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Sur le vif!

Comme ça, sans raison, j'ai envie de vous écrire. De quoi vais-je vous parler? Parce qu'il faut bien avoir un sujet à soumettre. On ne se lance pas comme ça sur le clavier avec aucune idée en tête. Cela ferait trop spontané. Trop... sur le vif! Comme une pièce de viande qu'on lance sur un gril extrêmement chaud. Et puis, pourquoi pas?

Eh bien, il y a des règles à suivre, non?
Non.
Pas aujourd'hui.

Aujourd'hui, je fais différent. Pourquoi? 
Ben oui, pourquoi au juste?
Parce que je suis trop «predictible» (prévisible).
C'est vrai, on me voit venir de loin.

La preuve? J'étais au resto cet après-midi et au moment de passer la commande, mon neveu a lancé: «Et toi, tu vas prendre une salade césar.»
Non pas une salade césar avec un point d'interrogation.
Mais une salade césar, point.
Prévisible vous dites?
Un peu trop.

Alors, pour casser le moule de ce manque d'originalité, j'ai décidé de prendre quelque chose que je ne mange jamais, jamais, jamais au resto. (Est-ce que j'ai dit le mot jamais? Oui, je l'ai dit, mais je me sens le devoir de le répéter. Je ne prends JAMAIS de viande rouge au resto.) Pourquoi? Parce que les portions sont conçues pour des gars qui travaillent sur des chantiers. Et moi, je mange comme un oiseau, une souris ou une fourmi. (Sauf que je ne trimbale pas ma nourriture sur le dos. Quand même!)

Bref, j'ai choisi de la viande... rouge.
Mon neveu et mes parents en sont presque tombés sur le dos.
Et moi?
J'ai aimé ça!
J'ai aimé faire différent.
Mais surtout, j'ai aimé surprendre ma famille.
Et le fait de susciter l'étonnement a éveillé quelque chose en moi: l'envie de recommencer.

Pas juste au resto.
Dans tout ce que je fais.

J'ai lu un livre récemment sur les types de personnalités. Et il y avait un truc à l'intérieur de celui-ci qui m'a fait réagir.

Je vous le résume:

Dans un restaurant, on donne un menu à trois personnes.
La première regarde le menu et essaie un nouveau plat: type aventurier
La deuxième regarde le menu jusqu'au bout pour détecter les produits sans lactose: type méfiant.
La troisième regarde vite fait le menu et choisit une valeur sûre, le plat habituel: type conservateur.

Honnêtement, je n'ai pas envie d'être du type conservateur, vous voyez?
Je préfère être originale, quelque peu excentrique, un brin fo-folle! Pas du tout, pas du tout, pas du tout conservateur ou prévisible. 

Je vous le confirme: aujourd'hui est le premier jour du JE FAIS DIFFÉREMMENT!

Pourquoi?
Pour faire changement.
Pour me faire du bien.
Pour voir ce que ça va donner au bout du compte.

Peut-être que je vais être la même femme qu'avant.
Peut-être pas.
C'est sûr qu'en faisant les choses autrement, je vais obtenir des résultats différents.
Est-ce que ce sera mieux? Ou pire?
Je ne le sais pas.
Mais j'essaie.
Pour le plaisir.
Et pour le bonheur de me surprendre.
Et surprendre les gens autour de moi.

Qu'est-ce que je ferai demain?
Ce sera une surprise...
Pour moi.
Pour vous!


Jocelyne xoxo


What do you want?

Sometimes you have to know what you really want.
Just for yourself.
You've spent too much time to please others.
Instead of you.
Yes you!
You've done that so many times that you do not even know what you do want.
It’s terrible.
Dramatic.
But not irreparable.

What you must do is find what enlightens you.
Deeply.
Generously.
Constantly.
Look for what brings you joy.
What brings you love.
What brings you good feelings, satisfaction, wholeness.
Go further!
New things, new emotions are not dangerous.
So don’t be afraid. 
Opportunities are all around.
Help is coming.
Good things are waiting for you.
All the time.
Every second.
Each moment.

