lundi 28 janvier 2013

4e lundi de janvier 2013



[Photographie réalisée par Robert Lemire]
Café du matin
Stop, think, act!

Il m’arrive de travailler le dimanche. Loin d’être une habitude, cela me permet de me débarrasser de certaines tâches qui m’empêcheraient d’aborder la semaine en douceur. Je déteste me précipiter dès le réveil pour régler des urgences, d’où l’importance d’anticiper les problèmes avant qu’ils ne surgissent car une fois arrivés, il est beaucoup plus difficile de m’en extraire!
Malgré la charge de travail considérable et le peu de temps que j’avais devant moi, je suis satisfaite des résultats. Je vais donc pouvoir entamer ma semaine en toute quiétude.
 
Étrangement ce matin, je n’ai pas l’esprit tranquille. J’ai la nette impression d’avoir oublié quelque chose. Pourtant, j’ai nourri le chat, sorti les ordures, préparé le petit déjeuner, ingurgité mon café, consulté ma liste de choses à faire ainsi que mon  emploi du temps. J’ai beau faire le tour, je ne vois pas ce que j’aurais pu oublier. Certes, j’avais omis d’accorder un peu de temps à mes loisirs mais je comptais corriger la situation dans les jours prochains. Mais alors pourquoi cette sensation désagréable? Qu’est-ce que j’avais négligé de si important? Ah! ça me revient maintenant:
 
J’avais oublié de me réserver du temps pour penser…
 
La plupart du temps, ma liste de choses à faire est très longue. Par conséquent, je dois souvent la réviser pour modifier l’ordre des priorités ou leur degré d’importance. Sans elle, bien des choses resteraient en suspend. Cependant, si je ne m’accorde pas de temps pour la réflexion, je vais gaspiller mes précieuses minutes et mes efforts inutilement. Et quand les réserves d’énergie sont au plus bas, vaut mieux réfléchir avant qu’après!
 
C’est pourquoi, la réflexion devrait occuper une place importante dans notre quotidien. Malheureusement, on l’écarte d’emblée en se disant qu’on a plus important à faire dans l’immédiat. C’est faux! Avant de livrer une bataille, un général réfléchit à une stratégie; avant de lancer un nouveau produit, un entrepreneur examine les besoins de ses éventuels clients; avant de grimper sur le ring, le boxeur analyse les forces et les faiblesses de son adversaire; avant de monter sur scène, l’orateur pense aux mots qui sauront convaincre son auditoire, etc.  Si on ne s’accorde aucune période de temps à l’élaboration d’objectifs, à la recherche d’idées, au développement de nouveaux systèmes, à l’examen de solutions novatrices, à la mise en place de projets intéressants et si on ne réfléchit pas au comment ni au pourquoi des choses qui nous tiennent à cœur, comment pourrait-on les voir un jour se réaliser, et ce, de la façon dont on souhaite qu’elles se réalisent?
C’est en toute tranquillité que je vais accueillir mon lundi car j’ai enfin trouvé ce qui me manquait. Installée à mon poste de travail, enveloppée par la douce lumière du matin, je vais prendre le temps de réfléchir à mes nouveaux objectifs, ceux que j’avais élaborés avant les Fêtes et qui avaient été délaissés. Ma tasse de café se videra au même rythme que les idées se coucheront sur le papier. Et de la réflexion suivra sans tarder une action beaucoup mieux adaptée exigeant un moindre effort.
En ce début de semaine, trouvez-vous un endroit pour réfléchir dans le calme, choisissez aussi le moment où votre cerveau est complètement réveillé, prêt à fonctionner et faites-le travailler. Vous ne serez pas déçus des résultats!
 
« La pensée qui ne conduit pas à l’action ne vaut pas grand-chose, et l’action qui ne procède pas de la pensée ne vaut rien du tout. » — Georges Bernanos
Bonne semaine tout le monde!
 
Mésange

[Derrière les liens hypertextes, d'autres lectures vous attendent!]

10 commentaires:

  1. Bonjour,
    En voilà un sage conseil. Pour ma part, pensées et travail se chevauchent avec bonheur aux toutes premières lueurs de l'aube...

    Bonne semaine

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    1. Chère Moun, tu es un exemple pour nous tous! Bravo!

      Pour ma part, j'aime bien l'heure avant le lever du soleil pour imaginer, créer, rêver à mon avenir, à mon devenir...

      Bonne semaine remplie d'action et de réflexion!

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  2. Bonjour Mésange,
    quelle sagesse ce lundi encore, je partage tes conseils mais avec le temps (l'âge) j'ai de plus en plus de mal à faire tout ce que je souhaite, e pense que je me disperse au lieu de me recentrer et finalement l’insatisfaction de n'avoir qu'ébaucher mes projets devient très frustrante !
    Je te souhaite une belle semaine...

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    1. L'important ce n'est pas de "tout faire" mais de faire l'essentiel, ce qui compte vraiment. Et il arrive parfois qu'on s'égare un moment, comme si le cerveau avait besoin d'une pause pour mieux s'atteler à la tâche par la suite. Le danger c'est de passer trop de temps dans l'univers grisant de l'éparpillement! C'est connu, c'est toujours plus facile de se "laisser aller" que de se "discipliner"!

