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Bonne tête et gros bras

Du plus loin que je me rappelle, j’ai toujours trouvé que les étapes d’un projet me faisaient l’effet de dos-d’âne disposés en travers de la chaussée m’obligeant à ralentir, moi qui m’obstinais à vouloir arriver au plus vite au résultat.

Cela m’a pris des années avant de réaliser que si je ne voulais pas me casser la gueule dans ma hâte d’en finir au plus vite, j’allais devoir procéder autrement. 

En disposant d’un plan. 

D’un plan marqué d’étapes et d’un échéancier. 

Je vous entends déjà ronfler… Je vous comprends. 

J’ai jadis ronflé, et ce, pour les mêmes raisons. 

Et plus d’une fois, j’ai dû soigner mon nez (et certaines parties de mon anatomie sensibles aux coups durs de la vie) à cause d’une insuffisance de réflexion et de préparation; l’expérience m’a démontré à la dure que si on ne procède pas par étapes, on n’y arrive tout simplement pas. 

Je le reconnais : je suis portée à mettre la charrue devant les bœufs… Par conséquent, il m’arrive de m’énerver devant cette même charrue et de me plaindre qu’elle n’avance pas, grognant contre ces bêtes qui me bousculent par-derrière et dont l’odeur ferait fuir les mouches et toute bonne volonté. Bref, cela demande tout un contrôle pour revenir à mes fameuses étapes… Et du courage. 

Pourquoi est-ce que je vous raconte ça? Eh bien, parce que c’est facile de s’éparpiller et de dilapider son énergie aux quatre vents. Il est commode de sauter des étapes (surtout celles qui nous rebutent) en se disant que personne ne va le remarquer, qu’on va y arriver avec peu d’efforts. 

C’est toujours ce que l’on croit. 

Oui, c’est facile de s’épuiser à être partout à la fois tout ayant l’impression que rien n’avance. C’est tuant psychologiquement de se rendre compte qu’il y a toujours quelque chose qu’on a oublié de faire à la fin de la journée. Et plus encore, que ce sur quoi on a consacré tous nos efforts et que l’on a fait à la perfection ne comptait que pour des « peanuts ». 

Je le sais, car je l’ai vécu. Plus d’une fois. Et je peux vous certifier qu’un plan simple vaut mieux que pas de plan du tout. Qu’un plan simple vaut mieux qu’un plan parfait qu’on laisse dormir dans le tiroir. Et j’ai réalisé aussi ceci : certaines tâches doivent être faites que ça nous plaise ou non et que la perfection, à certains moments, n’a pas sa place. 

Alors, j’ai fait un plan pour tout ce qui semblait énorme dans ma vie. Le fait de procéder par étapes, un coup de pelle à la fois, m’a assuré de deux choses : 1) le tas de terre qui me dérangeait va finir par disparaître et 2) si j’ai été capable de charrier quarante-huit brouettées de terre, je pouvais réaliser n’importe quoi. 

Vous savez quoi? Mon tas de terre a disparu. Le tri des papiers a été fait. La vente des outils tire à sa fin. Le garage s’est vidé de tout ce qui l’encombrait et la maison respire la fraicheur et le renouveau pour les prochains occupants. Je suis fin prête à entamer la prochaine étape : laisser tout doucement certains souvenirs se dissoudre dans le temps et fixer mon attention sur le présent - celui-là même qui forgera mon futur. 

Un plan, c’est bien. Et le suivre méthodiquement en restant ouvert aux surprises de la vie, c’est encore mieux. 

En ce lundi matin, je vous invite à procéder par étapes dans tout ce qui vous semble gros, insurmontable. En somme, allez-y un coup de pelle à la fois. 

Bonne semaine! 

Jocelyne Gagné


Travailleur autonome mais aussi travailleur de vie…

[Image prise sur le Web]


 
Lancer une entreprise, tout le monde peut le faire. Ça prend une idée (autant que possible une bonne), un peu de moyens (allant de quelques dollars en poche à quelques milliers), un minimum d’équipements (pour moi, un portable, une connexion Internet, papier et crayon suffisaient) et surtout du temps (idéalement plus de 24 h dans une journée!).
 