Please take time to know what do you want.
For you. 
For your life.
In this wonderful journey through the existence.

Life is short.
But full.
Full of rewarding and meaningful experiences.
So pick one at the time with calm and confidence.
And see what you really want, need and wish for you.
I hope it’s the best.
Always the best.

Jocelyne Gagné


(Liverpool, Nova Scotia - 2017) 

L’eau monte; le moral descend!

Quand on pense au printemps, on songe aux jolies robes, aux températures plus douces, aux couleurs qui surgissent du sol. Notre mémoire nous rappelle les belles soirées à flâner le long du fleuve avec, en bruit de fond, la pétarade des motos. Le soleil pousse les gens à nettoyer leur terrasse, leur cour, leur barbecue. Et l’intérieur des maisons? Ça va de soi; on fait le grand ménage! Évidemment, on finit par regarder tous ces articles qu’on entrepose année après année avec une pointe d’agacement dans le cœur. On s’en veut de les avoir laissé entrer. On se culpabilise de leur indiquer la sortie. 

Ben oui, c’est encore bon! Pourquoi s’en départir? 

Le printemps est là. 

Et les couleurs? Elles hésitent. 

Le gris sale monopolise le décor. Et le moral. 

Le ciel continue de déverser son eau… Encore et encore. Si bien que les sous-sols se remplissent au même rythme que les poches se vident. Ce printemps va coûter cher. Pour beaucoup de monde. Même les gens situés loin des rives écopent. Pas facile! 

Et une fois que l’eau s’est fait un chemin dans votre chez-vous (ce chez-vous si accueillant, si chaleureux, si confortable), elle tend à y retourner à chaque grosse averse. 

Soupir...

Puis tous ces objets que l’on hésitait à jeter flottent tout comme ces malheureux navires qui prennent l’eau. Et vous, vous regardez ces « éponges » se gorger de votre découragement.

Soupir...

Il va falloir pomper toute cette eau, éponger le sol et jeter ce qu’on croyait pouvoir garder pour un au-cas-où. 

Le printemps prend une drôle d’allure quand vous mettez au chemin vos avoirs (ceux que vous ne vouliez plus et ceux que vous vouliez conserver). Il n’y a rien de joyeux à nettoyer en vitesse pour éviter les champignons ou toute autre pourriture. On se demande alors à quoi sert un sous-sol si ce n’est qu’à servir d’entrepôt à notre manque de courage à prendre une décision. 

Il n’y a pas que les sous-sols qui souffrent de nos débordements émotifs. Chaque pièce contient un nombre incroyable d’objets qui ne servent plus. 

Et un objet qui ne sert plus n’a plus sa raison d’être; il doit servir ou bien partir. C’est assez simple! 

Que ce soit dû aux pluies, aux rivières qui débordent ou à la tuyauterie qui lâche, il y a une petite prise de conscience à faire lorsque l’eau vient nous gâcher l’existence : 

 Il est peut-être temps de se détacher de ses biens!

Quand on y pense, ce ne sont qu’un bureau, un canapé et des livres… On les a un jour aimés, appréciés et utilisés… Il faut les laisser partir, non pas par dépit, mais avec gratitude. Ils nous ont rendu service et maintenant, pourquoi ne pas en profiter pour épurer notre environnement et faire de la place à la vie? Pourquoi ne pas saisir cette occasion pour faire le point sur notre façon de consommer? 

Au lieu de passer notre temps à chercher de l’espace pour tous ces objets, à nous inventer des systèmes pour ranger et classer nos avoirs, pourquoi ne pas utiliser ce temps pour vivre et vivre vraiment? 

