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Du temps en quantité!

Chaque seconde compte.
Chaque minute est importante.
Chaque instant est divin.

Prenez le temps!

Jocelyne Gagné


Ce qui nous appesantit

Quand tout bouge en dedans comme en dehors,
Lorsque le vent est si fort qu’il secoue notre âme,
Il faut alors trouver quelque chose pour nous enraciner,
Une terre accueillante pour y ancrer nos pieds
Afin de ne pas perdre la tête.

Si on ne peut arrêter le cours des choses,
Alors on se doit de s’arrêter un moment,
S’arrêter et observer ces choses qui nous entourent,
Ces émotions qui nous habitent,
Car toute cette agitation extérieure vient de l’intérieur.

Qu’est-ce qui nous trouble à ce point?
La colère? L’amertume? Les déception?
Les désillusions? La peur? L’incertitude?
Cessons ce va-et-vient entre le passé et le futur.
Cessons ce tourment qui nous agite inutilement.

Tout ce que nous avons ce n’est ni un hier ni un demain.
Tout ce que nous avons c’est un présent,
Quelques heures pas plus,
Quelques instants de grâce,
Un peu de temps pour faire de notre mieux,
Pour vivre de notre mieux.

Jocelyne Gagné (Mésange) 


Et si courir n’était pas la solution?

En faire toujours plus pour se rapprocher du bonheur, est-ce là le seul moyen pour y parvenir?

 
Lundi matin, le réveil vous indique qu’il est l’heure de vous lever, mais le cerveau, lui, proteste. Vous sortez du lit misérablement. De toute évidence, les lundis ne devraient jamais exister. Le pas alourdi par le poids de la contrainte, vous vous dirigez petit à petit vers la salle de bain où machinalement vous plongez tête première sous l’eau chaude. Les yeux fermés, le corps enveloppé de vos bras, vous profitez de la délicieuse chaleur qui vous caresse. Vous savourez ce moment comme si le temps n’avait plus d’importance. La tête dans l’embrasure de la porte, votre chéri vous incite à changer de vitesse, car vous allez définitivement manquer de temps. Zut!
 
Nue comme un ver emperlé de fines gouttelettes, le corps granulé de chair de poule, vous foncez vers la penderie. Quel vêtement porter? Au diable, vous prenez n’importe lequel et dans votre hâte, vous ne remarquez même pas que vous avez enfilé un soulier brun et un soulier bleu. Oups! À la cuisine, c’est la panique : un coin de pain grillé entre les dents, un café qui refroidit à l’extrémité du comptoir et vous voilà en train de préparer en vitesse les sacs-repas de tout le monde. Sauf le vôtre. Je dînerai au resto si j’ai l’temps! Le café dans une main, vous poussez allègrement les enfants vers la sortie attrapant au passage votre serviette, et sur le pas de la porte on vous regarde la bouche grande ouverte et la queue remontée… Argh! Pas l’temps! «Chéri? Occupe-toi du chien, OK?»
 
Vous sautez dans votre véhicule et démarrez à toute allure; vous êtes déjà en retard! Arrivée au bureau, un employé vous bouscule et par inadvertance éclabousse votre beau chemisier qui vient de passer du blanc au beige moucheté. Soupir. La réunion est devancée et vous n’êtes pas prête; ce n’est pas nouveau. Vous vous dites que vous allez improviser, mais cette fois-ci, ce sera plus difficile, car tous les chefs de service seront présents. Double soupir.

Cinq minutes pour soi

Vous passez votre vie à devancer et à combler les besoins des autres. Trop souvent, vous cherchez à leur faire plaisir avant même de songer à vous faire plaisir. Une fois que c’est fait, vous vous dites : « Le renvoi d’ascenseur se fera et mon tour viendra. Mon tour viendra… Eh? C’est mon tour, là!»
 
Mais ce fameux tour ne vient pas.
 
Vous êtes déçu et frustré.
 
Ça se comprend! Votre réserve d’énergie, d’empathie et de temps disponible pour rendre service, secourir et assister les autres s’est épuisée. Il vous faut donc la remplir. Vous l’aurez compris : ce que vous aviez espéré en secret des autres ne viendra pas. Donc, si vous voulez reconstituer vos réserves n’attendez rien de l’extérieur; tournez-vous plutôt vers l’intérieur.
 
