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1er lundi d'août 2012

[Photographie tirée de Dreamstime]
Café du matin

Un glaçon, deux glaçons, trois glaçons, dix glaçons… Ce n’est pas suffisant!

Un sac, deux sacs, trois sacs, dix sacs de glace… À peine si je sens une fraîcheur dans l'eau du bain. Ça ne convient pas!

Les surgelés, les glaçons, les cartons de crème glacée, dehors tout le monde! Je dois créer de l’espace car avec l’été que nous avons, je ne vois pas d’autres solutions que d’installer mon bureau dans le congélo!

La presse parle du réchauffement de la planète, moi je dis ceci: quand je réchauffe un p’tit plat, je ne le laisse pas trois semaines dans le four; je le réchauffe quelques minutes, ensuite je le sors du four! Ce n’est pas un réchauffement que nous avons ici, c’est une augmentation excessive et permanente des températures!

Les reporters météo parlent de vague de chaleur et moi je dis ceci : une vague peut déferler, se briser mais après elle se retire! Là, je ne vois pas le retrait de quoi que ce soit!

 Il est vrai que je souffre (enfin, un peu) et malheureusement je ne vois pas la fin de mon tourment parce que voyez-vous, je me trouve dans un cercle vicieux. J’ai tellement chaud que je réchauffe l’air ambiant et parce que l’air ambiant est chaud, je me réchauffe! Vous voyez? Et c’est de ma faute en plus! Non, pas le réchauffement de la planète mais le fait d’avoir chaud! Je n’ai pas de climatiseur à la maison (choix personnel pas très sensé compte tenu des circonstances actuelles), seulement quelques ventilateurs ici et là qui brassent l’air chaud et humide et c’est tout. Mais c’est totalement inapte pour rafraîchir l’air ambiant!!! Je vous le dis : nul besoin d’aller en Italie pour voir les gondoles, juste à voir mes papiers soumis à une chaleur et une humidité constante et voilà que les coins se courbent et je me retrouve avec de magnifiques gondoles en papier sur mon bureau! Comme c’est romantique!

Quel été! Un record! Et la saison n'est pas terminée!

« Maman les p’tits bateaux qui vont sur l’eau ont-ils des jambes, mais oui mon gros bêta, s’ils n’en avaient pas, ils ne pourraient plus jamais rentrer au port » devrait mentionner la comptine!

Les rivières sont à sec et voilà que les bateaux font du surplace. Pas moyen de rentrer au bercail! Il y a même des rochers qui poussent dans le lit des rivières. Je vous le jure! Et ils sont gigantesques! Faut croire que l’absence de pluie arrive à faire pousser autre chose que le gazon!

En attendant, je vais dire comme les jeunes du quartier : « Prends ça cool, Raoul! Take it easy Larry! Décompresse, Blaise! Relax, Max! » et peut-être que l’été sera moins terrible qu’il n’y paraît!

« Vas-y mollo ma Jojo! »

À défaut de quelques degrés en moins, je vais me tourner vers le café glacé qui pourra au moins me rafraîchir de l’intérieur et peut-être contribuer à empêcher mon cerveau de se liquéfier. Que demander de plus? Un petit frisson? Pourquoi pas!

Bon lundi et bonne semaine tout le monde!

Mésange

5e lundi de juillet 2012

[Photo tirée de Dreamstime]
Café du matin

Avez-vous vu l’heure qu’il est? Le coupable n’est ni le bip bip du réveil, ni le tintamarre d’une alarme de voiture pas plus que le cris strident d'un freinage d'urgence ou du toussotement irrégulier d'une tondeuse. Non, ce matin, c’est Dame la corneille qui a fait office de réveil et ce fut tout un "réveil"!

Croak! Croak! Croak! Croak! Croak!

Je n’ai point remarqué sa robe noire aux reflets bleus. Je n’ai pas osé vérifier à savoir si c’était un mâle ou une femelle quoique avec la corneille c’est difficile à reconnaître puisque les deux sexes sont identiques. Non, la seule chose qui a retenu mon attention à l’heure où se glissait la pâleur laiteuse de l’aube c’est son cri rauque et puissant dardant mes pauvres tympans, faisant fuir les dernières traces de sommeil.

