venait d’inculper mon jeune gredin. Je n’avais plus à chercher davantage, j’avais sous les yeux le coupable du forfait! Avec un tel sourire, il m’était impossible de me fâcher pour si peu et puisque mon petit-fils était debout, j’en profitai pour prendre le petit déjeuner en excellente compagnie.
 
Et c’est ainsi que démarra un merveilleux lundi parmi tant d’autres. Et la preuve du crime fut découverte plus tard dans la journée, rangée soigneusement dans le garde-manger! Après, on viendra dire que je suis lunatique… C’est de famille, je crois!
 
Mon lundi a commencé très tôt avec l’envie d’écrire et surprise, encore une fois, sans mon précieux jus d’orange pour me permettre de tenir le coup. Qu’importe, ce sera un fruit, un bon café, et ce, en votre compagnie!
 
Bonne et belle semaine tout le monde!
 
Mésange

mercredi 21 novembre 2012

Des blessures dissimulées...

Samedi matin, le soleil était au rendez-vous et comme le temps était trop beau pour rester à l’intérieur et j’ai donc succombé à l’envie d’aller marcher à la campagne. Quelques nuages pommelaient cet exceptionnel ciel bleu faisant disparaître de temps à autre cette lumière trop vive.
 
La circulation était dense comme un jour de semaine car les conducteurs avaient substitué leur conduite expérimentée par une attitude plus décontractée. Mais pour moi relax ne signifie pas irrespectueux. Tout le monde agissait comme si le savoir-vivre avait été oublié à la maison : les priorités au virage n’étaient plus une priorité, la tolérance était postillonnée au-delà des vitres baissées et la patience s’exprimait par de brusques coups de volant et de klaxon. Sortir le week-end et rester en vie tenaient du miracle! Alors j’ai pris ma patience à deux mains (dans l’unique but de la préserver) et je me suis rendue à la campagne le cœur quasi léger et les mains presque détendues sur le volant. Ouf!
 
Durant cet épisode, je me suis soudain rappelée mes leçons de conduite automobile. L’instructeur avait souligné que la conduite serait tellement plus simple si, sur le toit de chaque véhicule, il y avait une enseigne lumineuse mentionnant l’état émotionnel de chaque conducteur. Imaginons par exemple une voiture avec sur le toit l’écriteau suivant : accablé par la perte de son emploi, anéantie par la disparition d’une amie, brisé par la maladie, expulsé de son logement, exploitée par son patron, négligé par sa femme, ignorée par son fils ou réprimé par ses parents, cela changerait notre façon de conduire n’est-ce pas? On serait d’autant plus tolérant sur la route si on savait pourquoi le conducteur ne démarre pas tout de suite au feu vert, pourquoi il a freiné à la dernière minute, pourquoi il a changé de voie sans le signaler, pourquoi il était si pressé ou au contraire, pourquoi il s’est attardé sur la route, etc. Malheureusement, on ne le sait pas! Par contre, on peut tenter de deviner la douleur, les impatiences, les blessures qui font mal et qui modifient la façon de conduire de chacun d’entre nous et ainsi faire preuve d’un peu plus d’indulgence.
 
Dans la vie de tous les jours, personne n’affiche ouvertement ses blessures, au contraire on tente de les protéger comme un bras blessé. Et comme on ignore ce que l’autre vit, on peut par un simple un commentaire, une farce désobligeante ou un regard en biais, raviver une vieille blessure. Par inadvertance ou maladresse, on fait du tort parce qu’on n’a aucune idée de l’étendue des dégâts internes…
 
Loin de moi l’idée de vous restreindre à vous exprimer en toute liberté mais j’aimerais plutôt attirer votre attention sur les souffrances humaines, et croyez-moi elles sont nombreuses. La prochaine fois que vous croiserez quelqu’un, imaginez un instant qu’il a été renversé par une voiture, automatiquement votre attitude changera et vous agirez avec douceur et compassion. Vous verrez alors que toute la beauté humaine réside dans sa fragilité.
 
Imaginez le pire et vous agirez au mieux!
 
Mésange

lundi 19 novembre 2012

3e lundi de novembre 2012

[Photog. réalisée par Robert Lemire]
Café du matin
Be different!
 