« Mais je suis à sec; je viens de le dire! »
 
Il reste toujours un p’tit quelque chose.
 
Et ce petit rien du tout c’est… le silence.
 
C’est dans le silence de votre cœur que vous ferez le plein d’amour, de sérénité et de vitalité. C’est en tournant les yeux vers l’intérieur que vous verrez combien vous êtes inestimable et précieux. D’abord pour vous. Ensuite pour les autres. Prenez cinq minutes pour vous regarder, vous apprécier et vous trouver génial. N’attendez pas que les autres le remarquent (ils ne le feront pas de toute façon, car ils sont beaucoup trop préoccupés par eux-mêmes). Faites-le pour vous! Et n’hésitez pas à vous faire le plus beau des sourires; vous le valez bien! 
 
Je vous le dis : ces petites marques d’appréciation ne sont pas un luxe, mais une première nécessité.
 
Ce matin, je vous invite à faire un 180° en songeant à vous en premier. Juste cinq minutes. Pas plus. Ceci n’est pas une conduite égocentrique, mais bien un signe de générosité envers vous-même. Et vous constaterez pourquoi tant de monde vous adore. Et si on a besoin de vous? Dites-vous ceci : « Ils peuvent bien attendre… cinq minutes! »
 
Bonne semaine tout le monde!
 
Jocelyne Gagné (Mésange)
 
 
 
 

La course aux cadeaux

Vous ne serez pas surpris si je vous disais que je suis allée faire un tour dans les boutiques en fin de semaine, histoire de dénicher quelques présents pour Noël. Ce que je cherchais était absent des rayonnages. Évidemment! Pourtant ce n’est pas faute d’avoir cherché!
 
Et puis, je suis rentrée à la maison, le moral aussi intact qu’au départ.
 
Le magasinage des Fêtes n’a jamais réussi à me faire perdre ma bonne humeur et mes bonnes manières. D’ailleurs, comment le pourrait-il? C’est agréable de déambuler dans les allées à la recherche du cadeau qui illuminera le visage de celui ou celle qui le recevra. Il est si facile de s’émerveiller devant les vitrines joyeusement décorées. En outre, cette préparation d’avant les Fêtes devrait se dérouler dans la joie. C’est le gros bon sens!

Alors dites-moi, qui êtes-vous?

Ah! les cinq à sept… Qui oserait les bouder? La question ne se pose même pas; il est évident qu’on souhaite être de la partie. D’ailleurs, ils sont si tendance qu’on a effectivement tendance à parler un peu trop de soi ou plutôt de ce que l’on fait.

 
Eh oui, après avoir échangé nos noms et origines tout en sirotant notre verre de rosé, on passera en revue les épisodes de pluie ou d’ensoleillement des derniers jours, la hausse du prix de l’essence et tout ce qui pourrait éveiller notre mécontentement. Puis on nous demandera si l’on est venu seul ou accompagné et ne sachant plus quoi dire, on soulèvera la question tant redoutée. Pourquoi redoutée? Parce que celle-ci va nous définir pour de bon.
 
« Au fait, vous ne m’avez pas dit ce que vous faisiez dans la vie? »
 
La riposte ne se fera pas attendre, car la réponse est simple : « Pour tout vous dire, je fais mon possible. »

Laisser tomber les préliminaires? Jamais!

Prendre son temps avant nous évite de perdre du temps après, mais pour plusieurs, le fait d’aller droit au but leur fait épargner une belle perte de temps avant comme après. Du moins, c’est ce qu’ils s’imaginent… 


Sommes-nous à l’ère du plus vite, plus haut, plus fort? Non, nous nous sommes arrêtés au premier segment de la devise olympique. Au prochain millénaire, on devrait être rendu au plus haut et mille ans plus tard, probablement au plus fort, mais pour l’instant, nous sommes à l’ère du plus vite qui évolue super vite quand en définitive on souhaiterait que tout aille super extra vite!

Plus d’extra pour le même prix? C’est à voir! 

À prendre à la petite cuillère!