Là où ça pose un problème, ce n’est pas les moyens ni le soutien (qui souvent se rapproche plus du commentaire « est-ce que ça va être payant ton affaire? ») pas plus que l’idée qui dans certains cas est totalement farfelue (mais bon, souvent plus c’est fou, plus ça marche!). Non, le problème se situe au niveau du temps… Cette ressource composée de secondes, de minutes, d’heures, de semaines, de mois et d’années… et qui est trop souvent négligée dans l’équation. On s’imagine qu’on peut tout faire, le temps de crier ciseaux. (Ciseaux?!?!? Tant qu’à crier, criez : « Scandale au parlement! » D’accord, c’est plus long, mais au moins on va vous écouter!) Eh bien non…
 
Et puis, comme on a du temps en quantité — plus que les salariés qui eux courent toujours après le temps (bien oui, lorsqu’on travaille à notre compte, la banque nous prête et de l’argent et du temps. Je ne vous l’avais pas dit? Pardonnez-moi cet oubli sélectif, voulez-vous? En devenant entrepreneur, voilà qu’on nous dit qu’on a « enfin » le temps de faire notre travail et de réaliser nos rêves. Mouais… C’est ce qu’on nous dit.) —, on accepte tout, même le travail qui n’est pas dans nos cordes (d’ailleurs comment le savoir, si on n’a jamais essayé!).
 
Voilà. On lance nos intentions à tous vents, espérant que notre projet s’envole comme un magnifique cerf-volant. On est prêt à secouer notre destin pour lui dire dans le blanc des yeux : « Hé! je suis là! Alors ne m’oublie pas… »
 
Il fait beau, le soleil est au rendez-vous, on en profite pour aller prendre un café sur une terrasse ombragée. La vie d’entrepreneur, c’est plutôt cool en cette fin d’après-midi. Notre horaire flexible nous a permis de prendre congé le reste de la journée et de savourer cette belle lumière qui crée des ombres sur la mousse veloutée du cappuccino. Et voilà que le téléphone sonne.
 
Sans arrêt.
 
La boîte de messagerie déborde de courriels attendant une réponse de notre part.
 
L’univers nous a entendu…
 
Et il nous répond « massivement ».
 
Et une fois qu’on a dit à tout le monde qu’on est bon dans ce que l’on fait, que l’on est disponible, qu’on peut le faire, comment faire marche arrière sans avoir l’air complètement idiot? Songez-y? On ne peut tout simplement pas… On s’est pris les pieds dans l’engrenage, celui-là même qu’on a conçu, huilé et déclenché.
 
L’aspect flexible prend alors un autre sens. Notre journée de labeur qui se situait autour de sept heures bascule et connaît des pics de travail de douze, voire quinze heures. On se lève à l’aurore réveillant les oiseaux de par notre activité effrénée… Ben oui, notre délai (que dis-je nos délais!) nous attend comme la lame tranchante de la guillotine. Loin de nous stimuler, on redoute cette date. Elle nous rend malade. Parce qu’entre vous et moi, du temps, on n’en a pas!
 
C’est pourquoi j’affirme qu’un travailleur automne est un travailleur de vie. Il chamboule son existence pour sa vocation, son métier, sa passion, son projet. Il va repenser cent fois à son horaire pour maximiser cette ressource épuisable et non remplaçable qu’est le temps. Il va développer un talent que peu de gens possèdent : il va apprendre à prioriser et à choisir ce qui compte vraiment pour lui.
 
Forcément, il l’aura appris à la dure. Le manque de sommeil, une mauvaise alimentation (quand il pense à se nourrir), la perte d’amitiés seront le prix de cette longue bataille pour se créer une vie; une vie d’entrepreneur.
 
Certes, il va continuer à aider les autres, à accepter des contrats peu rentables, mais le plus important, il va apprendre à « se » choisir »… Qu’est-ce que je veux? Qu’est-ce qui me fait du bien? Qu’est-ce qui est important pour moi?
 
Voilà des questions auxquelles chacun de nous doit répondre (salarié ou non).
 
Ces derniers mois, j’ai appris (encore!) que parfois, il faut enlever tout le bagage qui pèse sur nos épaules et faire des choix. On regarde tout ce qu’on a déposé par terre et on évalue. Et bien souvent, ce ne sont que quelques éléments qui reprennent fidèlement leur place. Éléments plus légers et beaucoup mieux adaptés à la forme de nos épaules.
 
Être travailleur autonome? C’est travailler sa vie…
 
Donnons-lui la forme, la couleur et l’élan qui lui revient!
 