Mais qu’est-ce qu’elle pouvait bien avoir à dire qui ne pouvait attendre à plus tard? On aurait dit qu'elle s'exerçait à conjuguer le verbe « croasser » :

« Croaaaa-sse »
« Croaaaa-ssons »
« Croaaa-ssez »

À moins qu'elle passait une commande du genre : «Garçon, croa-ssants pour les copains!»

Perchée tout en haut de l’interminable poteau situé dans la cour arrière, telle une triste sentinelle, elle faisait le guet pendant que sa bande devait se nourrir de char...

- « Hé ho, on mange là! »

Oups, pardon! Je disais donc, elle faisait le guet pendant que les autres corneilles se nourrissaient. Mais si la corneille faisait le guet, pourquoi criait-t-elle? C’est bien simple, c’est le système d’alarme par excellence des corneilles. La sentinelle sert à avertir ses consoeurs/confrères d’un danger éventuel, à moins que ce ne soit simplement le monologue embrumé d’un oiseau qui n’a pas pris son café du matin (tout est possible de nos jours)! N’empêche que, même si elle a tout un répertoire de croassements, pour moi, c’était le même son désagréable qui se répétait à l’infini.

Croak! Croak! Croak! Croak! Croak!

On dit qu’une corneille peut vivre jusqu’à quatorze ans et même plus. Ça, c’est quand elle a la chance de son côté. À mon avis, la chance ne lui tient guère compagnie car cette dernière a d’aussi bonnes raisons que les miennes de ne pas l’apprécier!

Avec ce chant, que dis-je, ce cri,  forcément j’ai dû me lever pour contempler le spectacle du soleil levant (très joli d'ailleurs). Est-ce qu'ensuite je ferai comme Dame la corneille, c’est-à-dire me coucher très tôt?  C’est fort possible. 

Hormis le fait qu’elle m’a réveillée, le fait d’être debout m’a permis d’en apprendre un peu plus sur cet oiseau peu ordinaire qui habite nos banlieues et nos campagnes. Saviez-vous que la corneille d’Amérique se classe parmi les oiseaux les plus intelligents? Je suis forcée d’admettre qu’il faut être brillant pour être aussi désagréable au petit matin et s’en sortir avec toutes ses plumes et sa tête toujours sur les épaules!

En ce lundi matin, prenez le temps de savourer votre café tout en portant attention aux sons qui vous entourent.  Qui sait, vous entendrez peut-être la corneille imitant le chant d’un autre oiseau!

Bon lundi et bonne semaine!

Mésange

4e lundi de juillet 2012

[Photographie réalisée par Robert Lemire]
Café du matin

«La pause, elle aussi, fait partie de la musique.» [Stefan Zweig]

Été rime avec loisirs et détente. Certains se sentent en vacances dès l’instant où ils mettent la clef dans la serrure, valises en main. D’autres se débranchent mentalement dès qu’ils montent dans leur voiture ou enfourchent leur moto en route vers une destination de rêve. D’autres, néanmoins, réalisent qu’ils étaient en vacances la veille de leur retour au travail…

Et s’il en était autrement?

Savoir décrocher est un art qui s’acquiert et la période estivale est le temps rêvé pour s’y adonner. Tout ce dont vous avez besoin c’est d’un peu d’imagination et de l’envie de «suspendre» temporairement les urgences, les responsabilités, les obligations du moment afin de vous évader mentalement.

Vous manquez d’imagination? C’est possible, mais je vais vous donner un truc pour vous mettre sur la bonne voie : quand on part en voyage vers une destination où on n’a jamais mis les pieds, étrangement on voit et on pense différemment: on s’émerveille! Pourquoi? Parce que l'on regarde avec les yeux d’un enfant; on accueille la nouveauté avec ouverture et spontanéité. Alors regardez autour de vous et cherchez ces petits riens; ils méritent d’être redécouverts, réappropriés et adoptés.

Voici quelques idées pour vous mettre sur la piste : verre de rosé sur la terrasse, café exotique dans le bistro du coin, lecture passionnante à l’ombre d’un arbre, repos dans une barque dérivant doucement sur l’onde frémissante, brise rafraîchissante après une agréable baignade, souper sous les étoiles, promenade à pied ou en vélo à la poursuite de papillons dorés, feu de camp et guimauves pour vous rappeler votre jeunesse, concert d’été, baiser volé ou soufflé, pas de danse dans le salon, etc. Tant de choses à apprécier l’espace d’un instant!