Et si toute cette eau nous apprenait une des plus grandes leçons de vie? Que l’existence, la nôtre, prend toute son expansion non pas entre les quatre murs de notre maison, mais bien dehors avec la nature et les gens. Que ce qui nous anime et nous comble, ce ne sont pas nos possessions, mais l’expérience même de la vie. 

Si le printemps hésite à montrer ses couleurs, ce n’est que pour une raison : lui aussi fait son ménage! 

En ce lundi matin, regardez de plus près la relation que vous entretenez avec les objets et les gens. Le détachement a du bon; il nous donne une plus grande flexibilité et une plus grande liberté nous octroyant ainsi un plus grand pouvoir sur les circonstances. 

Finalement, si vous êtes tentés d’acheter, de pousser le vieux avec du neuf, OK, pas de problème, mais avant, assurez-vous que ce qui va entrer dans votre maison ne devienne pas une lourde chaîne qui vous retiendra à l’arbre de vos possessions. 

C’est long longtemps une vie privée de toute liberté! C’est souffrant une vie quand on porte sur le dos tous ces biens qu’on a accumulés au fil des ans! Entre vous et moi, c’est de la misère optionnelle. 

Bon lundi et bonne semaine tout le monde! 

Jocelyne Gagné (Mésange)  


[La rivière des Mille-Îles, Terrebonne, 23 avril 2017]

Du papier ou de la vie



Un choix difficile?
Voyons voir...






On nous dit que nous sommes à l’ère du sans-papier. Sans rire. Je pense qu’on se moque de nous. Je n’ai jamais vu autant de documents papier dans une seule pièce! Et l'aspect à ne pas négliger lorsqu’on fait du ménage dans nos documents, c’est la protection de certaines informations. On ne peut plus jeter à l’aveugle des factures, des reçus de caisse, des relevés bancaires, etc. On doit tout déchiqueter. Vraiment tout. Pourquoi? Parce que nous ne sommes pas à l’abri du vol d’identité. 

Et j'ai bien peur que, à ce rythme, le ménage de toute cette paperasse prenne une éternité à faire.

Soupirs…

Le drame n’est pas tant mes documents, mais bien ceux de mon défunt mari. Pour lui, tout était important. Tout, je vous dis. Vraiment tout. Je me sens un peu gênée de jeter ce qu’il avait si précieusement identifié, rangé, archivé. Ah! il doit en pleurer de me voir ainsi vider les tiroirs, les placards, les bibliothèques presque sans émotion. Après tout, ce n’est que du papier.
Enfin, pas tout à fait.

C’étaient des arbres auparavant. Des arbres remplis de vie.

L’émotion qui m’habite durant ce grand ménage obligé c’est la tristesse. C’est vrai, c’est affligeant de voir autant d’arbres sacrifiés pour la formalité administrative. Ben oui, on imprime au cas où l'on aurait besoin de prouver qu’on a bien reçu et payé une facture; on imprime pour nos dossiers au cas où le vérificateur passerait pour nous poser des questions sur nos transactions; on imprime en multiples copies juste au cas où l'on ne se souviendrait plus de l’endroit où  l'on a classé nos documents.

C’est désolant, je vous assure.

Mon constat? Nous avons de mauvaises habitudes.

On conteste haut et fort qu’on doit protéger nos arbres avec des pancartes dont le carton provient de la fibre naturelle des arbres. C’est un non-sens, vous ne trouvez pas?

Oui, le papier se recycle (là, on a bonne conscience, hein?). Mais pour le recycler, on pollue.

Il serait peut-être temps de changer de stratégie et de régler le problème en amont.

