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Au coeur du silence

J’ai toujours eu tendance à croire que le calme venait de l’intérieur pour se refléter à l’extérieur, mais ce matin, j’ai eu la preuve du contraire: c’est la vie paisible autour de chez moi qui est venue apaiser mon intérieur.

Ce silence si surprenant, si invitant, si troublant m’a obligée de reporter toute mon attention sur autre chose que mon agitation intérieure. Cette absence de bruits de sirène au loin, de pneus roulant sur une asphalte mouillée, de porte qu’on referme sans ménagement, d’éclats de voix, m’a tirée vers l’extérieur, loin de mes pensées qui tournoyaient dans une spirale sans fin. Et une fois que l’esprit fut en contact avec cette paix nouvelle, le coeur s’est mis à sourire.

Le chant des oiseaux est venu s’ajouter à ce calme paisible comme le font les notes sur une portée: tout doucement dans un mélange de sons harmonieux et de silence. Je me sentais tout à coup comme un vase vide prêt à recevoir les joies de la vie. Des joies fort simples. Des joies qui comblent.

Ne me demandez pas ce que je pensais, il y a une heure de cela; le vol silencieux des oiseaux, les bruits de l’eau qui coule, les cris joyeux des outardes m’ont fait oublier tout le reste.

Il y a des matins qui méritent qu’on s’arrête pour qu’on écoute la vie vivre l’une de ses plus belles journées. Aujourd’hui c’est l’un de ces matins glorieux où le calme parle plus fort que le reste, où la paix est le seul maître à suivre…

Jocelyne Gagné


Partant de loin

C’est le retour.
Le retour des mots.
Mon retour avec eux.
Certes, ils sont hésitants, un peu frileux à s'exprimer; ils craignent d’être peu nombreux.
Ils se demandent s’ils seront en harmonie les uns avec les autres.
Ils s’interrogent sur le comment ils seront perçus, interprétés, compris.
C’est vrai, il y a si longtemps que je les garde enfermés, tantôt dans ma tête, tantôt bien au chaud dans mon coeur.
Il y a si longtemps qu’ils souhaitent sortir, mais étrangement, ils se sentent comme ces vieillards dans les hospices craignant de sortir de peur d’avoir froid, de se perdre, de tomber et de ne plus être capables de se relever.
Alors ils attendent. 
Ils attendent que quelqu’un vienne les chercher.
Pour les aider à franchir la porte.
Pour les accompagner une fois dehors.
Pour les rassurer. Juste un peu.

C’est le retour.
Le retour des mots.
Des mots qui vont grandir avec moi. Avec vous.
Des mots issus de ma vulnérabilité, de ma sensibilité, de ma simplicité, de ma joie de vivre et de mon amour pour la vie.
Des mots qui viennent de loin portant encore le goût salé de la tempête en mer.
Des mots si près du coeur qu’on pourra sentir leur chaleur, leur douceur, leur profondeur nous pénétrer.

C’est le retour.
Mon retour vers vous.
Il y a longtemps.
Il y a si longtemps.
Je vous retrouve... enfin!
Jocelyne Gagné



En me rendant au village

Descendre l’allée le cœur léger, l’esprit heureux de se rendre au village.

Pousser la barrière qui résiste et grince, entortillée par une vigne égarée.
 
Jeter un regard derrière moi sur cette maison de pierre usée et décolorée par tant d’étés.
 
Longer la route et sentir le gravier rouler sous mes pieds.
 
Suivre ces murets de pierre fragilisés par le temps, mais toujours présents en bordure du chemin.
 
Entendre les grillons chanter à l’infini que l’été est déjà fini.
 
Admirer la vallée couverte de vigne, baignant dans la lumière du matin faisant ainsi flotter le parfum des raisins.
 
Voir les ombres des cyprès s’étirer sur cette terre roussie par une saison trop sèche.
 
Respirer à pleins poumons ce bonheur qui m’enveloppe de toutes parts.
 