Nul besoin de partir à l’autre bout du monde ou de dépenser une fortune! Ici ou ailleurs, le même soleil, la même lune et le même air qui gonfle les poumons…

En ce lundi matin, donnez un air de vacances à votre pause matinale : accompagnez votre café d’une brioche maison ou d’un délicieux croissant au chocolat et surtout… rêvassez!

C’est l’été, profitez-en!

Bonne et belle semaine tout le monde!

Mésange

P.-S. Un merci tout spécial à Robert Lemire pour les superbes photos qui rehaussent si magnifiquement mes cafés du matin.

L'amour en cage...

Cerise de terre ou encore groseille du Cap, il n’en demeure pas moins que le nom que je lui préfère est celui de l'amour en cage

* * *

La cerise de terre ou l'amour en cage...


Son cœur enveloppé
Se laisse protéger
Du temps et de sa furie
Des intempéries.

Suspendue entre ciel et terre
Bercée par la lumière
Elle savoure l’été
Sa douceur et sa générosité.

Elle s’embellit,
Elle s’arrondit
Et tombe…

Le cœur éperdu d’amour, elle espère
Que de sa prison, on la libère.
Gouttez-moi et vous verrez, dit-elle
L’amour en cage peut donner des ailes!

[Jocelyne Gagné, juillet 2012]


[Photographie réalisée par Jocelyne Gagné]

1er lundi de juillet 2011

[Photo tirée de Dreamstime]
Café du lundi…

Chaud, chaud, chaud dehors! Il va falloir s’y faire car les degrés n’ont pas l’intention de dégringoler! Et moi qui aime un bon café bien chaud le matin; avec toute cette chaleur et cette humidité, il sera un peu plus difficile à ingurgiter. À moins que je me convertisse à tous ces nouveaux cafés composés de lait, de sucre et de glace!  Selon les vrais mordus, ce type de breuvage est très rafraîchissant et aussi stimulant que le «véritable café».  Malgré ces avantages, il y a plus de sucre (équivalent de seize sachets de sucre par verre) et de gras dans un café glacé que dans  tous les autres cafés. Et là je ne parle pas des calories dont certains de ces breuvages dépassent les cinq cent pour un verre de 16 oz (470 ml)! Donc, une seule consommation suffit! Avec cette chaleur qui me colle à la peau, comment vais-je faire pour me limiter à un seul verre? Je n’ai pas le choix, il me faudra soit varier mes consommations, soit me procurer un climatiseur, soit me mettre la tête dans le congélo pour me refroidir!

Je crois que je vais opter pour la dernière option: c’est économique, efficace et respectueux pour mon tour de taille!

Pendant les grandes chaleurs, allez-y mollo avec les trucs glacés ou frappés; c’est bon à très petite dose!

Bonne semaine tout le monde!

Mésange

Livre - Hôtel Pastis

[Image de www.lecerclepoints]
Hôtel Pastis
Auteur : Peter Mayle
Maison d’édition : Le Cercle Points
Catégorie : Roman [420 pages]

Récemment divorcé et lassé du monde agité des affaires et de la vie mondaine, Simon décide de tourner la page. Après quelques jours de vacances dans le Lubéron, il tombe amoureux de la Provence tranquille et ensoleillée. C'est une nouvelle vie qui s'offre à lui.  Avec Nicole une jeune Française, il décide d’ouvrir un hôtel dans un charmant village de la place. L’amour est au rendez-vous, mais sous le soleil du midi de curieux événements se trament autour. Que ce passe-t-il dans le café d'à côté?

Mes commentaires
Une lecture de jour de pluie qui vous permet d’oublier un instant la grisaille qui vous entoure et de rêver de soleil, de paysages fabuleux et de bonne bouffe. Un petit livre pas compliqué à lire et particulièrement savoureux.  À lire sans interruption!

Si vous aviez omis d’ajouter la Provence dans votre carnet de voyage, ce coup-ci vous ne l’oublierez pas, c’est certain!

Je lui donne un 5/5

Mésange