On est là à se plaindre que la planète se meurt, qu’il faudrait que les grandes industries de ce monde (celles dont les agents polluants ont un impact gravissime sur l’environnement et dont les effets ont une incidence sur l’accélération du réchauffement climatique) modifient leur façon de faire afin de préserver notre environnement. Et nous, que faisons-nous pour sauvegarder cette vie qui s’épanouit sous nos yeux? Que faisons-nous (individuellement parlant) pour diminuer la quantité de déchets produits quotidiennement dans notre foyer? Que faisons-nous pour ralentir le réchauffement de la planète? Peu de choses. On attend de voir ce que les autres vont faire… On se dit que notre propre contribution est tellement minime qu’elle va passer inaperçue. Donc, pourquoi s'affoler? Et notre conscience, elle, que nous dit-elle?

Les forêts (et les océans) sont les poumons de la Terre.

Sans poumons, le cœur de la vie cesse de battre.

A-t-on besoin de tant de papier pour prouver que l’on travaille fort, que l’on existe? A-t-on besoin de tant de choses autour de nous pour se sentir important?

Non. Ce ne sont pas les objets, les documents qui font en sorte que nous sommes quelqu’un. C’est notre attitude face à nous-même, face aux autres, face à notre environnement qui fait de nous des êtres importants (et conscients!) ou non. Le respect de ce que nous sommes, de la vie qui nous entoure, de ce qui nous est donné, jour après jour. Oui, la vie nous donne tout ce dont on a besoin. C’est nous qui voulons toujours plus et encore plus de ce qui finira un jour ou l’autre par nous encombrer et nous empêcher de voir l’essentiel, c’est-à-dire notre essence.

Alors voilà, je me débarrasse de ce qui m’empêche de mieux vivre, de mieux être. Je recycle, je donne, je vends en donnant une seconde vie à ce que j’ai jadis aimé et je pars du bon pied. 

Ce qui était n’a plus sa raison d’être. Je change. Les choses changent. La vie change… Alors, s’il y a moins de choses autour, il y aura aussi moins de distractions. Je pourrai me concentrer sur ce qui compte vraiment. Aimer, donner, m’émerveiller.

La paperasse? Non, merci. 

Prenons de bonnes habitudes en prenant soin de la nature non pas en recyclant le papier, le verre, le plastique, etc., mais bien en faisant des choix éclairés au départ, en répondant à la question : est-ce que j’en ai « vraiment » besoin? 

Comme moi, vous verrez; vous vous contenterez de peu. Et le peu est beaucoup plus facile à ranger, à gérer et à apprécier.

Bonne semaine tout le monde!

Jocelyne Gagné (Mésange)

P.-S. Où étais-je hier? Dans ma paperasse. Là, j’en suis sortie… Enfin presque!

Travailleur autonome mais aussi travailleur de vie…

[Image prise sur le Web]


 
Lancer une entreprise, tout le monde peut le faire. Ça prend une idée (autant que possible une bonne), un peu de moyens (allant de quelques dollars en poche à quelques milliers), un minimum d’équipements (pour moi, un portable, une connexion Internet, papier et crayon suffisaient) et surtout du temps (idéalement plus de 24 h dans une journée!).
 
Là où ça pose un problème, ce n’est pas les moyens ni le soutien (qui souvent se rapproche plus du commentaire « est-ce que ça va être payant ton affaire? ») pas plus que l’idée qui dans certains cas est totalement farfelue (mais bon, souvent plus c’est fou, plus ça marche!). Non, le problème se situe au niveau du temps… Cette ressource composée de secondes, de minutes, d’heures, de semaines, de mois et d’années… et qui est trop souvent négligée dans l’équation. On s’imagine qu’on peut tout faire, le temps de crier ciseaux. (Ciseaux?!?!? Tant qu’à crier, criez : « Scandale au parlement! » D’accord, c’est plus long, mais au moins on va vous écouter!) Eh bien non…
 
Et puis, comme on a du temps en quantité — plus que les salariés qui eux courent toujours après le temps (bien oui, lorsqu’on travaille à notre compte, la banque nous prête et de l’argent et du temps. Je ne vous l’avais pas dit? Pardonnez-moi cet oubli sélectif, voulez-vous? En devenant entrepreneur, voilà qu’on nous dit qu’on a « enfin » le temps de faire notre travail et de réaliser nos rêves. Mouais… C’est ce qu’on nous dit.) —, on accepte tout, même le travail qui n’est pas dans nos cordes (d’ailleurs comment le savoir, si on n’a jamais essayé!).
 