Sentir perler mon front qui attend patiemment la brise.
 
Relever machinalement mes lourds cheveux et sentir la fraîcheur couvrir ma nuque d’un léger frisson.
 
Fermer les yeux un instant pour sentir la lumière m’enflammer de l’intérieur.
 
Ouvrir ces mêmes yeux sur cette route sinueuse qui s’allonge et disparait derrière une colline dont j’imagine, blottie au creux d’un vallon, le village que j’aime tant.
 
Rêver d’un souffle de vent pour soulever le tissu délicat de mon chemisier et dénuder un moment cette peau inconnue du soleil.
 
Percevoir l’eau qui coule dans mon dos dévalant les courbes et s’arrêtant pour tremper l’étoffe si légère.
 
Découvrir un oiseau perché sur un pieu profitant de la quiétude du matin pour chanter loin du nid.
 
Cueillir au passage une fleur sauvage pour la nicher délicatement dans mes cheveux bouclés.
 
Deviner les cloches du hameau qui tintinnabulent, m’exhortant à hâter le pas pour goûter à la mie tendre et chaude du pain sortant du four.
 
Distinguer au loin la vie quotidienne qui s’éveille au fur et à mesure que le jour se lève, aussi sûrement que mes pas me rapprochent de ma destination.
 
Jocelyne Gagné (Mésange)
 
 

Princesse un jour, princesse tous les jours

J’aime le café, cependant pas n’importe lequel et encore moins préparé n’importe comment. Je le préfère avec du lait 1%, et ce, en petite quantité. De plus, il doit être très chaud (tout le monde a ses manies — moi, je prends le temps de réchauffer ma tasse avant). Finalement, je ne le veux pas dans une tasse ordinaire; celle-ci doit être originale, joliment décorée et suffisamment grande.
 
Vous me croyez capricieuse, difficile à contenter? Eh bien, je le suis surtout en ce qui a trait à mon moment de détente. Je l’avoue : pour le café, je suis assez princesse!

La majorité des individus a un penchant soit pour la tasse, soit pour le café. Certains arrivent à apprécier le breuvage, peu importe le contenant tout en se disant que c’est le contenu qui compte; d’autres c’est l’inverse : ils refusent de boire quoi que ce soit si le contenant n’est pas à la hauteur de leur grandeur. Eh bien moi, je vous dis ceci : pourquoi ne pas avoir les deux?

D’ailleurs, qui a dit que vous ne pouviez avoir et le bon et le beau?
 

La course aux cadeaux

Vous ne serez pas surpris si je vous disais que je suis allée faire un tour dans les boutiques en fin de semaine, histoire de dénicher quelques présents pour Noël. Ce que je cherchais était absent des rayonnages. Évidemment! Pourtant ce n’est pas faute d’avoir cherché!
 
Et puis, je suis rentrée à la maison, le moral aussi intact qu’au départ.
 
Le magasinage des Fêtes n’a jamais réussi à me faire perdre ma bonne humeur et mes bonnes manières. D’ailleurs, comment le pourrait-il? C’est agréable de déambuler dans les allées à la recherche du cadeau qui illuminera le visage de celui ou celle qui le recevra. Il est si facile de s’émerveiller devant les vitrines joyeusement décorées. En outre, cette préparation d’avant les Fêtes devrait se dérouler dans la joie. C’est le gros bon sens!

Kurt Vonnegut Quote

“Be soft. Do not let the world make you hard. Do not let pain make you hate. Do not let the bitterness steal your sweetness. Take pride that even though the rest of the world may disagree, you still believe it to be a beautiful place.” 

[Kurt Vonnegut.]

Pain aux bananes et au chocolat de Mathieu Darche

Chers internautes,

Je n'ai aucun mérite à part celui d'avoir fait ce divin pain aux bananes. Internet regorge de recettes plus merveilleuses les unes que les autres. Celle-ci, je l'ai «empruntée» sur le site www.ricardocuisine.com.

Bon appétit!

