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Our gift

I am at the right place.
Right now.
Loving each moment
Because it's all I have.

Plenty of time.
Plenty of love.
Plenty of light.
Inside of me.

I have enough.
I am enough.
To share it.
To give it.
To multiply it.

Please take all that I have.
Go further with it.
To enlighten the road.
To enlighten the world.

Be as precious as a diamond.
Be as luminous as a star
And let your soul be a light
An unexpected light
Shinning through the heart of the humanity.

It's all you have.
It's all you are.
It's a lot.
And it's enough.

Jocelyne Gagné




Une envie rien de plus

Il y a des moments dans une vie où la tête est remplie. Remplie de projets, d'idées, de passion à découvrir, à développer, de vision de nous-même que l'on souhaite réinventer, remodeler, transformer en quelque chose de plus fin, de plus vrai, de plus authentique, de plus frais.

Ça nous prend comme ça à bras le corps, ça nous enserre le cou, ça nous propulse au-delà de soi et ça nous transporte de l'autre côté de la rue, à une intersection, à une interdiction de vouloir tout transgresser. On veut plus, on veut grand, on veut profond... Mais on a peur. Peur de perdre quelque chose en cours de route. Alors, on s'explique, on se confond en excuses, on se retient, on se ficelle bien serré afin d'être sûr que cela ne nous reprendra plus, que notre coeur ne s'affolera plus de cette façon. Façon qui nous est coutume, façon qui façonne non pas à notre mieux mais à notre pire. Alors dans tout cet émoi qui nous malmène, qui nous culbute, qui nous fait la vie dure nous montrant les hauts et les bas, ces bas que l'on ne porte plus, qui ne nous font plus et que personne ne voudrait, on finit par rester là sans rien faire. 

Oui... Il y a des moments dans la vie où la tête est trop pleine et les mains peu assez nombreuses pour semer, labourer et récolter tout le potentiel d'une vie.

Jocelyne Gagné



What do you want?

Sometimes you have to know what you really want.
Just for yourself.
You've spent too much time to please others.
Instead of you.
Yes you!
You've done that so many times that you do not even know what you do want.
It’s terrible.
Dramatic.
But not irreparable.

What you must do is find what enlightens you.
Deeply.
Generously.
Constantly.
Look for what brings you joy.
What brings you love.
What brings you good feelings, satisfaction, wholeness.
Go further!
New things, new emotions are not dangerous.
So don’t be afraid. 
Opportunities are all around.
Help is coming.
Good things are waiting for you.
All the time.
Every second.
Each moment.

Please take time to know what do you want.
For you. 
For your life.
In this wonderful journey through the existence.

Life is short.
But full.
Full of rewarding and meaningful experiences.
So pick one at the time with calm and confidence.
And see what you really want, need and wish for you.
I hope it’s the best.
Always the best.

Jocelyne Gagné


(Liverpool, Nova Scotia - 2017) 

La simplicité n'est pas une pauvreté


Il y a tant à vivre dans cette vie;
Tant à voir, à découvrir, à créer.
Mais surtout...
Il y a tant de silence à écouter;
Tant de bonheur à proximité.

Jocelyne Gagné



L'espoir pour vous, pour moi. Pour tous!

L'espoir...
Un mot si lumineux, si extraordinaire.
Un mot rempli de possibilités, de foi.
Un mot rempli de volonté et de joie.
Un mot si plein de vie!
Si plein de vous, de moi.
De nos rêves.
De nos espérances.
De notre désir d'une vie heureuse.
Pour nous.
Pour les autres.

L'espoir...
C'est plus qu'un mot.
C'est plus que des lettres jumelées ensemble.
C'est le pont entre notre aujourd'hui et nos demains.
C'est l'arbre qui nous enracine dans l'amour et qui nous élève vers l'émerveillement.

Car les miracles ne sont rien de plus que l'émerveillement qui résulte d'une espérance extraordinaire. 

Ayez de l'espoir pour vous.
Pour les autres.
Pour la vie qui nous a été donnée.
Pour la vie qui nous entoure.
Pour notre devenir.
Celui des autres.