Voilà. On lance nos intentions à tous vents, espérant que notre projet s’envole comme un magnifique cerf-volant. On est prêt à secouer notre destin pour lui dire dans le blanc des yeux : « Hé! je suis là! Alors ne m’oublie pas… »
 
Il fait beau, le soleil est au rendez-vous, on en profite pour aller prendre un café sur une terrasse ombragée. La vie d’entrepreneur, c’est plutôt cool en cette fin d’après-midi. Notre horaire flexible nous a permis de prendre congé le reste de la journée et de savourer cette belle lumière qui crée des ombres sur la mousse veloutée du cappuccino. Et voilà que le téléphone sonne.
 
Sans arrêt.
 
La boîte de messagerie déborde de courriels attendant une réponse de notre part.
 
L’univers nous a entendu…
 
Et il nous répond « massivement ».
 
Et une fois qu’on a dit à tout le monde qu’on est bon dans ce que l’on fait, que l’on est disponible, qu’on peut le faire, comment faire marche arrière sans avoir l’air complètement idiot? Songez-y? On ne peut tout simplement pas… On s’est pris les pieds dans l’engrenage, celui-là même qu’on a conçu, huilé et déclenché.
 
L’aspect flexible prend alors un autre sens. Notre journée de labeur qui se situait autour de sept heures bascule et connaît des pics de travail de douze, voire quinze heures. On se lève à l’aurore réveillant les oiseaux de par notre activité effrénée… Ben oui, notre délai (que dis-je nos délais!) nous attend comme la lame tranchante de la guillotine. Loin de nous stimuler, on redoute cette date. Elle nous rend malade. Parce qu’entre vous et moi, du temps, on n’en a pas!
 
C’est pourquoi j’affirme qu’un travailleur automne est un travailleur de vie. Il chamboule son existence pour sa vocation, son métier, sa passion, son projet. Il va repenser cent fois à son horaire pour maximiser cette ressource épuisable et non remplaçable qu’est le temps. Il va développer un talent que peu de gens possèdent : il va apprendre à prioriser et à choisir ce qui compte vraiment pour lui.
 
Forcément, il l’aura appris à la dure. Le manque de sommeil, une mauvaise alimentation (quand il pense à se nourrir), la perte d’amitiés seront le prix de cette longue bataille pour se créer une vie; une vie d’entrepreneur.
 
Certes, il va continuer à aider les autres, à accepter des contrats peu rentables, mais le plus important, il va apprendre à « se » choisir »… Qu’est-ce que je veux? Qu’est-ce qui me fait du bien? Qu’est-ce qui est important pour moi?
 
Voilà des questions auxquelles chacun de nous doit répondre (salarié ou non).
 
Ces derniers mois, j’ai appris (encore!) que parfois, il faut enlever tout le bagage qui pèse sur nos épaules et faire des choix. On regarde tout ce qu’on a déposé par terre et on évalue. Et bien souvent, ce ne sont que quelques éléments qui reprennent fidèlement leur place. Éléments plus légers et beaucoup mieux adaptés à la forme de nos épaules.
 
Être travailleur autonome? C’est travailler sa vie…
 
Donnons-lui la forme, la couleur et l’élan qui lui revient!
 
Jocelyne Gagné (Mésange)

Cinq minutes pour soi

Vous passez votre vie à devancer et à combler les besoins des autres. Trop souvent, vous cherchez à leur faire plaisir avant même de songer à vous faire plaisir. Une fois que c’est fait, vous vous dites : « Le renvoi d’ascenseur se fera et mon tour viendra. Mon tour viendra… Eh? C’est mon tour, là!»
 
