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Un retour en toute sérénité





Mes chers amis,

Me voilà enfin de retour! Comme je suis contente!
 
Eh oui, je l’avoue, l’absence fut longue, presque interminable. Les heures, les jours s’écoulaient tantôt avec une lenteur extraordinaire, tantôt à la vitesse d’une Formule 1 lors des qualifications. Selon ce que je vivais, je me sentais à la fois le lièvre et la tortue de la fable populaire.
 
Ce temps de retraite a été bien involontaire de ma part (un instant… je dois préciser ce point: ce fut volontaire,  car c’est bel et bien moi qui ai décidé de cesser, durant un moment, d’alimenter mon blogue, mais involontaire dans le sens où j’aurais aimé poursuivre l’écriture de billets durant mon travail de correction du tome 2). Cette pause, loin d’être de tout repos, m’a montré du bout du doigt mes limites. «Quoi? J’ai ça des limites? Voyons donc! Des limites, c’est bon pour les moteurs, les territoires, les panneaux routiers, mais non pas pour les audacieux!»
 
Est-ce que je vous l’ai déjà dit? Probablement pas. Ce sont ces choses que je garde pour moi. D’ordinaire. Bon eh bien, notez ceci, car cela en vaut la peine : je n’aime pas me tromper!  Et ne me dites pas que je suis la seule sur cette planète à croire que mes pensées sont justes et qu’elles valent la peine que je les défende bec et ongles.  Non, je ne suis pas LA seule… N’essayez même pas; je le sais!
 
Bref, je m’étais trompée : j’avais des limites. En fait, je les ai trouvées. Je devrais plutôt dire : elles m’ont trouvée. Oh oui! Probablement en faisant des recherches sur Google ou sur Facebook ou encore en subtilisant une des listes d’envoi de Bell Canada (c’est fou comme le marketing est efficace dans cette boîte-là! On nous trouve même lorsque nous-mêmes n’arrivons pas à nous retrouver! Voilà un mystère qui mérite qu’on s’y attarde… Mais bon, pas aujourd’hui). Rapidement, voulez-vous savoir quel effet cela a produit sur moi le fait de me faire embrasser par mes propres limites? Non, ne rêvez pas ; ce n’était pas un baiser tendre, mouillé, savoureux et fondant. Encore moins celui qui vous transporte haut dans les airs et vous laisse retomber en chute libre pour vous reprendre encore et encore. C’était plutôt un baiser brutal, exigeant et vorace, presque un avertissement que la prochaine fois, on partirait avec le morceau. Outch!!!
 
J’ai réalisé que si je voulais continuer d’écrire, d’avoir du plaisir avec ma créativité, d’être la plume pour Dame l’Inspiration, je devais aussi me reposer. Certes, j’aurais pu me lancer dans des activités stimulantes (et épuisantes) qui m’auraient fait oublier la fatigue. Cependant, j’ai décidé d’accueillir cet état non pas comme une faiblesse, mais plutôt comme une mise en garde que mon corps me formulait gentiment: « Si tu vas au-delà, je ne pourrai plus prendre soin de toi. »
 
C’est beau, n’est-ce pas?
 
Au lieu de me voir limitée, je me voyais libre de choisir entre brûler le moteur et ménager sa mécanique. De plus, je réalisais que je comptais pour quelqu’un c’est-à-dire moi-même. Je valais suffisamment la peine pour que je puisse faire l’effort de prendre soin de mon corps et de ma tête. D’abord pour moi-même afin de continuer à savourer chaque ligne d’écriture, chaque lever et coucher de soleil. Ensuite pour les autres.
 
La vie est simple après tout : on fait ce que l’on veut et de la façon dont on le veut. Les limites ont toujours été là. On peut, certes, les repousser, mais on ne pourra pas les effacer.
 
Jamais.
 
Les limites sont là pour prendre soin de nous.
 