Jocelyne





Pas si insignifiants

En photographie on nous rappelle souvent un principe de base mais que parfois on néglige : vérifier son cadrage afin qu’il n’y ait aucun élément qui interfère avec l’image. Par exemple, si je photographiais le Grand Canyon, je n’apprécierais guère voir apparaître en haut de mon image, une mèche de cheveux aussi mince soit elle. Je vais donc soigner ma prise de vue afin que l’œil soit attiré sur le sujet et non sur l’intrus. Il arrive qu’un panorama soit à un tel point spectaculaire qu’il remplit à lui seul notre « cadre de vision » nous faisant oublier volontiers le pourtour. Et c’est de retour à la maison qu’on remarque le petit détail qui dérange. La bonne nouvelle c’est qu’il est facile de corriger ce qui nous a échappé au départ, et ce, à l’aide d’un logiciel de retouche. Malheureusement, on ne peut procéder ainsi sur le tableau de la vie. 

La vie reprend son cours

L’aube est encore pâle. L’herbe frissonne sous la caresse froide et humide de la brise. De sombres silhouettes apparaissent dans le ciel qui se colore au fur et à mesure que l’horizon s’éclaircit. Emmitouflée dans ma couverture, lovée dans un fauteuil propice à la paresse et au délassement, je regarde le jour d’abord indécis puis résolu à déchirer le rideau des ténèbres à coups de faisceaux dorés.

Même si les matins sont frisquets et que ma peau se cloque de chair de poule, je ne peux m’empêcher d’aller dehors si tôt dans la journée. Je souhaite sans doute m’assurer que le soleil sera au rendez-vous et que même s’il se dissimule derrière un banc de nuages, la clarté du ciel me confirmera sa présence discrète. À moins que ce ne soit simplement pour entendre le silence, cette quiétude qui donnera le coup d’envoi à une belle journée. Quoi qu’il en soit, dans quelques heures la ville sera éveillée en raison de la ronde des autobus scolaires et des cris des enfants qui, loin d’être impatients de se rendre à l’école, exprimeront leur mécontentement à propos de leurs premiers devoirs, des règlements à respecter et de la tête du nouveau professeur. Pas facile la rentrée pour les jeunes!

Citation de Walter Bagehot

« Le plus grand plaisir de la vie est de réaliser ce que les autres vous pensent incapable de réaliser. » [Walter Bagehot]

Voyager pour rentrer chez soi...


Les voyages nous ouvrent les yeux.

Les différentes cultures nous ouvrent le cœur.

Et  grâce à cette ouverture au monde,

La vérité apparaît :

On n’est nulle part aussi bien que chez soi.

 

 
Mésange


Une chaussette manquante...

« C’est à croire que le sèche-linge mange les chaussettes; à moins que ce soit le panier à lessive… »
 
Dans mes années postuniversitaires où je vivais en appartement, il m’arrivait souvent de me retrouver avec des bas solitaires après une séance de lavage. J’en venais presqu’à croire que le sèche-linge du lavoir mangeait mes chaussettes. Et ce dernier, gourmand comme pas un, optait pour un menu très varié, choisissant un bas sur deux, me laissant un tas de bas célibataires! Bref, avec les ans, j’en ai conclu que le sèche-linge n’y était pour rien, pas plus que le chat et encore moins mes visiteurs… La coupable, c’était moi! Je vous assure, je n’ai jamais mangé mes bas, quoique certains jours, l’idée me soit venue en présence des tablettes vides du garde-manger. Mon manque d’organisation imputée à ma jeunesse ou à mon manque d’intérêt (toujours imputable à ma jeunesse) ne s’appliquait non seulement au rangement des chaussettes mais à d’autres choses beaucoup plus importantes : mes pensées.

Un esprit sans nuage...