Saisissez toutes les occasions d'espérer.
Et gardez toujours, toujours, toujours l'espoir.
Ce sera votre meilleur compagnon.
À vie!

Jocelyne Gagné (Mésange)


Du crémeux svp!

Me revoilà! 
Avec une petite touche d'indécence.
Oui, oui! C'est comme ça!

La vie ne doit pas être difficile ni pénible. Quoi que certains jours sont là pour nous rappeler qu'on doit trimer dur pour être heureux. Vraiment dur. On est loin de penser qu'au détour, il y aura ce genre de récompense qui nous attendra. On imagine plutôt du pain sec, un café froid, le tout avalé sous un ciel gris et froid. 

Néanmoins, il arrive que la vie nous surprenne en ajoutant une petite douceur pour nous inciter à poursuivre non pas dans la recherche du bonheur mais bel et bien dans sa fabrication. Travailler pour sa propre joie. Oeuvrer jour après jour à créer du soleil dans sa vie. Mettre tout son coeur dans tout ce que l'on entreprend pour en récolter des parcelles de plaisir.

La tâche sera longue. Parfois difficile, voire insensée. Toutefois, elle en vaut la peine.
C'est à notre bonheur que l'on travaille; un bonheur qui se multipliera et fera des ''petits'' tout autour de lui.

Bonne semaine tout le monde!

Jocelyne Gagné (Mésange)



(Cabane à sucre Constantin, St-Eustache - 17 juin 2017)

Il y a de quoi être heureux

Ne pas rester désappointé sur ce qu'on vient de vivre, 
mais bien se réjouir de ce que nous avons et de ce vers quoi nous tendons.

Jocelyne Gagné (Mésange)



Un regard humain

Vivre le Salon du livre de Montréal, c'est un plongeon dans le regard de l'autre, deux bras tendus pour accueillir la vulnérabilité et s'émouvoir de la fragilité de l'être. C'est toucher le coeur de l'autre avec nos mots. C'est également une occasion extraordinaire pour pouvoir donner à ceux que l'on rencontre un peu de cette lumière qui nous habite.

Quelle enrichissante expérience! Quel beau moment entourée de gens fascinants, intéressants et avides de mots bienveillants!

À revivre, très certainement!

Jocelyne xo

* * *
Texte de Jacques Salomé
Paroles de rêves - Éd. Albin Michel
 
Femmes et hommes aux origines si lointaines qu'elles se sont perdues dans la poussière des étoiles, nous oublions trop souvent que nous avons non seulement des yeux, mais aussi un regard.

Que nous venions des montagnes, des vallées ou des villes, que nous soyons athées ou croyants, jeunes ou vieux, notre regard, même s'il est parfois une attente, est une offrande à la vie, un cadeau du coeur.

Qu'il soit proche ou plus lointain, ouvert ou distant, un regard dit et confirme la présence, et plus encore l'intensité d'un être. Il dit aussi la vivance qui circule en chacun.

Qu'il soit encore tourné vers le passé, ancré sur le présent ou prolongé sur l'avenir, chaque regard témoigne du désir d'exister à chaque instant, il s'avance bien au-delà de nous et ne craint point d'affronter l'inaccessible.

Un regard humain c'est une lumière dans la nuit des doutes.
* * * 



Ce qui nous appesantit

Quand tout bouge en dedans comme en dehors,
Lorsque le vent est si fort qu’il secoue notre âme,
Il faut alors trouver quelque chose pour nous enraciner,
Une terre accueillante pour y ancrer nos pieds
Afin de ne pas perdre la tête.

Si on ne peut arrêter le cours des choses,
Alors on se doit de s’arrêter un moment,
S’arrêter et observer ces choses qui nous entourent,
Ces émotions qui nous habitent,
Car toute cette agitation extérieure vient de l’intérieur.

Qu’est-ce qui nous trouble à ce point?
La colère? L’amertume? Les déception?
Les désillusions? La peur? L’incertitude?
Cessons ce va-et-vient entre le passé et le futur.
Cessons ce tourment qui nous agite inutilement.