Nous sommes mardi matin. C’est le moment de prendre un bon café ensemble. (Au fait où étais-je hier? Je me reposais sur mes lauriers. Et comme je n’avais aucune idée où trouver des lauriers, eh bien, j’ai passé la journée à les chercher, à prendre un café, à regarder les nuages se déplacer dans le ciel et puis je les ai enfin trouvés. Ils étaient non pas sur la tête de César, mais à l’épicerie dans un pot si minuscule que je me suis demandé comment je ferais pour m’y reposer sans trouver cela totalement inconfortable.) Bref, j’aimerais vous inviter à prendre le temps de reconnaître vos limites et de les respecter comme étant une frontière bienveillante qui veut votre bien en vous indiquant que passé cette ligne, vous jouez à pile ou face avec ce qui vous tient à cœur.
 
Bonne semaine tout le monde!
 
Jocelyne Gagné (Mésange)
 
P.-S. Et si l’envie de vous reposer vous prenait, oubliez les lauriers et choisissez… le canapé!

La tarte ou le café, c’est bien!

Si vous n’avez pas vu le film MIB 3, il est temps de vous y mettre; c’est à voir non pas pour les horribles bestioles qui crèvent l’écran, mais plutôt pour la finale. À elle seule, elle mérite que l’on supporte l’écoeurante créature qui donne du fil à retordre à nos deux héros. La scène que je préfère, c’est celle où les deux agents, K et J, font face à un problème de taille : un dangereux criminel leur a échappé. Et au lieu de partir à sa recherche, l’agent K propose à son partenaire quelque chose d’assez inusité : « Il nous faut une tarte… Mon grand-père disait : "En cas de problème insoluble, ça libère la tête." La tarte, c'est bien. »
 
Vous en conviendrez : ce n’est vraiment pas le moment!
 
Pendant qu’un "serial killer" planétaire rôde, que font les deux hommes? Ils se dirigent tout droit au resto du coin pour aller manger de la… tarte. Et pour reprendre les propos de l’agent J (Will Smith) : « C’est vrai que c’est inutile et contreproductif, mais pourquoi pas? »
 
En effet, pourquoi pas?

Quand le calme s'installe

Quand les glaces se retirent
Laissant l'eau redevenir miroir,

Quand le vent s'arrête
Pour n'être qu'un murmure,

Quand le bleu du ciel étire ses bras
Jusqu'à étreindre la terre,

Quand la nature vacille
Dans l'étourdissante lumière,

Il est temps alors pour moi de me reposer.


Je vous reviens le 25 mai 2015.
À très bientôt!
Jocelyne xox


Reprendre contact avec soi-même

 Laisser derrière soi le bruit
pour retrouver le calme de la nature
et son espace.

Oublier tout ce que l'on avait à faire
et marcher en toute liberté, 
l'esprit en bohème.

Sentir la froidure de l'hiver
se glisser sous l'épais duvet,
cherchant un peu de chaleur.

Errer d'un pas tranquille, 
le coeur étranger aux tourments,
l'âme sereine. 

Contempler le jour disparaître
laissant dans le ciel sa pâleur hivernale
et enfin, s'abandonner à cet instant de paix.


Mésange






En perte de vitesse

Ce matin, je me sens un peu comme ces arbres qui se préparent à l’hiver en se dépouillant de leurs attributs : je me déleste de mes obligations et je… relaxe. Honnêtement, il n’y a rien de mieux qu’un bon café et une savoureuse lecture pour profiter de cette heure de paresse délibérée. Et le boulot? Les dossiers ne vont pas s’envoler parce que j’ai le dos tourné! Quoique ça pourrait être vraiment chouette…
 
Trop souvent, à l’approche de l’hiver, on s’attaque à de gros projets cherchant à oublier le froid et les jours trop courts. On se jette dans le travail en se disant qu’une fois la rude saison passée, on pourra ralentir et profiter de l’été en prenant du bon temps sur la terrasse.
 
Ohé? On procède à l’envers, là!

S'arrêter...

