lundi 26 août 2013

Peur de quoi?


Avant qu’on se mette à rigoler dans mon dos, j’ai décidé de rire de moi. Comme ça, c’est mon fou rire qui fera sourire les gens et non la belle débarque que je viens de prendre!


La semaine dernière, je l’ai passée en compagnie de mon petit-fils. Certains d’entre vous qui me suivent sur Facebook savent tout le plaisir que j’éprouve à passer du temps avec ce petit bout d’homme et à le serrer contre mon cœur. Toujours est-il que durant ces sept jours de pur plaisir et de fatigue (parce que son niveau d’énergie allait en augmentant contrairement au mien) j’ai appris beaucoup de lui, mais surtout j’ai compris ceci : le ridicule ne tue pas.

Puisque je désire plus que tout que mon petit bonhomme se souvienne de ses passages chez sa mamie, eh bien il a fallu que je délaisse mes bouquins, mon confort et mes corvées pour entrer dans son monde. Je vous l’ai dit, c’est un petit gars : il ne joue pas à la poupée, il ne prend pas le thé d’après-midi ni ne lit Martine à la plage. Alors j’ai retroussé mes manches et j’ai embarqué dans son univers de gars et nous avons emprunté des parcours d’hébertisme. C’était parfait pour libérer l’énergie longuement accumulée et déchaîner le guerrier en lui. Pour ce qui était de la mamie, le parcours à obstacles en forêt composé de jeux sur cordes, de ponts suspendus, de murs d’escalade, etc. elle était loin de son univers douillet habituel! Bref, j’ai suivi du mieux que j’ai pu ma petite gazelle sur deux pattes. Ouf! J’y ai laissé des petits bouts de moi un peu partout et lui, frais et dispos, était prêt à recommencer… Oh my God! J’ai fait l’inventaire de mes douleurs et j’y suis retournée. Pas folle un peu; totalement cinglée!
 
Le lendemain, j’ai cessé de faire le bilan de tout ce qui élançait, coinçait, craquait… C’était clair, j’étais bonne pour la ferraille! Ceci ne troubla en rien petit Max puisque déjà on repartait pour un beau tour de trottinette. Enfin une activité relax! Au printemps, nous avions pris l’habitude de partir une quinzaine de minutes pas plus car il n’était très habile sur cet engin mais j’avais oublié un détail; depuis, il s’était entraîné! Alors la balade, loin d’être brève, s’est étirée sur une heure et même plus. Le marmot était aux anges. Et la mamie? On a reparlera! Bref, on a même essayé de faire quelques « jumps » pour épater les enfants autour. Croyez-moi je les ai impressionnés : une mamie sur une trottinette qui tente de faire un « wheeling » (rouler uniquement sur la roue arrière) c’est pas mal impressionnant surtout lorsque la tentative est ratée et que la grand-mère effectue une formidable pirouette dans les buissons épineux! Allez, rigolez, c’est votre droit; tous ceux qui étaient dehors à ce moment-là se sont dilatés la rate un bon coup. Allez-y, c’est votre tour maintenant!

Étonnamment, j’ai survécu à ma petite humiliation. Pourquoi? Parce que le sourire qui illuminait le visage de mon petit bonhomme comptait plus que mon orgueil blessé. Et vous savez quoi? J’y suis retournée plusieurs fois ignorant les visages ébahis de voir une Mésange en trottinette parcourant les rues de son quartier accompagnée d’un petit bout d’homme arborant fièrement son plus beau sourire.

En ce lundi matin, prenez votre café en songeant à toutes les fois où vous n’avez pas osé par peur du ridicule; à tous ces moments de bonheur que vous vous êtes refusés craignant d’avoir l’air stupide. Allez, faites-vous plaisir et amusez-vous sans vous soucier de qui que ce soit, et n’oubliez pas, c’est maintenant à mon tour de rire un bon coup!

Bonne et belle semaine tout le monde!
 
Mésange

2 commentaires:

  1. Félicitations, Mésange, pour votre bonne humeur et votre dynamisme! Vous avez l'esprit jeune et votre cœur déborde de tendresse : votre petit-fils peut être fier de sa grand-mère. Bonne semaine à vous deux!

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    Réponses
    1. Chère Anne,
      Merci pour vos bons mots!
      Il est facile de se laisser happer par les obligations et d'oublier le plaisir du jeu... On endosse notre rôle de parent (grand-parent) aussi aisément qu'une chemise pourtant jamais on ne l'enlève; celle-ci finit par nous coller à la peau tellement que l'on oublie que l'on a été jeune, libre et insouciant. Il y a tant de bonheur à "s'abandonner" au jeu, à l'instant présent, au plaisir à l'état pur (pas de compétition ni jalousie). On lâche "notre fou" sans penser au jugement des autres et à notre propre jugement. On est heureux et c'est tout ce qui compte.

      J'espère que vous trouverez un instant où vous vous abandonnerez au plaisir du "jeu" même si au final vous sortez de cette expérience barbouillée de la tête aux pieds ;-)

      Bonne et belle semaine! xox

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