[Photographie réalisée par Robert Lemire]

« Il y a des choses qui se savourent lentement comme le bonheur et la crème glacée! »

 
Je ne sais pas pour vous mais pour ma part, j’ai déjà tenté d’engloutir une crème glacée en un temps record et le résultat fut des plus convaincants. Permettez que je vous explique…
 
Puisque j’étais la benjamine de la famille, souvent il m’arrivait de terminer un repas en dernier. Était-ce parce que mon bras manquait d’entraînement ou que les mouches et les bruits environnants semblaient plus distrayants que le contenu mon assiette, bref, j’étais celle à qui on exigeait de passer en deuxième vitesse au moment de desservir. Même pendant les sorties, cette rapidité déficiente ne s’améliorait pas au moment des pauses et des repas, bien au contraire. La plupart du temps, elle suscitait une impatience générale de la part de ma famille. Et pendant que les pieds martelaient le sol de leur exaspération et que les yeux me canonnaient de reproches, j’essayais tant bien que mal de terminer ma collation sachant que j’étais l’attraction numéro un du jour. Bizarrement, j’avais de la difficulté à avaler quoi que ce soit!
 

Attention à la marche!


[Photographie tirée de Dreamstime]
«Facile d’accès ne veut pas dire sécuritaire.»

Avant que l’hiver nous quitte définitivement, j’ai décidé d’aller me balader dans le parc des chutes Dorwin. J’étais certaine que la couverture hivernale serait encore présente sur ce site enchanteur et que la crue des eaux serait impressionnante. Arrivée sur les lieux, je constatai que les pistes dans le bois étaient encore recouvertes de cette belle neige tombée la veille, cependant c’était loin d’être le cas pour le sentier menant aux chutes. Celui-ci était quasi impraticable tellement le redoux avait rendu le terrain boueux. J’ai avancé sur la pointe des pieds, les yeux fixés ailleurs pour ne pas voir cette mélasse adhérer à mes belles chaussures et en quelques pas, je pouvais enfin observer la nature en pleine débâcle. Wow !
 
Nullement rassasiée de cette superbe vue, je voulais en voir davantage et tout naturellement mes yeux se sont tournés en bas de l’escarpement, là où une autre plate-forme s’accrochait farouchement à la falaise bravant les tourbillons tumultueux. Pour accéder à ce point de vue, il fallait emprunter un escalier tellement couvert de neige qu’on ne voyait plus les marches. Mon mari a bien vu ma mine déconfite, mais aussi cette étincelle dans le regard qui signale que rien ne peut m’arrêter. Mettons les choses au clair : ce que nous étions sur le point d’entreprendre ce n’était pas une descente à la verticale mais plutôt à l’horizontale avec quelques culbutes et gémissements en cours de route.


4e lundi de juillet 2011

[Photographie tirée de Dreamstime]
Le temps file comme l’eau à travers une passoire. Je vois défiler l’été à travers les trous de la moustiquaire, ayant peu de temps à passer à l’extérieur puisqu’à l’intérieur, il y a les travaux. Le café à la main, je profite de la matinée pour écrire quelques lignes mais mon cœur aimerait bien être au frais sur la terrasse à écouter le chant des oiseaux. C’est le bruit de la ponceuse qui accompagne le raclement de ma plume sur le papier et non le silence paisible d’un début de journée.

En ce lundi, mon café a un petit goût de poussière de chêne… Peut-être que la prochaine tasse sera meilleure si j’ose enfin m’écarter de ce nuage doré pour retrouver un peu de quiétude à l’extérieur? Et si j’essayais de m’isoler, d’attirer mon attention sur la présence du soleil, le roucoulement de la tourterelle ou encore sur les mots qui défilent dans ma tête, j’oublierais très certainement les incommodités des travaux en cours?

Voilà, je ne résiste plus... Au diable la poussière et les ouvriers! ce matin  je prends du bon temps à l'extérieur; il n'y a rien de tel que bon café parmi les fleurs!

Bonne semaine tout le monde!

Mésange

Dolce farniente...

[Image Dreamstime]
POUR LE WEEK-END...

Nul besoin de vivre en Italie ou dans le Sud de la France pour avoir des envies de Dolce farniente. Avec un verre de rosé, de pastis, de limoncello ou encore de sangria, il est possible d’imaginer que l’on se trouve à des kilomètres de notre hiver et que toutes nos obligations se sont envolées momentanément. En un claquement de doigts, on se retrouve en train de savourer le temps qui passe!