Jocelyne Gagné (Mésange)

Quand l'avenir s'assombrit



L’autre jour dans un petit resto sympa, j’entendais à une table voisine, un couple discuter. Sincèrement, je ne voulais pas écouter ni m’immiscer dans leur échange. Malgré tout, les soupirs de l’homme étaient si déchirants qu’ils me touchèrent droit au cœur.
 
Et j’ai écouté…
 
On ne devrait jamais faire ça.
 
Mais je l’ai fait.
 
Pourquoi? Honnêtement, je voulais savoir ce qui pouvait le mettre dans un tel état. 
 
L’homme, ayant laissé derrière lui plus de pages écrites que de pages blanches devant lui, semblait profondément malheureux. En dépit des nombreuses tentatives de sa femme pour le réconforter en lui faisant voir le bon côté des choses, rien n’arrivait à lui faire décoller le nez du désespoir dans lequel il semblait être plongé.
 
Voici ce que j’ai entendu…
 
  — Je suis trop vieux, se désespérait-il à dire. Comment veux-tu que je me trouve du travail? Aucune compagnie ne veut de travailleurs âgés de plus de cinquante-cinq ans. Je te le dis : je ne vois vraiment pas comment on va s’en sortir.
 
  — Ne t’inquiète pas, rassura sa partenaire. On trouvera bien. En attendant, il y a les prestations d’assurance-emploi*. Avec ça, on va pouvoir tenir quelques mois.
 
  La main déposée sur la grosse patte de l’homme n’arrivait pas à insuffler réconfort et consolation.

  — On ne vit pas avec ça, tu le sais aussi bien que moi. On survit à peine. Aussi bien dire que c’est trois fois rien.
 
  Il fit une pause et aspira tout l’air dans la pièce.
 
  Puis ajouta :
 
  — D’après toi, qu’est-ce qui va se passer après ces quelques mois? Moi, je vais te le dire : je vais être encore plus vieux! Et je n’aurai toujours pas d’emploi.
 
  Cette fois-ci, la femme plongea, elle aussi, le nez dans le désespoir — était-ce le même ou un autre? Je ne saurais le dire —, et à ce moment-là, j’aurais eu envie de leur dire ce que je pensais de la vieillesse.
 
Certes, on évalue le travailleur selon sa date de naissance. Plusieurs vous diront que 1960 est une mauvaise année pour ceux qui rêvent de retourner sur le marché de l’emploi. Pour les employeurs, les sixties ne sont que de bons vieux succès qu’ils aiment écouter avec nostalgie les week-ends en faisant le ménage de leur garage, sans plus. Si vous êtes nés dans les années 60 ou en dessous, on vous dira que vous êtes trop vieux, dépassé, obsolète, bon pour ramasser la poussière.
 
Pas du tout!
 
D’accord, je peux admettre que les jeunes semblent plus performants, plus endurants, et ce, pour un salaire moindre. Il se peut qu’ils aient des idées plein la tête et le cœur gonflé par l’enthousiasme.
 
Peut-être.
 
Peut-être pas.
 
À mon avis, ce n’est pas le fait d’être vieux qui est un crime de nos jours; c’est le fait d’avoir une pensée « vieille ». Et je peux vous dire que j’en connais des jeunes (et des moins jeunes) qui pensent « en vieux ». C’est vrai! Pour certains, le fait de s’impliquer dans leur emploi n’est pas une priorité. Émettre des suggestions qui feront faire des économies à leur employeur?  Proposer des idées avant-gardistes? « Hé? J’ai une vie à vivre, moi! », répondront-ils.
 
Ce que je crois c’est ceci : les entreprises ont besoin d’une pensée jeune. Et c’est quoi une pensée jeune? C’est faire preuve de curiosité, de créativité, de passion et d’intérêt. C’est démontrer une certaine ouverture face à la nouveauté et d’avoir le goût de s’impliquer afin de voir les changements s’opérer.
 
Donc, que l’on soit jeune ou non, les entreprises qui prospèrent sont celles qui ont une équipe composée de gens qui croient que rien n’est impossible. Ces travailleurs ont de l’audace et du courage, parce qu’ils veulent faire de leur mieux en tout temps.
 
Vous êtes vieux? Ça se peut.
 
Vous êtes vieux et stimulés par les défis?
 
Nous avons du travail pour vous!
 
Bonne semaine tout le monde!
 
Jocelyne Gagné (Mésange)

*Assurance-emploi : C’est un programme qui offre un revenu temporaire aux Canadiens qui ont perdu leur emploi sans en être responsable.