Tout ce que nous avons ce n’est ni un hier ni un demain.
Tout ce que nous avons c’est un présent,
Quelques heures pas plus,
Quelques instants de grâce,
Un peu de temps pour faire de notre mieux,
Pour vivre de notre mieux.

Jocelyne Gagné (Mésange) 


Ne pas craindre l'ampleur de la tâche

Je ne voulais pas rester silencieuse ce matin... Même si je suis en train de procéder aux dernières retouches de mon manuscrit et que chaque minute compte, je voulais être près de vous. Tout simplement.
 
J'avais envie de vous partager un texte que j'ai trouvé dans une vieille boîte à chaussures. Au bas de la page, le nom de l'auteur n'y figurait pas. Non pas qu'il avait oublié de signer ses mots, mais probablement que celui qui avait repris le texte avait omis, par oubli, de le noter.
 
Voici...
 
Bonne lecture et bonne semaine tout le monde!
 
Jocelyne
 
 
* * *
Une grande montagne couvre de son ombre un petit village. Privés de soleil, les enfants sont rachitiques. Un beau jour, les habitants voient le plus ancien d’entre eux se diriger vers les abords du village, une cuillère en céramique dans la main.

- Où vas-tu ? lui demandent-ils.

- Je vais à la montagne.

- Pour quoi faire ?

- Pour la déplacer.

- Avec quoi ?

- Avec cette cuillère.

- Tu es fou ! Tu ne pourras jamais !

- Je ne suis pas fou: je sais que je pourrai jamais, mais il faut bien que quelqu'un commence.

* * *

Attends une minute!

 
Dernièrement, j’ai eu le plaisir d’aller faire les boutiques avec mon fils et ma petite-fille âgée de deux ans. Ayant vécu dans un environnement totalement masculin (trois frères, un fils et un petit-fils), j’étais plutôt habituée à un magasinage dit « expéditif ». Avec la petite demoiselle, ce fut différent : j’avais l’impression d’être le sujet de Sa Majesté. J’attendais son hochement de tête ou son refus pour les vêtements que je lui proposais. De plus, voilà que je découvrais un univers absolument fascinant (univers qui m’avait été refusé puisque, trente ans plus tôt, j’avais donné naissance à un garçon): rubans et pinces pour les cheveux, bracelets et colliers, parapluies, petites bottes de pluie, maillots de bain une pièce et deux pièces, robes, cache-cœurs, fichus, chapeaux à large bord, etc.  Bref, tant de petites choses qui attirent l’œil d’une princesse en devenir.
 
Pendant nos pérégrinations, je découvrais ma petite Lili autrement et en même temps, je retrouvais une phrase que j’avais oubliée sous une épaisse couche de poussière...
 
«Attends une minute!»
 
Et dans la bouche de la mignonne, ça sonnait ainsi : « Attends oune minoute! »
(Trop «cute», vraiment!)
 
À cet instant, j’ai vite compris pourquoi j’avais rangé si précieusement et de façon si inaccessible ce souvenir.
 
Le temps est relatif. «Comme vous aviez raison, Monsieur Einstein!»
 
Pour Lili, « oune minoute » représentait probablement une seconde ou deux, tout au plus. Mais pour moi, c’était l’équivalent d’une éternité. Lorsque, accroupi (par marque de déférence à l’égard de Son Altesse), on attend avec le vêtement entre les mains que madame la Marquise daigne s’approcher pour essayer ledit vêtement, je vous assure que cette minute s’apparente à une heure.
 
Et pendant que la belle furetait du côté des maillots de bain, replaçant au passage les cintres et les vêtements, je songeais à ma jeunesse. Combien de fois avais-je utilisé cette expression? Des millions de fois! Et comme je n’étais pas la seule à la maison à l’utiliser (vous vous rappelez? J’ai trois frères!), je me suis demandé comment mes parents avaient survécu à tout ce temps d’attente.
 
Aujourd’hui, ils ont les cheveux blancs… Ça explique bien des choses.
 
— Viens finir tes devoirs!
 