Le  Sweet doing nothing ou si vous préférez la forme française l’art de prendre du bon temps est un pur bonheur si on sait se faire plaisir. Si vos obligations, vos responsabilités, votre occupation vous ont fait oublier ce qu’est prendre du bon temps, je vous propose de regarder un de ces deux films pour renouer avec la notion de se faire du bien avec un rien! Après, vous n’aurez plus besoin de suggestions pour apprécier la vie et ses bons moments.


[SOUS LE SOLEIL DE TOSCANE]
[Image tirée de www.cinemapassion.com]
[MANGE, PRIE, AIME]
[Image tirée de www.cinemapassion.com]


Si vous vous sentez coupable de prendre deux jours en ligne à ne rien faire de productif , prenez deux demi-journées ou un simple jour, mais de grâce déconnectez! Plongez dans un bon livre, écrasez-vous dans un fauteuil confortable et faites-vous oublier du reste du monde... Essayez une nouvelle recette, faites-vous masser, jouer avec le chat, faites le décompte de vos orteils et si vous vous trompez, recommencez! En somme, faites ce qui vous plaît comme il vous plaît!

Et si l’envie vous prend de débrancher le téléphone, de verrouiller la porte d’entrée et de faire un renvoi postal de votre courrier, eh bien faites-le et appréciez-le. Après tout, c’est votre week-end!

Mésange

4e lundi de janvier 2011




Café du matin

Il fait tellement froid que même le mercure n'ose pas bouger; il indique moins quelque chose… Je n'arrive pas à lire car le thermomètre est recouvert de glace. Peu importe les degrés, il fait froid! Nombreux ont fait l'expérience ce matin en mettant le pied dehors: ce qu'on appelle « refroidissement polaire » c'est la froidure qui mord toute parcelle de peau non protégée. Impossible d'y échapper si vous n'avez pas pris soins de cacher les membres exposés. Quelques minutes suffisent pour retrouver des petits bouts de vous-mêmes éparpillés un peu partout!

Je vous le dit tout net, il est inutile de vous promener avec votre tasse thermos à la main.  À moins qu'un café tiède ou froid vous convienne. Privilégiez plutôt un arrêt dans un endroit chaud et confortable afin de profiter d'un bon café brûlant.  Après tout, ça sert à ça l'hiver; faire des pauses, se réchauffer, en profiter...

Si vous ne pouvez modifier la température extérieure, consolez-vous! Vous pouvez aisément réchauffer votre intérieur de multiples façons et entre vous et moi, c’est beaucoup plus agréable.

Il est 10h00. Il est temps d’aller vous dégoter un autre bol de café fumant!

Bonne semaine tout le monde!

Mésange

2e lundi de janvier 2011


Café du matin
En fin de semaine, c’était relativement tentant de poursuivre sur la lancée du temps des Fêtes, c’est-à-dire se coucher aux petites heures du matin et se lever après le diner… Je suis sûre que vous avez fait preuve de retenue et que vous avez été raisonnables. Tout comme moi, vous avez su tirer profit de ces deux jours en prenant un peu de repos. Même si de mon côté j’ai eu à travailler, j’ai pris ça plutôt « relax » car c’était avant tout le week-end! En ce lundi matin, je ne m’énerve pas trop. Je vais prendre le temps de regarder la montagne de documents qui se dresse devant moi et je passerai en revue dossier après dossier. Dès que j’aurai pris connaissance de tout le travail qui m’attend, alors là, je dresserai mes priorités pour ensuite procéder une tâche à la fois.

De retour après un long congé, ne vous laissez pas intimider, décourager ou submerger par le travail qui vous attend. La quantité n’a pas d’importance pas plus que la complexité. Vous ferez face à vos obligations, une après l’autre. La nature ne vous a pas dotés de multiples tentacules pour accomplir nombre de tâches simultanément; avec vos deux bras vous pouvez faire beaucoup et c’est amplement suffisant.

Travaillez lentement mais travaillez bien…

Bonne semaine!

Mésange

Garder le rythme...

Il y a peu de chances que vous vous souveniez du temps des galères où les esclaves ramaient jusqu’à la fin de leurs jours ou jusqu’à ce qu’un bienfaiteur les délivre… Les chances d’avoir vu cela sont nulles! Toutefois, si je vous parle d’exercice physique, d’entraînement, là ça vous dit certainement quelque chose.