Hier matin, je me plaisais à regarder un jeune garçon qui s'amusait dans la rue. Comme c’est l’automne, plusieurs voisins en profitaient pour vider leur piscine. L’eau, ainsi rejetée, venait s’accumuler le long de ma rue noircissant à vue d’œil le large ruban d’asphalte. Et le petit voisin, chaussures aux pieds, suivait ce mince fleuve, curieux de voir où s’écoulait ce torrent boueux. À peine ai-je eu le temps de déposer ma tasse de café que le jeune fripon s’élançait dans les airs pour atterrir tel un boulet de canon dans la gigantesque mare d’eau. L’eau gicla de toutes parts arrosant sur son passage et les témoins abasourdis et le fond de sa culotte. Comme il était beau à voir ainsi trempé jusqu’au menton! Et le plus drôle, c’est qu’il avait un large sourire qui lui coupait le visage en deux. Il était vraiment heureux de son exploit! Loin de s’arrêter là, il chercha une plus grosse nappe d’eau pour un effet encore plus retentissant. À mon humble avis, il était impossible qu'il puisse empirer son état, quoique sa casquette semblait encore au sec! Trop absorbée par ce spectacle, j’en oubliai mon café et la jolie mousse qui le coiffait…
 
Le petit jeu dura vingt bonnes minutes. Et pas une fois, son sourire ne s’est envolé. Il avait du plaisir tout simplement. Il ne pensait pas au rhume qui le guettait, ni aux réprimandes qui allaient survenir tôt ou tard et encore moins à ses chaussures qui prendraient probablement plus de deux jours à sécher… Il s’amusait, voilà tout. Il vivait l’instant présent. Alors, m’inspirant de ce petit bout d’homme, je me suis installée devant mon chevalet cherchant à goûter à ce même bonheur innocent. Et au bout d’un moment, j’ai ignoré mes pinceaux pour utiliser mes doigts pour estomper, adoucir, fondre les couleurs. Certes, j’avais l'extrémité des mains très colorée mais quelle belle sensation! Je sentais que je venais d’enfreindre une loi "universelle", celle de ne jamais se salir! Double bonheur, je savais que je ne me ferais nullement disputer car j’ai passé l’âge des remontrances… Triple bonheur, des doigts, ça se lave!
 
Les plaisirs simples ne coûtent rien et l’innocence ne fait de mal à personne…
 
Ce matin, faites quelque chose d’inusité pour briser l’ordinaire de votre quotidien. Pour vous inspirer, j’ai commencé ma journée avec un dessert aux pommes. Ce n’est pas le déjeuner recommandé par le Guide alimentaire canadien, mais c’était tout à fait divin au goût et bon pour le moral. Et d’ailleurs, qui va me chapitrer pour cet écart de conduite? Personne! Et une exception ne fait pas la règle, n’est-ce pas?
 
N’oubliez pas, la vie est trop courte pour la laisser vide de sens et dépourvue d’expériences. Sortez de l’ordinaire et surprenez-vous!
 
C'est enfin le moment de savourer mon cappuccino et cette fois-ci saupoudré de chocolat, rien de moins!
 
Bonne et belle semaine tout le monde!
 
Mésange

Edward Abbey Quote

"Our culture runs on coffee and gasoline, the first often tasting like the second." [Edward Abbey]

Citation de François Cavanna

« Quand on a oublié d’acheter du sucre, on peut parfaitement sucrer son café avec une betterave, mais c’est plus long. » [François Cavanna]

vendredi 16 novembre 2012

La nuit...


Pourquoi craindre la nuit?
Elle possède sa propre lumière. Son scintillement est différent mais tout aussi merveilleux que celui du jour…

 
Pourquoi craindre la nuit?

Quand elle sait se taire pour mieux nous écouter, quand elle cherche à accueillir notre tristesse sans un mot, quand elle reçoit toutes nos inquiétudes dans l’opacité de ses bras pour les élever plus haut vers le ciel...


[Photographie réalisée par J. Gagné - Manhattan la nuit - Oct. 2012]

 
Pourquoi craindre la nuit?
Elle nous regarde et nous enveloppe comme l’amoureux console celle qu’il aime…

 
Pourquoi craindre la nuit?
Il n’y a rien à craindre de la nuit, elle est obscurité et lumière, elle est mystérieuse et magique, elle est l’envers du décor, le secret bien gardé… Tout ce que nous confions à la nuit, comme par magie, se transforme au petit matin en une lueur d’espoir…
 
Mésange

lundi 12 novembre 2012

Oscar Wilde Quote

"I am not young enough to know everything." [Oscar Wilde]

Citation de Michel Bouthot

« La discipline est la toile de fond de tous les exploits. » [Michel Bouthot]