Mais ce fameux tour ne vient pas.
 
Vous êtes déçu et frustré.
 
Ça se comprend! Votre réserve d’énergie, d’empathie et de temps disponible pour rendre service, secourir et assister les autres s’est épuisée. Il vous faut donc la remplir. Vous l’aurez compris : ce que vous aviez espéré en secret des autres ne viendra pas. Donc, si vous voulez reconstituer vos réserves n’attendez rien de l’extérieur; tournez-vous plutôt vers l’intérieur.
 
« Mais je suis à sec; je viens de le dire! »
 
Il reste toujours un p’tit quelque chose.
 
Et ce petit rien du tout c’est… le silence.
 
C’est dans le silence de votre cœur que vous ferez le plein d’amour, de sérénité et de vitalité. C’est en tournant les yeux vers l’intérieur que vous verrez combien vous êtes inestimable et précieux. D’abord pour vous. Ensuite pour les autres. Prenez cinq minutes pour vous regarder, vous apprécier et vous trouver génial. N’attendez pas que les autres le remarquent (ils ne le feront pas de toute façon, car ils sont beaucoup trop préoccupés par eux-mêmes). Faites-le pour vous! Et n’hésitez pas à vous faire le plus beau des sourires; vous le valez bien! 
 
Je vous le dis : ces petites marques d’appréciation ne sont pas un luxe, mais une première nécessité.
 
Ce matin, je vous invite à faire un 180° en songeant à vous en premier. Juste cinq minutes. Pas plus. Ceci n’est pas une conduite égocentrique, mais bien un signe de générosité envers vous-même. Et vous constaterez pourquoi tant de monde vous adore. Et si on a besoin de vous? Dites-vous ceci : « Ils peuvent bien attendre… cinq minutes! »
 
Bonne semaine tout le monde!
 
Jocelyne Gagné (Mésange)
 
 
 
 

Être le premier

Ce matin, je vous invite à faire différemment : être le premier ou la première dans tout ce que vous ferez. Ne croyez pas que je suis devenue tout à coup orgueilleuse et compétitive; ce n’est pas du tout le cas. Je vous demande simplement de faire ressortir votre leadership.
 
Nul besoin d’être chef d’entreprise ou d’avoir une équipe sous sa direction pour être leader; tous nous pouvons inspirer et influer fortement les gens qui nous entourent. Comment est-ce possible? En étant le premier dans tout.
 

Les dessous de la communication

Dernièrement, j’écoutais une petite conversation à une table voisine dans un restaurant. Non, n’ayez crainte, ce n’est pas de vous dont il est question, mais d’une majorité de couples qui vivent des hauts et des bas. Le sujet de leur échange ou plutôt de leur débat tournait autour d’un même axe : les toujours et les jamais. «Tu fais toujours tout de travers! Tu ne comprends jamais rien! Je ramasse toujours tout derrière toi! Je ne suis jamais consultée dans les décisions! Tu dépenses toujours trop! Tu ne penses jamais à mon anniversaire!» et ainsi de suite jusqu’à l’infini. Et l’élément sur lequel les deux antagonistes butaient était le délicat soutien-gorge à sécher sur la poignée du placard situé dans le salon du sous-sol.
 
[Madame]: Ben quoi? Il est dans le sous-sol! Qu’est-ce qui te dérange autant?
 
[Monsieur]: Justement, si du monde venait à se pointer, t’as idée de ce qu’ils vont penser?
 
[Madame] : Où veux-tu que je le mette? Tu refuses toujours d’installer une corde pour le séchage!
 
[Monsieur]: Évidemment! De quoi ça aurait l’air une corde qui nous pendouille au-dessus du nez pendant qu’on regarde la télé?
 
[Madame]: Justement, si tu avais rapetissé la taille du salon, j’aurais eu une pièce à moi pour suspendre ce genre de truc!
 