Les bons choix

Chers internautes, vous l’avez remarqué : je suis en retard. Le grand fautif n’est ni mon réveil ni mon manque de discipline, mais bien moi-même : avec la période des Fêtes, je me suis emmêlée dans mes journées… J’espère que vous me pardonnerez.
 
Pour certains, le temps des Fêtes est synonyme d’un beau et long congé et pour d’autres, c’est le retour au travail. Ce n’est pas facile, une fois que l’on a bien fêté, veillé un peu trop tard et fait quelques excès de table, de reprendre le rythme! Il serait tellement plus aisé d’appeler au bureau pour dire que l’on est malade et de rester au lit pendant que les autres font le travail à notre place.
 
Mais on ne le fait pas; on a compris que tout n’est pas nécessairement facile dans la vie, c’est ce qui ajoute de la valeur à ce que l’on fait. Je vous dis ça, parce que ce matin, je vous assure, mon oreiller était très confortable et mes rêves, tout aussi agréables. J’aurais pu choisir le repos plutôt que d’être debout à six heures pour rédiger « mon café du matin ». J’ai fait mon choix, il y a de cela longtemps: j’ai choisi d’être debout pour voir mon rêve se réaliser.
 
En ce lundi matin, je vous invite à diriger votre attention non pas sur l’effort, mais plutôt sur le gain obtenir.  Vous verrez, quitter le lit n’a jamais été aussi facile!
 
Dites-moi maintenant, qu’est-ce qui vous pousse à vous lever?  Et si vous êtes encore au lit, qu’est-ce qui vous pousse à y demeurer?
 
Bon lundi et bonne semaine tout le monde!
 
Jocelyne Gagné (Mésange)
 
 
 

Qui fait vivre qui?

Lors d’une mise à pied, ils sont peu nombreux au banc des accusés : il y a la direction et la main d’œuvre. Chacun y va de son interprétation des faits. Le coupable? C’est forcément l’autre!


En période de récession, les congédiements sont nombreux et les raisons multiples. Mais plus souvent qu’autrement, c’est une question de chiffres. Si les dépenses sont plus élevées que les revenus, on doit alors couper dans ce qui ne rapporte pas. Cela va de soi.
 
Et les salaires font partie des plus grosses dépenses de l’entreprise.

Pearl S. Buck Quote

“ The secret of joy in work is contained in one word – excellence. To know how to do something well is to enjoy it.” 

[Pearl S. Buck]

Citation de Khalil Gibran

« Si vous ne pouvez travailler avec amour mais seulement avec dégoût, il vaut mieux quitter votre travail et vous asseoir à la porte du temple et recevoir l'aumône de ceux qui travaillent dans la joie. » 

[Khalil Gibran]

Citation de Abraham Maslow

« Quand on n’a qu’un marteau, tous les problèmes deviennent des clous. »

[Abraham Maslow]

Ça ne donne rien...

Presque chaque jour je rencontre des gens pour leur parler des produits Arbonne. En plus d’être sûrs, purs et bénéfiques pour la peau, ils procurent un extra non négligeable : parce qu’on se sent belle, on gagne en assurance et parce qu’on gagne en assurance, on se sent belle et bien dans sa peau. Naturellement, je ne peux résister à l’envie de partager avec d’autres les bienfaits de ces produits. Alors j’en parle à ceux qui m’entourent, à des gens qui croisent ma route…

Cependant, il m’arrive de croire que je perds mon temps; soit ils ne sont pas réceptifs, soit ils sont sceptiques, soit ils démontrent tout au plus un intérêt poli. Alors je serais tenté de dire que ça ne donne rien, que je devrais investir moins de temps car au bout du compte, ils me font perdre du temps. L’erreur que je fais, c’est que je m’attarde à la récolte plutôt qu’aux semences. Est-ce que le cultivateur se dit qu’il perd son temps lorsqu’il laboure et sème son champ? Est-ce qu’il se dit une fois la tâche terminée, eh bien mon vieux, tu as perdu trois jours à semer. Tu vois bien, il n’y a rien qui a poussé. Vends ta ferme et tes terres, c’est peine perdue! Au contraire, il est satisfait de ses efforts car tout ce qu’il avait à faire durant ces trois jours, c’était labourer et semer. Et c’est ce qu’il a fait. Alors il se récompense en se reposant un moment sur sa galerie pour savourer son café dans le déclin du jour. Son regard se perd dans l’horizon. Il oublie le soleil qui lui brûle les yeux, la fatigue des derniers jours, les ampoules aux mains et ne voit qu’une seule chose : un champ de blé dansant dans la lumière dorée. Il sait que ce n’est pas pour tout de suite, mais il sait que c’est pour bientôt… 

