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Quand la peur de l'inconfort nous encombre

C’est lors du transfert des articles saisonniers que je prends conscience de tout ce que je possède et de tout ce dont je vais avoir besoin pour affronter la nouvelle saison. Ce n’est pas croyable! Juste d’y penser, cela me donne envie de tourner les talons et d’aller vivre ailleurs, c’est-à-dire plus au sud, au sud du sud, là où le froid égale glaçon dans un verre à cocktail.
 
À bien y penser, ai-je vraiment besoin de tout cela?
 
Avant de répondre, permettez-moi de vous expliquer en bref la nature humaine : l’homme (et la femme) recherchera toujours à satisfaire deux besoins : éviter la souffrance (ou fuir l’inconfort) et rechercher le plaisir. Toute décision ou impulsion, tout comportement sera axé sur ce bon vieux principe – lequel est aussi âgé que l’humanité. Et on n’est pas prêt d’y renoncer, car il gouverne l’ensemble de nos faits et gestes.
 
Et pourtant, un peu d’inconfort n'a jamais fait mourir personne!

Une terre universelle

Il m’est impossible de dire que je n’aime pas la politique. Il faudrait d’abord que je m’y intéresse un tant soit peu, que je l’explore, la découvre et la comprenne pour qu’ensuite je puisse dire, si oui ou non j’aime la politique.
 
Alors comme je m’y connais peu en la matière, c’est à titre de femme de plume, amoureuse des mots, que je m’adresse à vous…
 
Chacun de nous avons une île quelque part dans le cœur. Cet endroit uniquement accessible par nous et où l’on peut se retirer, s’isoler, se retrouver en toute quiétude. C’est un lieu si parfait qu’on n’en parle à personne de peur qu’on ne lui trouve quelques défauts, quelques nuages dans notre beau ciel bleu. Ah! mais on a une image bien nette de ce petit paradis! Son climat n’est ni trop chaud ni trop froid, légèrement influencé par la brise marine. Il y a une petite colline, une plage de sable fin, une rivière qui serpente pour se jeter dans la mer et évidemment un hamac pour se reposer du monde extérieur. Pour parer à toutes les éventualités, on a amarré une barque tout équipée pour aller pêcher. Nul besoin de s’en servir, car notre appétit s’est vite rassasié par tant de beauté.
 
Il va de soi, ses habitants sont très accommodants. Puisqu'on y va en solo, la seule personne que l’on doit tolérer, c’est nous-même. Et pour que tout fonctionne comme sur des roulettes, on a instauré un règlement — quand même, on est civilisé! Et puis pourquoi se compliquer la vie? Une seule règle suffit : on n’emmène personne sur notre l’île!

Mark Twain Quote

"Twenty years from now you will be more disappointed by the things you didn’t do than by the ones you did, so throw off the bowlines, sail away from the safe harbor. Catch the trade winds in your sails. Explore. Dream."  
[Mark Twain­]

Le génie hors de sa lampe...


[Photographie réalisée par Robert Lemire]
“ trouver l’énergie là où il faut ! ”

Petit cafard ? Non, je dirais plutôt l’effet zombie. Dès le saut du lit, je me dirige le pas traînant vers ma table de travail, prête à ingurgiter un litre de café pour éveiller le petit génie assoupi à l’intérieur de moi. J’ai beau frotté la lampe, mais nulle flamme d’inspiration ne se manifeste. Alors je me tourne vers quelques mouvements d’aérobie cherchant à secouer le mental et ainsi ramasser à la pelle les bonnes idées. Rien. Le zombie est toujours là traînant son cerveau au bout de sa laisse. Soupir !

Je m’ennuie presque de l’époque où je travaillais à l’extérieur. J’appréciais surtout le trajet en voiture ou en autobus qui facilitait ma transition entre l’état comateux et l’hyperactivité. Le fait de sortir de chez moi alimentait ma plume et me procurait un réel sentiment de liberté. Entre le point A et le point B, mon esprit voyageait, et un simple détail capturé au hasard suffisait à ouvrir la vanne de la créativité.

