lundi 28 octobre 2013

Petite dépendance

Avant d’en arriver à décrocher du travail, de l’environnement informatique et des réseaux sociaux, cela demande quelques jours d’entraînement. Je ne mets pas facilement l’interrupteur à « off »; je résiste un peu, voire beaucoup. Après de nombreuses rechutes, je finis par accomplir l’impassable : je décroche totalement… ou presque!

Le seul outil que je me permets d’utiliser en temps de vacances, c’est le IPhone. Je le mets en mode silencieux pour éviter de me laisser distraire par la sonnerie d’un appel, le boïng d’un nouveau courriel ou le ding-ding signalant l’entrée d’un texto. Cependant à quoi ça rime de le réduire au silence si, à toutes les quinze minutes, je vérifie le contenu de ma boîte de messagerie?

Je l’avoue, ce téléphone intelligent est en train de me ramollir le cerveau!

C’est ridicule, je me refuse de laisser cet appareil hors tension quelques heures durant le jour. Minimalement, je le laisse roupiller la nuit, le temps de recharger la batterie, mais c’est tout. Ma foi, il m’arrive de croire qu’il est devenu mon cœur et mes poumons, et que sans lui je ne pourrais survivre. Partir sans mes clefs, mon portefeuille ou encore mon sac à main, cela m’est déjà arrivé; sans mon cellulaire, jamais!

Ça se soigne, me direz-vous, toutefois il faudrait tout d’abord que j’accepte le traitement! Voyez-vous, j’aime cette technologie pour l’information si accessible, pour sa vitesse à régler mes comptes, pour le rapprochement qu’elle me procure (à quelques clics de mes amis), pour sa facilité d’utilisation et pour son côté divertissant. Elle me permet de libérer du temps pour entreprendre des activités intéressantes et stimulantes. Évidemment, ce serait chose aisée de faire basculer la balance et de sombrer dans l’excès. La sagesse me recommande l’équilibre. Par conséquent, en utilisant la technologie comme un outil, je peux demeurer le maître et non l’esclave de mes habitudes.

Durant ces quelques semaines de vacances, j’ai réussi à décrocher et à éteindre mon cellulaire. J’ai appris à fonctionner sans lui et devinez quoi? Mon cœur n’a pas cessé de battre.

Ce matin, en savourant votre première tasse de café (ou thé), essayez de vous priver ne serait-ce qu’une journée ou quelques heures d’une habitude, d’un objet, d’un loisir ou d’une personne juste pour mieux l’apprécier une fois retrouvé(e).

L’absence a du bon; elle permet d’heureuses retrouvailles!

Mes chers amis, vous m’avez manqué…

Bonne semaine!
Mésange

6 commentaires:

  1. Je suis ravie de vous retrouver, Mésange, pour le café du lundi matin.
    Vous avez raison, on peut se passer de la technologie au moins le temps des vacances ; elle est à notre service et non l'inverse. Habitant la campagne, mon portable ne fonctionne pas toujours ; je ne l'allume que pour les urgences et m'en porte fort bien, mais je suis obligée d'avoir un téléphone fixe à la maison. Quant à l'ordinateur, j'ai connu l'époque (pas si reculée) où il n'était pas entré dans chaque foyer. On vivait quand même, et bien. Cet appareil est très utile dans la vie professionnelle et facilite nombre de démarches quotidiennes, il permet des échanges amicaux sur les blogs et, puisqu'il est là, mieux vaut s'en servir. Peut-être que le fait d'avoir connu, il n'y a pas si longtemps, une ère sans invasion technologique, nous donne le désir de conserver notre indépendance, le contact direct avec la réalité et de toujours donner priorité à l'humain. Qu'en sera-t-il avec les nouvelles générations qui semblent de plus en plus attachées à leurs écrans? Je préfère avoir foi en l'avenir et penser qu'elles aussi rechercheront un équilibre indispensable entre le réel et le virtuel. C'est lundi matin, commençons cette journée dans l'espoir et la bonne humeur !

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    1. Chère Anne, vos propos sont justes et éclairés. Même si nos jeunes passent un temps fou devant l'ordinateur je constate qu'ils sont capables de se créer des liens d'amitié et familiaux beaucoup plus serrés que ceux que nous avons tenté de tisser à notre époque. Ils semblent avoir trouvé une forme de chaleur humaine dans leurs échanges "virtuels". J'ai confiance en cette génération. Ils trouveront j'en suis sûre une façon d'obtenir la douceur que procure la présence réconfortante de l'amour et de l'amitié. Merci de nous rappeler l'importance de rester branché avec ceux qui nous entourent et que parfois on néglige au profit de la technologie. Bonne et belle semaine Anne!

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  2. Quelle belle vérité...c'est vrai qu'on est accroc à ce «téléphone»...ce matin, une jeune fille a raconté qu'elle est maintenant en chaise roulante...voulant vérifier un message...elle a pris le champs....cela fait réfléchir....

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    1. Chère Carole, oui, ça fait réfléchir et cette jeune fille n'a pas fini d'y réfléchir. Ces jambes vont le lui rappeler toute sa vie!

      On n'a pas besoin de perdre l'usage de ses membres pour comprendre qu'il est dangereux de texter au volant. C'est le simple bon sens. À mon avis, se raser, lire le journal, faire un mot croisé, caresser son chien sur ses genoux ou encore manger en conduisant sont des activités tout aussi dangereuses.

      J'ai remarqué sur les routes des É.-U. des aires de repos qui s'adressent à ceux qui souhaitent répondre à leurs texto "It can wait - Text next 5 miles" - à mon avis, c'est brillant!

      Merci de ce partage et bienvenue sur Plume d'oie!

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  3. Ah, vous revoilà !
    J'espère que tout va bien.
    A propos du téléphone et de l'ordinateur, je m'en passe un jour chaque semaine. Et tout va bien. Aucun ciel ne m'est tombé sur la tête.

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    1. Chère Bonheur du Jour, je vous félicite! Quelle belle initiative! Je vais essayer de prendre exemple sur vous.

      Bonne semaine et merci :-)

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