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Can you feel it?

«I am so in love!»

There is nothing to add
Nothing to remove.
The purpose of life
Is not to live
But... to love.

Jocelyne Gagné


Est-ce vraiment suffisant?

Quoi qu’on en pense, on n’aime jamais assez
- ce que l’on est,
- ce que l’on fait, 
- ce qui nous entoure, 
- ceux que nous côtoyons, 
- la vie en général. 

Mais qu’est-ce qui nous retient ainsi? Aurions-nous peur d’y laisser une part de nous-mêmes en osant aimer intensément? 

Lorsque le pommier abandonne ses fruits, il ne se dit pas : « Zut! je viens perdre une bonne partie de moi-même! Ça m’apprendra à laisser faire le vent. La prochaine fois, je retiens tous mes fruits. Ainsi, ils ne tomberont pas et ne seront pas meurtris par ce sol trop dur ou lancés par des enfants indisciplinés. » L’arbre a compris qu’en donnant tout ce qu’il possède, il fait preuve d’amour envers la vie; cette vie qui attend avec impatience ses fruits qui serviront soit de semences, soit d’engrais ou encore à remplir les ventres affamés et les réserves d’hiver. 

Il n’attend rien; il offre tout simplement de bon cœur, car le but ultime du pommier n’est-il pas de « donner » des pommes? 

Citation de Khalil Gibran

« Si vous ne pouvez travailler avec amour mais seulement avec dégoût, il vaut mieux quitter votre travail et vous asseoir à la porte du temple et recevoir l'aumône de ceux qui travaillent dans la joie. » 

[Khalil Gibran]

Le jour où...

C'est lundi.

J'avais envie d'un bon café.
Non pas celui que je vous prépare d'habitude,
Mais un autre.
 
Je désirais aussi un peu de repos.
Pour ma tête fatiguée,
Pour mes idées entremêlées.
 

Et puis, je me suis dit:
Je me fais plaisir;
Je vous laisse avec les mots de Kim Mc Millen.
 
Bonne semaine tout le monde!
 
Mésange
* * *
 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai

[Titre original: When I loved myself enough]

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris qu’en toutes circonstances, j’étais à la bonne place, au bon moment. Et, alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Estime de soi.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle n’étaient rien d’autre qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de vouloir une vie différente et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation, ou une personne, dans le seul but d’obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Respect.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai commencé à me libérer de tout ce qui ne m’était pas salutaire, personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie. Au début, ma raison appelait ça de l’égoïsme.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Amour Propre.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé d’avoir peur du temps libre et j’ai arrêté de faire de grands plans, j’ai abandonné les mégas projets du futur. Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime, quand ça me plaît et à mon rythme.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de chercher à toujours avoir raison et me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.
Aujourd’hui, j’ai découvert l’Humilité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir. Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois, et ça s’appelle Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir, mais si je la mets au service de mon cœur, elle devient une alliée très précieuse.

-Texte de Kim Mc Millen publié par sa fille Alison en 2001


Laisser tomber les préliminaires? Jamais!

Prendre son temps avant nous évite de perdre du temps après, mais pour plusieurs, le fait d’aller droit au but leur fait épargner une belle perte de temps avant comme après. Du moins, c’est ce qu’ils s’imaginent… 


Sommes-nous à l’ère du plus vite, plus haut, plus fort? Non, nous nous sommes arrêtés au premier segment de la devise olympique. Au prochain millénaire, on devrait être rendu au plus haut et mille ans plus tard, probablement au plus fort, mais pour l’instant, nous sommes à l’ère du plus vite qui évolue super vite quand en définitive on souhaiterait que tout aille super extra vite!

Plus d’extra pour le même prix? C’est à voir! 

Citation de Albert Jacquard

« L'amoureux qui espère ressent plus de bonheur que l'amoureux qui a obtenu! »  [Albert Jacquard]

Une source d'amour


L’hiver s’installe et pourtant j’aimerais tant retrouver les couleurs de l’automne et la douce fraîcheur de cette saison. Je sais, je m’accroche! Je devrais plutôt laisser aller, accepter ce qui vient plutôt que de regretter ce qui n’est plus… C’est loin d’être facile, je l’avoue.

Il m’arrive de penser que l’humain a du mal à lâcher le morceau. Vous ne me croyez pas? Permettez-moi d’illustrer mon propos :

S'y prendre autrement...

 
Pourquoi céder à l’agitation intérieure en cherchant des réponses quand celles-ci font surface uniquement lorsque l’esprit retrouve son calme?

Il m'est arrivé de me demander ce qu’aurait pu être ma vie si je m’étais engagée dans une autre voie, si j’avais effectué d’autres choix. Évidemment, le résultat aurait été différent. De beaucoup? Je n’en sais rien. D’ailleurs, il serait inutile de m’éterniser sur un conditionnel passé qui n’a jamais eu lieu et qui ne verra probablement jamais le jour. Cependant certains soirs, quand le sommeil me boudait et que les rêves me désertaient pour me laisser seule avec mes pensées dans cette obscurité de plus en plus grandissante, de plus en plus troublante, je cherchais parmi mes souvenirs et mes réflexions si quelque part au fond de moi je pourrais trouver cette preuve me certifiant que j’avais fait les bons choix, que je faisais vraiment ce que j’aimais. Je fouillais dans tous les recoins de mon être, retournant les tiroirs de ma conscience, chamboulant au passage mes émotions et pourtant, je ne trouvais pas les réponses tant espérées.
 
Et puis un beau jour je me suis demandée : « Et si je m’y prenais de la mauvaise manière? Si au lieu de chercher la certitude que ce que je fais est réellement ce que j’aime, j’essayais plutôt d’apprendre à aimer ce que je fais? » Oh! Cela méritait une bonne réflexion.
 
Apprendre à aimer ce que je fais… Vraiment tout? Ma foi, c’est le travail de toute une vie!