[Monsieur]: Mais c’est toi qui voulais un écran géant à ce que je sache! Faudrait que tu te fasses une idée! Argh, peu importe ce que je fais, ce n’est jamais à ton goût!

Quand la peur de l'inconfort nous encombre

C’est lors du transfert des articles saisonniers que je prends conscience de tout ce que je possède et de tout ce dont je vais avoir besoin pour affronter la nouvelle saison. Ce n’est pas croyable! Juste d’y penser, cela me donne envie de tourner les talons et d’aller vivre ailleurs, c’est-à-dire plus au sud, au sud du sud, là où le froid égale glaçon dans un verre à cocktail.
 
À bien y penser, ai-je vraiment besoin de tout cela?
 
Avant de répondre, permettez-moi de vous expliquer en bref la nature humaine : l’homme (et la femme) recherchera toujours à satisfaire deux besoins : éviter la souffrance (ou fuir l’inconfort) et rechercher le plaisir. Toute décision ou impulsion, tout comportement sera axé sur ce bon vieux principe – lequel est aussi âgé que l’humanité. Et on n’est pas prêt d’y renoncer, car il gouverne l’ensemble de nos faits et gestes.
 
Et pourtant, un peu d’inconfort n'a jamais fait mourir personne!

Bye bye le confort


Mon père a toujours apprécié la cuisine de ma mère et pour elle, c’était le plus beau compliment qu’il puisse lui faire, mais pour moi c’était tout un problème. Même si je reproduisais fidèlement les recettes de maman, dans les yeux de mon père je voyais bien que je n’arrivais pas à la cheville des talents de celle-ci. D’ailleurs, tout ce qui avait un goût différent de la cuisine de son épouse avait forcément mauvais goût. Alors j’en ai conclu ceci : papa aimait sa zone de confort et faisait le nécessaire pour y demeurer!
 

Une semence qui doit être plantée...

« Avant d’espérer la récolte, commençons par semer! »

Le printemps est arrivé avec la promesse des beaux jours et tout ce dont on a envie c’est de délaisser les livres d’horticulture pour aller inspecter le terrain. On fait le tour de nos plates-bandes, on vérifie l’écorce de nos arbres, on ramasse les branches cassées, on relève les plants qui ont ployé sous le poids de la neige, bref, on évalue le travail à faire dans les semaines à venir. Et lorsque cette belle flânerie s’achève enfin, on pousse la porte de la remise à jardin qui râle, grimace et résiste sous l’effort, impuissante à s’interposer à notre intention d’entrer dans le repère du jardinier. Mmmmm, ça sent la terre mouillée et le gazon séché. Rapidement on tourne le dos aux outils suspendus tête en bas pour se concentrer sur la boîte de sachets de semences et soudain on s’interroge: « Au fait, quand est-ce que j’ai acheté ces semences de carottes ? »
 
Si la mémoire a décidé d’oublier, il est normal que l’on ait fait de même ! Par conséquent, pour savoir si nos graines sont encore bonnes, il va falloir les mettre en terre, attendre entre quatre à six semaines et si rien ne pousse, on aura fait tout ce travail pour rien. Au final, on devra refaire les sillons, semer de nouvelles graines tandis que nos voisins contempleront d’un air gaga les magnifiques petites touffes striant le potager de jolies rayures vertes. En un mot, ils vont savourer leurs carottes bien avant qu’on puisse manger les nôtres!


Citation de Desmond Tutu

« Faites le bien, par petits bouts, là où vous êtes ; car ce sont tous ces petits bouts de bien, une fois assemblés, qui transforment le monde. » [Desmond Tutu]

Attention à la marche!


[Photographie tirée de Dreamstime]
«Facile d’accès ne veut pas dire sécuritaire.»