Épigrammes de M. Val. Martial
Traduction par MM. V. Verger
N. A. Dubois, J. Mangeart
 
XLVII
À Jules Martial


« Voici, mon cher Martial, les éléments de la vie heureuse : une fortune acquise sans peine et par héritage ; un champ qui rapporte ; un foyer qui toujours brûle ; point de procès ; peu d'affaires ; la tranquillité de l'esprit ; un corps suffisamment vigoureux ; une bonne santé ; une simplicité bien entendue ; des amis qui soient nos égaux ; des relations agréables ; une table sans faste ; des nuits sans ivresse et libres d'inquiétude ; un lit où il y ait place pour la gaieté et pour la pudeur à la fois ; un sommeil qui abrège la durée des ténèbres ; être content de ce que l'on est, et ne rien désirer de plus ; attendre son dernier jour sans crainte comme sans impatience. »
 
[Photogaphie tirée de Dreamstime]
 

Nostalgie de novembre...


La lumière s'accroche encore
Aux folles brindilles de la nature,
Aux toits blanchis par le froid,
Aux eaux toujours mouvantes.
 
Et pourtant, il faudra laisser aller...
 
Laisser les couleurs nourrir la terre,
Laisser la glace condamner la rivière,
Laisser le froid prendre sa place.
 

 
 
La lumière s'accroche obstinément,
Mais pour combien de temps ...
 
Mésange

3e lundi de septembre 2012

[Photo réalisée par Robert Lemire]
Café du matin
                            « The Ancient Gods »


Debout très tôt, j’ai le temps de voir s’allumer l’aube tout en douceur. Avec une suprême lenteur, le ciel va pâlir colorant de pastel sa ligne d’horizon. Le paysage perdra son anonymat sous les feux latéraux d’une clarté timide et rougissante.

 
Et voilà le panorama qui s’enflamme… Le soleil se lève enfin s’extirpant avec force et détermination des profondeurs de la terre, et cette boule incandescente va plonger le monde dans un océan de lumière et de carté.
 
Comme j’aime ces matins lumineux!

« Dans l’Égypte ancienne, la divinité la plus importante parmi les mille dieux et déesses était Rê (Ra), le dieu soleil.  Les Égyptiens croyaient que ce dernier était avalé tous les soirs par Nout (la déesse du ciel) et qu’au cours de la nuit, il traversait le monde souterrain avant de renaître chaque matin*.» C’est une belle croyance n’est-ce pas? Et très poétique! J’aime à croire que le soleil voyage durant la nuit et qu’il visite les contrées de la terre, ces endroits merveilleux que j’arrive à voir uniquement dans les livres ou dans mes songes. Même s’il nous est possible de voyager aisément de nos jours, il n’en demeure pas moins qu’il y a des endroits que seul le soleil peut voir et explorer en toute liberté: de ses rayons, il effleure la crête des montagnes, il erre dans les replis des nuages, il se glisse dans les cavités des canyons, il balaie les dunes des déserts, il allume les glaciers, il rase la tête des gratte-ciel, il s’introduit dans les temples sacrés et s’incline humblement devant la lune. Tout ce qu’il touche est embelli, glorifié, sublimé… Peut-on en dire autant de nos actions?

En ce lundi matin, je vous invite à devenir des soleils pour les autres et à répandre un peu de cette lumière qui réjouit et réchauffe l’intérieur. Allez là où la lumière ne va jamais!

Bonne semaine tout le monde!

 
Mésange

(*) Tiré du livre « L’histoire » Éd. Piccolia

Qui aurait cru qu’un jour je saurais jouer du marteau?


Un coup de marteau et voilà la naissance d’une note.

Plusieurs coups de marteau et la musique s’élève.

Un martèlement continu et la mélodie monte vers le ciel.






Quelques coups de marteau et voilà mon âme restaurée.


[Photographie réalisée par Jocelyne Gagné]

À mon mari qui sait manier et le marteau et le piano.