      Je comprends et connais parfaitement ce sentiment d'insatisfaction qui résulte d'une tendance à la dispersion. Disons que, lorsqu'il se pointe, c'est l’indice qui me permet de corriger rapidement la situation et de focaliser sur l’essentiel.

      Pour savoir si on a quitté la route, on a juste à regarder les grenouilles et les quenouilles qui obstruent notre parebrise. Ensuite, tout ce qui reste à faire c’est de sortir du fossé, de reprendre sa route et de trouver ce qui avait bien pu nous distraire à ce point pour que la prochaine fois on puisse éviter la même mésaventure.

      Bonne semaine satisfaisante, Josette!

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  3. "Se discipliner", certes, est indispensable; on s'en rend très vite compte et on agit en conséquence. S'attacher à l'essentiel, je crois que nous le faisons tous dans l'ensemble. Mais, pour atteindre ses objectifs, il faut parfois choisir entre le service, c'est-à-dire davantage de disponibilité aux sollicitations d'autrui, et un minimum d'égoïsme pour avancer sur son propre chemin, ce qui, vous en conviendrez, culpabilise toujours. Il est facile de faire fi de toute tentation de distraction, il est quasiment impossible de refuser du temps aux autres lorsqu'ils le demandent. Le véritable dilemme n'est-il pas là, entre ceux qui nous tiennent à coeur, nos projets qui nous tiennent à coeur, et les obligations auxquelles nous ne pouvons nous soustraire?
    Je vous souhaite une semaine agréable, où la méditation imprègnera vos actions, Mésange.

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    1. Chère Anne, c'est une belle réflexion que vous nous exposez. Pas facile de juger si une requête provient d’un besoin ou d’un caprice! Le danger est de répondre à tous et de s’oublier. Le danger est d’ignorer les autres pour ne penser qu’à soi. On est toujours confronté au même dilemme : l’équilibre! Ce que tout homme et femme tend à établir et à maintenir.

      Savoir doser entre soi et les autres c'est une question de bon sens. On ne réponds pas aux pressions des autres parce qu'il y a pression. On y répond, parce qu'on le "veut" bien. Tant et aussi longtemps qu'on se respect dans nos choix, nos décisions, tout va bien, n'est-ce pas?

      Merci chère Anne, de nous rappeler l'importance de pouvoir choisir et d'assumer les choix qu'on a fait!

      Bonne et douce soirée.

      Bonne et douce soirée!

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  4. Bonjour Mésange

    En ce qui me concerne, le petit déjeuner du matin est un temps, un espace, un rituel absolument Sacré. Je vais chercher mon carnet d'écriture et le pose avec émotion sur la table. Les brumes de la nuit une fois dissipées, un peu de lecture de haïkus ou du livre en cours, la tête se lève pour chercher du vide et à la vue du carnet et du dehors, la vie s'ouvre... Des pensées, des idées arrivent, une organisation secrète se met en place dans ma tête et je sens poindre en moi l'énergie de l'action.
    Pour le peintre que je suis, n'ayant pas d'horaires fixes, j'ai besoin pour mon confort psychologique d'avoir toujours une peinture en chantier qui maintient la créativité en éveil donc la joie qui est la même chose.

    Merci de ton billet, je te souhaite un belle semaine joyeuse...

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    1. Votre temps d’arrêt ressemble au mien quand les beaux jours sont au rendez-vous. Je sors sur la terrasse avec mon café et j’écris avant même de faire quoi que ce soit. Ce rituel stimule mon imagination. Cependant, durant la morne saison, je me laisse entraîner par le tourbillon des obligations. Je prends alors mon carnet d’écriture soit le matin, le midi ou juste avant de me mettre au lit. J’avoue bien humblement préférer l’aube et même l’heure qui la précède pour écrire mais bon, ce n’est pas toujours possible... L’hiver je me fatigue plus vite et le sommeil vient plus difficilement.

      Parfois, ce qu’on écrit arrive à nous secouer pour nous mettre en action et d’autres fois, cela agit comme un ami qui nous apaise et calme notre envie de faire des folies. L’écriture est un sage compagnon, plus sage que nous d’ailleurs!

      Merci Yanis d’avoir partagé votre rituel du matin, j’ai l’impression de vous connaître un peu mieux!

      Bonne soirée mon ami.

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  5. Comme vous avez raison ! Il est important de se préserver un temps pour réfléchir, et aussi un temps pour rien. J'ai moi aussi ma liste de choses à faire et j'y inclus un temps de rien. Bien sûr, cela m'oblige parfois à délaisser quelque chose, mais c'est du genre repassage...
    Bon week end !

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    1. Chère Bonheur du Jour,
      "Se préserver du temps pour rien", j'y travaille chaque jour. Voyez-vous, j'ai grandi dans un foyer où ne rien faire était un signe de paresse et d'oisiveté. Alors, vous imaginez le travail!

      C'est bon de "ne rien faire", ça permet à l'esprit de se reposer. Il n'est pas nécessaire que ça dure indéfiniment, quelques minutes suffisent! Moi, je délaisse volontiers la télé!

      Bonne soirée!

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