— Minute!!!
 
— Viens essuyer la vaisselle!
 
— Dans une minute!!!
 
— Va te coucher!
 
— Oui, oui, le film finit dans une minute!!!
 
Et c’est drôle, on le savait qu’en disant une minute, cela en prendrait dix, quinze, voire vingt minutes. On était loin de l’effet « Wow! » qui s’opère à l’inverse : on annonce dix minutes d’attente et, ô surprise, le service est rendu au bout de trois minutes.
 
C’est comme dans les films : la bombe doit être désamorcée, et il ne reste qu’une minute avant qu’elle n’explose. Eh bien, ces soixante secondes durent au bas mot, cinq minutes! Alors, pourquoi ne pas mettre le chrono à cinq? Ce serait plus réaliste et moins… relatif!
 
Une minute passe vite pour celui qui éprouve du plaisir. Et beaucoup plus lentement pour celui qui n’en a pas. C’est connu. Ce n’est pas pour demain matin que le « Attends une minute! » va disparaître de notre bouche et de celle de nos enfants. Alors aussi bien s’y faire et prendre ce temps d’attente avec légèreté.
 
Bon, c’est maintenant le temps d’un savoureux café. Mais avant, j’ai un article à écrire. Attendez-moi, ce ne sera pas long. À peine une minute
 
Bonne semaine tout le monde!
 
Jocelyne Gagné (Mésange)

Pour donner une chance à la vie

On vit dans l’abondance.
 
Mais on vit aussi dans l’ignorance. Dans l’ignorance que cette abondance à un coût. Un coût trop élevé pour le plaisir que l’on en retire.
 
Nous avons de l’eau, de la nourriture, un toit, une voiture. Nous avons des luxes, des petits plaisirs de vie auxquels nous ne sommes pas disposés à se soustraire. Et même si la récession tire fortement sur la corde de notre bourse cherchant à s’accaparer nos beaux dollars, on continue de savourer les repas au resto et de profiter des 5 à 7 bien arrosés.
 
Chaque minute, près quatre-vingts personnes dans le monde meurent à cause de la faim et dans ce chiffre, on dénombre soixante enfants. Chaque minute, sept personnes dans le monde meurent faute d’eau potable.
 
Le coût de cette abondance se calcule en vies humaines. Des vies qui sont bien loin des nôtres…
 
Ce ne sont pas des ours, des abeilles, des blanchons (bébés phoques) qui meurent; ce sont des enfants, des mères, des pères, des grands-parents, des personnes qui ont un visage, une vie, une histoire. C’est de nos frères «humains» dont il est question, ceux-là même qui attendent de nous un effort. Certes, on les voit sur nos écrans de télé. On s’en émeut un instant, puis on change de chaîne; le spectacle n’est pas suffisamment «divertissant».
 
Serait-il possible de réduire notre consommation afin de rééquilibrer les plateaux de la balance? Pourrait-on partager plus largement notre abondance afin que d’autres puissent vivre? En y songeant bien, pourrait-on simplement envisager une vie plus simple, plus sobre afin d’offrir une qualité de vie acceptable aux autres?
 
« Ah, mais avant de songer à ces affamés vivant à des milliers de kilomètres d’ici, songeons plutôt à nos pauvres! »
 
Permettez-moi une petite parenthèse, car il y a quelque chose qui me contrarie chez nos pauvres… L’an dernier, j’ai voulu donné à un organisme d’entraide une énorme télévision (écran plat, vieux modèle certes, mais en bon état; le genre de télé qui pèse lourdement, quoi!) on m’a répondu qu’ils n’en voulaient pas. Leur clientèle préférait des écrans « plasma »… Oh!!! Sans le savoir, on venait de me clouer le bec avec ce constat : nos pauvres ont des goûts de luxe! Alors je me suis tournée vers ceux dont la malchance, l’ignorance de moyens ou le manque de ressources a cruellement affligé leur vie. Je préfère offrir de l’eau, de la nourriture, des vêtements, la possibilité d’un abri à des gens vraiment démunis. Les pays ne sont pas identiques; certains ont un climat peu propice à la culture, d’autres sont soumis à des catastrophes naturelles récurrentes, quelques-uns sont aux prises avec des dirigeants favorisant une politique qui empêche l’acheminement de matériels et de vivres de premières nécessités vers le peuple.
 