Mésange

2e mardi de juillet 2012

[Photographie réalisée par Robert Lemire]
Café du matin

Après avoir vu s’éteindre une flamme si vive, je me rends compte après coup combien sa chaleur nous tenait au chaud, combien ses conseils étaient éclairants, combien sa présence illuminait la pièce dès le seuil franchi. Et c’est parmi les objets et les souvenirs que je retrouve cette femme formidable. Grande collectionneuse d’anges et de tout ce qui lui rappelait son passé, j’ai plongé dans ses souvenirs, curieuse mais aussi avide d’en connaître davantage sur ce personnage presque biblique. Chaque objet ou note gribouillée semblait animé d’une vie propre souhaitant parler de son vécu; un vécu du temps de Monique!

C’est fou ce que les gens peuvent conserver! J’ai découvert par hasard une fiche contenant les indices d’une chasse au trésor que j’avais organisé il y a de cela trois ans. Pourquoi a-t-elle conservé mes notes? Je crois qu’elle a gardé un bon souvenir de cet épisode et ne se fiant guère à sa mémoire de nature plutôt infidèle, elle a préféré conserver ce bout de papier, signe des temps heureux. 



Pour moi, ces dernières semaines ont été révélatrices; il y a des gens qui s’entourent de souvenirs heureux tandis que d’autres n’y voient qu’une pléthore d’éléments trop sentimentaux qui encombrent inutilement un espace. Pour ces derniers, l’émotion n’a pas sa place dans leur environnement; c’est une question de choix!

Sentimentaux ou non, les gens sont ce qu’ils sont.

En ce lundi matin, je prends le temps de savourer mon café,  la tête enfouie dans une autre boîte, découvrant un à un les souvenirs chers à la défunte et du même coup, chers à nous tous…  Certes, on ne peut tout garder, mais le fait d’offrir en cadeau ces objets qui ont contribué à son bonheur, c’est comme leur donner une seconde vie, une seconde chance de faire le bonheur de quelqu’un!

Chers amis, vous m’avez beaucoup manqué.  J’ai l’impression qu’une éternité s’est écoulée depuis notre dernière rencontre.  Alors, pour célébrer ces retrouvailles qui me font chaud au cœur, ce matin, c’est moi qui ferai le service du café avec la serviette blanche au pli de l’avant-bras. Vous méritez bien un service cinq étoiles! Et qui sait quel souvenir vous en garderez!

Bon lundi tout le monde!

Mésange

3e lundi de mai 2012


[Photographie tirée de Dreamstime]
Café du matin

Des mots que je croyais perdus dans les dédalles de mes souvenirs, échappés dans ma course folle contre la montre, banalement oubliés à la croisée des chemins, voilà que je les retrouve inscrits sur une carte postale au fond d’une vieille boîte à chaussures. L’image d’autrefois porte la poussière des ans, la lumière des doux instants et ces quelques mots écrits au verso bouleversent mon cœur car ils me rappellent ces longs moments de solitude remplis par une correspondance assidue, où l’amour était écrit et lu, où les mots comptaient plus que tout le reste…

Ces mots oubliés, « tu me manques », accompagnés de quelques baisers me font réaliser qu’aujourd’hui, je ne souffre plus de l’absence car celui que j’aime est là à mes côtés, travaillant le jour avec moi, partageant ses moments de détente le soir venu… C’est un bonheur de tous les jours. Avec le temps, les mots écrits se sont transformés en gestes tendres, en paroles réconfortantes, en doux soupirs. Les mots d’hier portent de nouvelles parures.

Mais où vont les mots oubliés? Chez vous, chez moi, ailleurs, et un jour on tombe par hasard sur eux et les souvenirs qui s’y rattachent nous reviennent. Des mots soufflés, échangés, confiés, lâchés, ramassés, usés ou brisés, mais ceux dont on se souvient le plus ce sont ceux qu’on a retrouvés.