Si vous croyez que ce que vous faites ne semblent pas donner les résultats escomptés, détrompez-vous : les résultats sont là; ils ne sont juste pas visibles pour l’instant. Il faut laisser le temps à la semence de germer, de pousser jusqu’à maturité afin de pouvoir en faire la récolte. 

Quand vous voulez quelque chose, posez-vous une seule question: est-ce que j’ai semé aujourd’hui? Si oui, vous avez fait du bon boulot! Si non, retroussez vos manches et faites ce qui doit être fait. 

En savourant mon café ce matin, je pense à vous, à vos projets, à vos rêves. Je vous connais bien, vous êtes d’excellents semeurs alors c’est certain qu’au bout du compte quelque chose poussera! 

Bonne semaine tout le monde! 

Mésange

S'y prendre autrement...

 
Pourquoi céder à l’agitation intérieure en cherchant des réponses quand celles-ci font surface uniquement lorsque l’esprit retrouve son calme?

Il m'est arrivé de me demander ce qu’aurait pu être ma vie si je m’étais engagée dans une autre voie, si j’avais effectué d’autres choix. Évidemment, le résultat aurait été différent. De beaucoup? Je n’en sais rien. D’ailleurs, il serait inutile de m’éterniser sur un conditionnel passé qui n’a jamais eu lieu et qui ne verra probablement jamais le jour. Cependant certains soirs, quand le sommeil me boudait et que les rêves me désertaient pour me laisser seule avec mes pensées dans cette obscurité de plus en plus grandissante, de plus en plus troublante, je cherchais parmi mes souvenirs et mes réflexions si quelque part au fond de moi je pourrais trouver cette preuve me certifiant que j’avais fait les bons choix, que je faisais vraiment ce que j’aimais. Je fouillais dans tous les recoins de mon être, retournant les tiroirs de ma conscience, chamboulant au passage mes émotions et pourtant, je ne trouvais pas les réponses tant espérées.
 
Et puis un beau jour je me suis demandée : « Et si je m’y prenais de la mauvaise manière? Si au lieu de chercher la certitude que ce que je fais est réellement ce que j’aime, j’essayais plutôt d’apprendre à aimer ce que je fais? » Oh! Cela méritait une bonne réflexion.
 
Apprendre à aimer ce que je fais… Vraiment tout? Ma foi, c’est le travail de toute une vie!

Après le bip, ne laissez pas de message…

[Photographie réalisée par Robert Lemire]
La seule voie possible quand un refus poli ne fonctionne pas c’est la sortie de secours.
 
Le mot vacances est, à mon avis, le mot le plus beau du dictionnaire, et ce, juste après le mot possible. Même s’il y a une richesse du vocabulaire entre les deux, rien n’égale la sensation de liberté qui se dégage de ce mot merveilleux lorsqu’il est prononcé : Vacaaances! Et aussitôt échappé de notre bouche, voilà que l’on fait des envieux… D’une certaine façon, ça nous fait vraiment plaisir!
 

Hors du trou de souris...

Il fait noir dans un trou de souris. On a l’impression que rien ne bouge à l’intérieur, mais c’est faux; la petite souris travaille fort. Depuis des jours, elle cherche l’interrupteur… 


Bonjour mes ami(e)s!

J’ai l’impression qu’un siècle s’est écoulé depuis nos derniers échanges! Je crois que je suis restée trop longtemps dans mon trou de souris; j’en ai perdu la notion du temps. De plus, je suis sincèrement navrée de vous avoir négligés; j’ai, pour ainsi dire, totalement déconnecté de la toile du Net.
 
Pour répondre à votre belle curiosité, il me fait plaisir de vous préciser les raisons de cette longue absence : durant les dernières semaines, j’ai travaillé sur un projet d’écriture. Non, je n’ai pas touché à mon manuscrit, ni œuvré au développement d’une autre idée, quoique par moment, c’était drôlement attirant. En fait, j’ai rédigé et soumis plusieurs articles dans le but de susciter l’intérêt d’un magazine. J’ose espérer que le message véhiculé au fil des pages proposées saura toucher une corde sensible chez la personne qui les lira. L’objectif derrière cette initiative? Utiliser ma plume pour donner du courage aux femmes (et hommes) d’aujourd’hui. Loin d’être une utopie, c’est un besoin qui ne demande qu’à être comblé.
 

