«Ben oui, dis-moi donc ce que tu voudrais avoir pour Noël? Je veux tant te faire plaisir, ne pas me tromper, ne pas acheter quelque chose que tu possèdes déjà ou que tu n’aimerais pas. Allez, fais-moi une liste!»
Je crois qu’on a oublié quelque chose…
L’essentiel, peut-être?
Le verbe avoir – ah le vilain! il nous a bien eus! Dès qu’il est apparu dans notre langage, on s’est mis à vouloir plus, à exiger de la vie toujours plus. Au lieu de se satisfaire de ce que nous avions obtenu, nous nous sommes mis à rêver à plus, à mieux, et ce, de plus en plus souvent. Tellement, qu’on n’arrive plus à assouvir ce désir; il nous ronge de l’intérieur telle une bête affamée se repaît de sa proie ne laissant derrière elle que des os fort bien nettoyés. Inutile de se leurrer: derrière l’avoir, il y a l’être.
On pourrait penser que si on a plus, on est plus. Voyons voir…