2e lundi de novembre 2012


[Photographie de J. Gagné]
Café du matin
The morning bells…
 
À une époque où mes petits pas tout menus me conduisaient à l’école, j’entendais au loin les cloches de l’église invitant le travailleur, la mère de famille, le vieillard fatigué à se recueillir dans la maison réconfortante de Dieu. Les cloches tintinnabulaient joyeusement et ce son mélodieux rebondissait sur les toitures métalliques,  s’accrochait aux nuages de fumée qui s’échappaient en douceur des cheminées pour finalement se faufiler par les rues étroites de la petite ville encore assoupie. Et tard à l’automne, quand le froid s’immisçait par les ouvertures qu’on avait négligé de refermer, on pouvait même jusqu’à percevoir les effluves d’encens mal contenues entre les murs de l’église…
Ces cloches qui se balançaient paresseusement au rythme des généreuses secousses du vicaire rappelaient aux citoyens éveillés que des prières allaient bientôt s’élever vers le ciel pour bénir leur journée. Et mes petits pas, semblables à un trottinement de par mes jambes trop courtes, poursuivaient leur avancée vers l’institution scolaire. Et voilà qu’une autre cloche se faisait entendre me rappelant qu’il faudrait que je grandisse pour ne pas arriver en retard ni me faire gronder par la bouche au pli sévère de l’institutrice. En rangs bien droits et en silence, on attendait le signal. D’un simple coup de claquoir et sous le regard soutenu des religieuses, on poussait la porte de la discipline pour se retrouver entre les murs du savoir-vivre et de la connaissance.

Aujourd’hui, les cloches de l’église me rappellent l’importance de penser aux autres et de leur souhaiter, dès le petit matin, une bonne journée. Et la cloche de l’école? Eh bien, elle me souligne que je n’ai pas fini de grandir!

Pour qui sonnent les cloches de votre ville ou village?  Et qui les écoute encore?

Bonne journée tout le monde!

Mésange
 

lundi 5 novembre 2012

Citation de Richard Bach

« Il ne t'est jamais donné un désir sans que te soit donné le pouvoir de le rendre réalité. » [Richard Bach]

H. Jackson Brown Jr. Quote

"Don’t say you don’t have enough time. You have exactly the same number of hours per day that were given to Helen Keller, Pasteur, Michaelangelo, Mother Teresea, Leonardo da Vinci, Thomas Jefferson, and Albert Einstein." [H. Jackson Brown Jr.]

1er lundi de novembre 2012

[Photographie de Robert Lemire]
Café du matin
 
Amazing Superheroes...
 
J’observais dernièrement l’engouement des adolescents pour les super-héros. Ne leur voyant aucun attrait, je me demandais ce qui pouvait les attirer autant chez ces personnages assez déconcertants. Quand j’ai obtenu ma réponse, j’étais, moi aussi, sous le charme…
 
Bravoure, courage , sacrifice, probité, détermination, dévouement, endurance, persévérance, altruisme et humilité.
 
Après, on osera dire que nos jeunes n’ont pas de beaux exemples sous les yeux! Balivernes!
 
Sincèrement, tous ces Superman, Spiderman, Captain America, etc. sont de beaux modèles à imiter même pour nous les adultes. Cependant, je dois l’avouer très humblement, je préfère de beaucoup les bons vieux héros mythiques tels qu’Ulysse, Hercule ou encore Achille suivis de près des héros légendaires tels que le Roi Arthur, Robin des bois, Roland et D’Artagnan. À leur manière, ils nous ont faits rêver! C’était de vrais hommes, des hommes d’honneur et d’idéaux mais surtout des hommes d’action. Ah, je vous entends déjà protester : « Et les femmes dans tout cela? » Il y en a eu plusieurs et peut-être même plus que nos fabuleux héros mais c’était à une époque où le crédit des femmes n’était pas reconnu. Bref, quelques-unes nous ont inspiré par leur détermination et leur courage dans un monde d’hommes, je parle entre autre des Amazones, Cléopâtre, Jeanne D’Arc, Marie-Curie, Mère Theresa, etc.
 
Tous ces glorieux personnages, réels ou fictifs nous ont modelés et ont façonné l’individu que nous sommes devenus aujourd’hui. Ils ont fait de nous des hommes et des femmes avec des valeurs qui nous maintiennent solidement sur la route de la vie. Nous pouvons affirmer que nous possédons, grâce à eux, l’étoffe des combattants! Ça tombe bien, car nous avons des choix, des idées, des opinions à défendre. Nous avons le choix de nos batailles, mais aussi de nos armes; l’amour, la tolérance et la bonté sont mes préférées. Au fait, quelles sont les vôtres?
 
Et mon héro favori c’est bien sûr D’Artagnan : pour sa jeunesse, sa bravoure et sa sensibilité à l’infortune d’autrui; aucune difficulté ne lui résiste. De plus, il a mauvais caractère tout comme moi! Vous voyez, j’ai épousé fidèlement le personnage! « Désolée chéri, mais la faute retombe sur Alexandre Dumas. C’était à lui de créer un personnage plus modéré
 
C’est l’heure du café. Vite avant que je me laisse impressionner par le beau George Clooney. Quoi? Ce n’est pas un héros? Quel dommage…
 
Bonne et belle semaine tout le monde!
 
Mésange

Vous aimerez peut-être:

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...