Une semence qui doit être plantée...

« Avant d’espérer la récolte, commençons par semer! »

Le printemps est arrivé avec la promesse des beaux jours et tout ce dont on a envie c’est de délaisser les livres d’horticulture pour aller inspecter le terrain. On fait le tour de nos plates-bandes, on vérifie l’écorce de nos arbres, on ramasse les branches cassées, on relève les plants qui ont ployé sous le poids de la neige, bref, on évalue le travail à faire dans les semaines à venir. Et lorsque cette belle flânerie s’achève enfin, on pousse la porte de la remise à jardin qui râle, grimace et résiste sous l’effort, impuissante à s’interposer à notre intention d’entrer dans le repère du jardinier. Mmmmm, ça sent la terre mouillée et le gazon séché. Rapidement on tourne le dos aux outils suspendus tête en bas pour se concentrer sur la boîte de sachets de semences et soudain on s’interroge: « Au fait, quand est-ce que j’ai acheté ces semences de carottes ? »
 
Si la mémoire a décidé d’oublier, il est normal que l’on ait fait de même ! Par conséquent, pour savoir si nos graines sont encore bonnes, il va falloir les mettre en terre, attendre entre quatre à six semaines et si rien ne pousse, on aura fait tout ce travail pour rien. Au final, on devra refaire les sillons, semer de nouvelles graines tandis que nos voisins contempleront d’un air gaga les magnifiques petites touffes striant le potager de jolies rayures vertes. En un mot, ils vont savourer leurs carottes bien avant qu’on puisse manger les nôtres!


Dans le rouge !

[Photographie tirée de Dreamstime]
« On peut faire dire ce que l'on veut aux chiffres; tout est question d'interprétation! »

Du plus loin que je me rappelle, je n’ai jamais aimé les chiffres. Premièrement, à la moindre petite erreur, le résultat s’en trouvait changé et deuxièmement, il n’y avait aucune créativité à enligner des chiffres les uns à la suite des autres.
 
Aujourd’hui, je ne peux éviter les chiffres puisque c’est moi qui dois assumer l’administration de notre entreprise, mais entre vous et moi, je suis un très mauvais comptable ! Pourtant, je paie mes comptes au moment opportun, mes factures sont émises dans les délais requis et mes dossiers sont soigneusement classés. De plus, chaque donnée est enregistrée méthodiquement dans mon logiciel comptable et tout ce qui est inscrit dans une colonne doit balancer avec une autre colonne. Donc, si j’ai dépensé 1 000 $ pour l’achat d’un ordinateur, automatiquement il y aurait un retrait de ce montant dans mon compte bancaire mais aussi un ajout du même montant dans mes acquisitions. Ça va jusque là ?
 
En regardant de plus près ma comptabilité, j’ai réalisé une chose que dans la vie, ça ne marche pas de cette façon : si on veut réussir, on doit doubler ses tentatives, ses efforts, sa quantité d’échecs pour obtenir ce que l’on veut. En somme, on doit investir plus ! 
 
Alors pourquoi suis-je un mauvais comptable ? Eh bien dans ma vie, je ne balance pas du tout !  Mon compte effort est souvent dans le rouge et mes acquis sont peu nombreux. Je fais beaucoup trop de retraits dans le compte temps disponible et j’investis très peu dans le compte repos à prévoir. Peut-être me faudrait-il rééquilibrer mon budget ou embaucher un meilleur comptable ? Quoi qu’il en soit, cette vie dans laquelle j’investis plus que de raison, me comble. Je ne crains pas de dépenser sans compter, de vider mon compte d’enthousiasme, de courage, de détermination pour obtenir ce que je veux.
 
On peut faire dire ce que l’on veut aux chiffres, la preuve ?  Je ne suis pas dans le rouge, au contraire, je viens de faire le plus gros investissement du siècle : j’ai investi en moi !
 
Bonne et belle semaine tout le monde !
 
Mésange

Citation de William Shakespeare

"Si l'on passait l'année entière en vacances ; s'amuser serait aussi épuisant que travailler."  [William Shakespeare]