Nous vivons dans l’abondance : abondance de ressources, de biens, de choix. Nous vivons aussi en pénurie d’amour, de compassion envers notre prochain qui se trouve à l’autre bout de la planète, vivant sous le même soleil que nous. Il ne peut imaginer un instant que nous sommes là à regarder l’irréalisme de nos vies sur un écran pendant que lui se débat pour vivre.
 
Imaginons un instant que nous avons moins de café, moins de pain, moins de beurre sur nos tables, en somme moins de ce que nous utilisons tous les jours. Imaginons un instant que, par souci de partage, nous avons permis à plus de vies d’exister…
 
Ça vaut la peine d’essayer.
 
« Vivons simplement pour que d'autres puissent simplement vivre. »
- Mahatma Gandhi
 
Pourquoi attendre que les gouvernements nous donnent la direction? Nous savons ce qui est humain et ce qui ne l’est pas. Ce monde est à nous. Ce monde, c’est nous! S’entraider afin de mieux vivre ensemble, voilà le premier pas vers la paix.
 
Bonne semaine tout le monde!
 
Jocelyne Gagné (alias Mésange)
 

Parler quand il faudrait écouter

Parce qu'il m'arrive de me prendre pour Jeanne D'Arc cherchant à sauver le monde, je suis là à grimper sur mon fougueux cheval noir, soulevant mon bouclier et mon épée pour défendre ceux que j'aime. Pas le temps d'écouter; mon cheval est déjà parti et mes cris de guerre lancés.
 
Mais au fond, ce que je devrais faire c'est tout simplement retenir mon cheval, me taire et écouter... très attentivement.
 
Pour tous ceux et celles qui, comme moi, sont aux prises avec cette irrépréssible envie de tout régler, de vouloir aider à tout prix, voici un texte de Jacques Salomé qui porte à réfléchir...
 
Bon lundi tout le monde et bonne écoute!
 
Jocelyne Gagné (Mésange)
 
 
 
Écoute-moi
 
Écoute-moi, s'il te plaît, j'ai besoin de parler
Accorde-moi seulement quelques instants
Accepte ce que je vis, ce que je sens,
Sans réticence, sans jugement.


Écoute-moi, s'il te plaît, j'ai besoin de parler
Ne me bombarde pas de conseils et d'idées
Ne te crois pas obligé de régler mes difficultés
Manquerais-tu de confiance en mes capacités?

Écoute-moi, s'il te plaît, j'ai besoin de parler
N'essaie pas de me distraire ou de m'amuser
Je croirais que tu ne comprends pas
L'importance de ce que je vis en moi

Écoute-moi, s'il te plaît, j'ai besoin de parler
Surtout, ne me juge pas, ne me blâme pas
Voudrais-tu que ta moralité
Me fasse crouler de culpabilité?

Écoute-moi, s'il te plaît, j'ai besoin de parler
Ne te crois pas non plus obligé d'approuver
Si j'ai besoin de me raconter
C'est simplement pour être libéré

Écoute-moi, s'il te plaît, j'ai besoin de parler
N'interprète pas et n'essaie pas d'analyser
Je me sentirais incompris et manipulé
Et je ne pourrais plus rien te communiquer

Écoute-moi, s'il te plaît, j'ai besoin de parler
Ne m'interromps pas pour me questionner
N'essaie pas de forcer mon domaine caché
Je sais jusqu'où je peux et veux aller

Écoute-moi, s'il te plaît, j'ai besoin de parler
Respecte les silences qui me font cheminer
Garde-toi bien de les briser
C'est par eux bien souvent que je suis éclairé

Alors maintenant que tu m'as bien écouté
Je t'en prie, tu peux parler
Avec tendresse et disponibilité
À mon tour, je t'écouterai
 

   Jacques Salomé