Avant que l’hiver nous quitte définitivement, j’ai décidé d’aller me balader dans le parc des chutes Dorwin. J’étais certaine que la couverture hivernale serait encore présente sur ce site enchanteur et que la crue des eaux serait impressionnante. Arrivée sur les lieux, je constatai que les pistes dans le bois étaient encore recouvertes de cette belle neige tombée la veille, cependant c’était loin d’être le cas pour le sentier menant aux chutes. Celui-ci était quasi impraticable tellement le redoux avait rendu le terrain boueux. J’ai avancé sur la pointe des pieds, les yeux fixés ailleurs pour ne pas voir cette mélasse adhérer à mes belles chaussures et en quelques pas, je pouvais enfin observer la nature en pleine débâcle. Wow !
 
Nullement rassasiée de cette superbe vue, je voulais en voir davantage et tout naturellement mes yeux se sont tournés en bas de l’escarpement, là où une autre plate-forme s’accrochait farouchement à la falaise bravant les tourbillons tumultueux. Pour accéder à ce point de vue, il fallait emprunter un escalier tellement couvert de neige qu’on ne voyait plus les marches. Mon mari a bien vu ma mine déconfite, mais aussi cette étincelle dans le regard qui signale que rien ne peut m’arrêter. Mettons les choses au clair : ce que nous étions sur le point d’entreprendre ce n’était pas une descente à la verticale mais plutôt à l’horizontale avec quelques culbutes et gémissements en cours de route.


Mark Twain Quote

"Twenty years from now you will be more disappointed by the things you didn’t do than by the ones you did, so throw off the bowlines, sail away from the safe harbor. Catch the trade winds in your sails. Explore. Dream."  
[Mark Twain­]

Citation de Jacques Prévert

« Il faudrait essayer d'être heureux, ne serait-ce que pour donner l'exemple. »
[Jacques Prévert]

Citation de David Whyte

« Certaines choses ne peuvent être perçues ou découvertes tant que nous n'avons pas été frappé ou affligé pendant un certain temps. Naviguer dans le calme est plaisant, mais ça ne vous permet pas d'explorer des mondes inconnus. » [David Whyte]

De pierre et d'envie...

Prisonnière de la pierre, j’attends.
Je rêve des mains de l’artisan
Qui viendront me caresser, me transformer.
 
Captive du temps, je me languis.
D’autres pierres sont choisies
Et m’abandonnent à mon triste sort.
 
Sans savoir pourquoi,
Comme secouée par en dedans,
J’ai envie de m’élever, de grandir.
 
Je ne vois ni pic, ni pelle
Que la clarté cruelle
Du jour qui décline.
 
Encore une nuit dans mon tombeau,
Encore une nuit à espérer les coups du marteau
Qui viendront me délivrer.
 
L’attente est insupportable
L’ennui, intolérable
Je dois bouger.
 
Un coup sec,  un seul suffira
Pour m’éloigner du trépas
Vers lequel je glisse.
 
[Photographie réalisée par J. Gagné, oct. 2012]
[Marie de Magdala (Marie-Madeleine)]
 
Un jour nouveau se lève
Et voilà que mon rêve
À son tour m’attend.
 
Nonchalamment appuyé
Contre le tronc d’un arbre fatigué,
L’artisan me regarde.
 
Et dans le bleu de ses yeux
Je vois le beau et le merveilleux
De mon avenir, de mon devenir.
 
Jadis j’étais une pierre
Simple et ordinaire
Qui a su forcer son destin.
 
Désormais je suis femme,
Un cœur et une âme
Avec une foi inébranlable.
 
Et ce que je tiens entre les mains
Ce sont mes secrets, mes rêves et mon destin.
 
 
[Jocelyne Gagné, fév. 2013]
 

Citation de Edward Everett

« Certes, je ne suis qu'un. Mais je suis un. Je ne peux pas tout faire. Mais je peux faire quelque chose. Et le fait de ne pas pouvoir tout faire ne m'autorise pas à refuser de faire ce que je peux faire. » [Edward Everett]