Savoir s’arrêter
Par expérience
Par intuition
Par convenance
Parce que c’est reposant

 
Savoir s’arrêter
Devant un obstacle
Devant la loi
Devant le danger
Le faire avant plutôt qu’après

 
Savoir s’arrêter
Après la course
Avant notre mort
Pendant qu’il est encore temps
[Jocelyne Gagné, juin 2013]
 

 
 

Repos forcé

La vie nous réserve de petites surprises souvent bonnes, parfois moins bonnes, mais chaque surprise apporte son lot d'apprentissage à prendre ou à laisser.

Une tendinite aiguë à l'épaule droite m'oblige à prendre du repos. Pas facile de ne rien faire, pas aisé de supporter la douleur qui devient par moment insupportable, et ce, malgré les injections et la puissante médication. Je prends donc quelques jours de convalescence pour permettre à mon corps de guérir et à la douleur de s'en aller.

À très très bientôt!

Mésange xxoooo

[Photographie réalisée par Jocelyne Gagné - Réconfort]

Dolce farniente...

[Image Dreamstime]
POUR LE WEEK-END...

Nul besoin de vivre en Italie ou dans le Sud de la France pour avoir des envies de Dolce farniente. Avec un verre de rosé, de pastis, de limoncello ou encore de sangria, il est possible d’imaginer que l’on se trouve à des kilomètres de notre hiver et que toutes nos obligations se sont envolées momentanément. En un claquement de doigts, on se retrouve en train de savourer le temps qui passe!

Le  Sweet doing nothing ou si vous préférez la forme française l’art de prendre du bon temps est un pur bonheur si on sait se faire plaisir. Si vos obligations, vos responsabilités, votre occupation vous ont fait oublier ce qu’est prendre du bon temps, je vous propose de regarder un de ces deux films pour renouer avec la notion de se faire du bien avec un rien! Après, vous n’aurez plus besoin de suggestions pour apprécier la vie et ses bons moments.


[SOUS LE SOLEIL DE TOSCANE]
[Image tirée de www.cinemapassion.com]
[MANGE, PRIE, AIME]
[Image tirée de www.cinemapassion.com]


Si vous vous sentez coupable de prendre deux jours en ligne à ne rien faire de productif , prenez deux demi-journées ou un simple jour, mais de grâce déconnectez! Plongez dans un bon livre, écrasez-vous dans un fauteuil confortable et faites-vous oublier du reste du monde... Essayez une nouvelle recette, faites-vous masser, jouer avec le chat, faites le décompte de vos orteils et si vous vous trompez, recommencez! En somme, faites ce qui vous plaît comme il vous plaît!

Et si l’envie vous prend de débrancher le téléphone, de verrouiller la porte d’entrée et de faire un renvoi postal de votre courrier, eh bien faites-le et appréciez-le. Après tout, c’est votre week-end!

Mésange

Dans le calme de l'hiver...

L’hiver – avec ses nuits plus longues;
L’hiver – avec ses de températures qui varient entre le dégel et le froid polaire;
L’hiver – avec son vent qui siffle et qui mord;
L’hiver – avec ses jours sombres ou lumineux;
L’hiver – avec sa neige blanche, bleue, rose ou grise;
L’hiver – avec ses larges étendues aveuglées par le blizzard;
L’hiver – avec son air pur qui assainit le corps et l’esprit;
L’hiver – avec son silence et son immobilité;

L’hiver… Un temps de repos pour la nature tout comme pour l’homme.

[Moulin de la Chevrotière]
L’hiver c’est une rencontre avec le mystère, car derrière cette apparence endormie, sommeille la vie…

Mésange

Neige éternelle...

[Photographie prise par J. Gagné]

Douce et tranquille,
La neige repose
Sur de frêles brindilles,
Sur des sapins moroses.

Elle recouvre d'un voile lumineux
La terre, le ciel
Et protège un trésor fabuleux
Endormi sous ses ailes.

Sage et patiente
La neige espère
Que malgré cette longue attente,
Il n'y ait plus de saisons... juste un hiver.
[Jocelyne Gagné, janv. 2011]