En ce lundi matin, servez-vous une deuxième tasse de café et réfléchissez aux mots oubliés par choix ou par inadvertance et demandez-vous ce qu’ils sont devenus. Peut-être les trouverez-vous dans une vieille boîte à souvenirs, au dos d’une photo, sous la couverture d’un livre, sur un mouchoir brodé ou dans le poème d’un ami. Peut-être sont-ils simplement gravés sur votre cœur attendant votre visite…

Oubliés ou non, les mots voyagent et transportent avec eux un peu de vous, un peu de moi, un peu de notre histoire – ce sont des mots porteurs de vie.

Bonne et belle semaine!

Mésange

2e lundi d'avril 2012

[Photographie tirée de Dreamstime]
Café du matin

Me voilà de retour, très reposée et surtout satisfaite de l’avancement de certains projets. Une pause n’est pas toujours de tout repos, cependant j’y ai trouvé mon compte: la nature m’a véritablement gâtée! Les longues promenades ont permis de me reconnecter avec l’essentiel. La santé, la tranquillité de l’esprit font partie de ces indispensables qui, lorsque négligés, peuvent vous gâcher considérablement l’existence. Bref, cette pause prise juste à temps a fait le plus grand bien!

Maintenant passons aux choses sérieuses : où est votre café, thé, tisane ou autre? Vous ne pouvez  démarrer la journée sans carburant! Moi, j’avoue que j’ai un gros penchant pour le jus d’orange. De toutes les commodités que la vie actuelle me procure, le jus d’orange est au top du palmarès! Je suis sûre que mes parents, dans leurs jeunes années, auraient apprécié démarrer la journée avec un tel breuvage mais à cette époque, les oranges, on les retrouvait que dans les bas de Noël! C’est fou comme on s’habitue vite au confort et à l'abondance que nous procure la vie moderne!

Avant de prendre pour acquis tout ce qui compose votre quotidien, imaginez un instant la vie si, pour vous faire un café, vous deviez puiser l’eau du puits, ramasser le bois, allumer le poêle et traire les vaches pour ajouter du lait à votre breuvage, le soleil serait déjà bien haut dans le ciel n’est-ce pas?

En ce lundi matin, appréciez votre café, thé, tisane ou autre, constatez avec quelle rapidité vous l’avez obtenu et profitez de ce temps que vous avez gagné en efficacité pour vous accorder un petit plaisir…

Ce matin, je vais prendre l’air avant de me lancer dans le travail et vous?

Bonne semaine tout  le monde!

Mésange

P.-S. : En passant, je suis très heureuse de vous retrouver :-)

1er lundi de mars 2012


[Photographie tirée de Dreamstime]
Café du matin,
98, 99, 100… Prêts, pas prêts, j’y vais!
Quand j'étais enfant, j’adorais jouer à cache-cache et être celle qui se cachait. Plus d'une fois, mes amis mettaient une éternité à me trouver. Je le confesse: mes cachettes étaient assez originales!  En outre, il m'arrivait aussi d'apprécier les épisodes où je devais compter les yeux fermés et le nez collé sur l'écorce de l'arbre. J'oubliais ma propre voix pour écouter les mouvements autour, cherchant des indices pour m’aider dans ma recherche future. C’est fou comme on s’amusait!
C’était le bon temps? Ça l’est toujours car le jeu existe encore…  On l’a tout simplement oublié en devenant « adulte et  responsable » -  on a oublié que la vie est un jeu et que même si on est découvert, on ne perd pas -  on recommence et on essaie de faire mieux la fois d’après. Que même si on ne trouve pas tout ce que l’on cherche, ça ne fait pas de nous un mauvais chercheur -  cela veut tout simplement dire que ce que l’on cherche est bien dissimulé. Et le temps que l’on passe les yeux fermés sert à voir avec les yeux du cœur…
La vie c’est comme jouer à cache-cache; il faut tout d’abord avoir envie de s’amuser,  faire de son mieux et ensuite, laisser faire le reste!
En ce lundi, je vais prendre un bon café confortablement installée dans mon fauteuil préféré, le visage nimbé de la lumière du matin et je compterai jusqu’à cent…
Prêts pas prêts, j'y vais!
Bonne semaine!

Mésange