Le danger de travailler de chez soi est d’oublier de sortir quotidiennement de ce cadre habituel.

À défaut de n’avoir ni bureau en ville ni voiture, j’ai décidé d’aller prendre un grand bol d’air frais pour me rendre au bureau ou si vous préférez, à la maison. D’ailleurs, n’est-ce pas ce que tout travailleur/travailleuse fait chaque matin : quitter son domicile pour revenir en fin de journée à son point de départ ? J’en conviens, je ne m’éloigne que pour trente minutes, mais la magie opère! Ma plume se porte mieux et mon cerveau plus encore, car à force de le trimbaler au bout de sa corde, le pauvre avait terriblement souffert !

De retour à la maison, j’ai compris que mon bureau était un véritable havre de paix favorisant la concentration. Loin d’agir comme un stimulant, je devais alors me tourner vers d’autres options. Puisque mon désir était de dénicher de nouvelles idées, il me faudrait alors me soustraire à la pile de papier et mettre le nez dehors. La nature, un petit bistro, le salon d’une amie, bref, tout lieu qui diffère de mon environnement habituel pouvait convenir. Le plus dur fut de me convaincre que la solution était non pas à l’intérieur mais à l’extérieur !

Réchauffée par lumière dorée, je savoure mon café dans la cuisine. Je profite de ces quinze minutes de calme avant d’aller secouer de nouveau mon petit génie en avalant à grande goulée le froid de l’hiver. Rien de tel qu’un léger coup de fouet pour l’émoustiller !

Et vous, comment vous y prenez-vous pour éveiller votre p'tit génie ? Attendez-vous qu’il se réveille ou utilisez-vous la manière forte ?

Bonne semaine tout le monde !

Mésange

Enfin libre...

Berce, berce mon âme
Ô toi, douce brise

Effleure de tes doigts
Le contour de mon visage
La langueur de mon corps

Couvre mes oreilles
De ton souffle mélodieux
De ta voix si chaude

Chante, siffle, hurle au besoin
Rien ne m’effraie
Rien ne m’apaise autant

Fais retentir ta voix
À travers les feuilles et les brindilles
Entre les murs et au-dessus des vastes espaces

Simple présence silencieuse à tes pieds
J’écoute la symphonie de la liberté
Ta liberté

Berce, berce mon âme
Jusqu’à ce qu’elle s’endorme paisiblement…

Mésange



La vie est belle...

Le ciel peut sembler menaçant
La route peut paraître interminable
Le décor peut se révéler inhospitalier
Le choix peut s’avérer succinct, mais...

 
Je suis libre de voir le monde comme il me plaît!

 
[Photographie réalisée par Guy Fontaine - L'Éco Centre Irving, Dune de Bouctouche, N.-B. Canada]

En tout temps
Le ciel me protège,
La route me conduit,
Le sol me supporte,
L’horizon me guide,
La lumière me tient compagnie.


Comme la vie est belle!

Mésange

Un caprice de 5 kg...


Mon chat Spooky a une routine bien à lui : dès notre lever du lit, il s’élance dans l’escalier, pressé de se rendre à la cuisine pour tout d’abord vérifier le contenu de sa gamelle et pour ensuite quémander prestissimo l’ouverture de la porte extérieure. Le matin, ma petite boule de poils exige et réclame sa petite balade en plein air. À peine a-t-il le temps de renifler un bon coup l’odeur d’herbe mouillée que déjà il implore l’ouverture de la porte pour réintégrer le logis. Débarrassé de son harnais, il flâne quelques minutes autour de nous et ne trouvant rien de mieux à faire, il recommence son petit manège : il miaule encore et encore devant la sortie ordonnant prestement l’ouverture de cette misérable porte qui se referme à chaque fois. Il peut nous refaire ce petit jeu tant et aussi longtemps qu’on n’abandonne pas la partie. Pourquoi tant de cérémonie si ce qu’il a envie c’est d’être à l’extérieur? Il n’a qu’à rester dehors une bonne fois pour toutes au lieu d’entrer et sortir à toutes les deux minutes!

À mon avis, mon chat est soit complètement maboul ou il ne sait pas ce qu’il veut…