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Parce que c'est important!



Le premier café. Celui que l’on prend sur la galerie après avoir survécu aux longs mois d’hiver. Celui que l’on savoure avec un plaisir totalement égoïste, n’ayant aucune empathie pour ceux qui doivent aller travailler, forcés de se priver de cette quiétude et de cette fabuleuse lumière. (D’accord, démontrons un minimum de compassion…)
 
Ce premier café est aussi un tête-à-tête avec soi (soi étant cette personne que l’on croise dans le miroir chaque matin et qu’on oublie de saluer en premier. « Hé! Jo? Ça va, ce matin? Eh bien, dis donc, t’as pas l’air en grande forme, toi! Le gant de crin sous la douche ne sera pas suffisant; un bon coup de fer à repasser et voilà tous ces plis disparus et ta bonne mine retrouvée!»).
 
Cette rencontre pourrait s’avérer étonnante, déconcertante…
 
Et vous? Y êtes-vous préparé?
 
Il se peut qu’au début la conversation soit quelque peu timide ou totalement absente. C’est vrai, c’est la toute première fois que vous vous faites un brin de causette.
 
Et une première fois, c’est toujours…
 
Furieusement angoissant.
 
Vous vous rappelez cet adage « La première impression ne laisse pas de seconde chance. », eh bien, elle est juste. Si vous vous arrêtez devant le miroir et que vous avez une tête antipathique, je vous garantis que ce sera la dernière fois que vous voudrez croiser votre reflet. Alors, ne ratez pas votre coup. Mettez le maximum… Souriez! Et soyez bienveillant envers vous. C’est vrai! On est gentil avec tout le monde et lorsque notre tour arrive, il ne reste plus de gentillesse, de douceur, de tolérance, de mots consolateurs…
 
On se trouve moche et on se le dit.
 
Ouvertement, franchement et sans détour.
 
Pour tout dire, ce n’est pas se rendre service…
 
Et si vous n’aimez un petit bout de vous-même, n’allez pas vous déconstruire par des phrases assassines; regardez plutôt ces jambes, la peau de votre visage, ces cheveux qui vous font faire la grimace. Regardez-les bien; il y a quelque chose de beau qui se doit d’être remarqué et valorisé. Vos jambes sont trop grosses? Qu’en est-il de leur texture si soyeuse, de cette longueur que d’autres femmes envient? La peau de votre visage est terne? Qu’en est-il de son ovale si parfait et du contenu (yeux, sourire, pommettes) qui fait craquer les autres autour? Vos cheveux sont indisciplinés? Qu’en est-il de sa coupe qui encadre si joliment votre visage?
 
Soyez bon envers vous… Acceptez les nuances. Cela ne peut être parfait.
 
Seul votre regard l’est.
 
En cette belle matinée, prenez cette pause avec vous-même et faites quelque chose d’important, quelque chose que vous ne pouvez différer. Dites-le sans détour :
 
« Tu es extraordinaire! »
 
Avec de la bienveillance, toute nouvelle journée ne peut être qu’extraordinaire.
 
Bonne semaine tout le monde!
 
Jocelyne Gagné (Mésange)

Peur de quoi?


Avant qu’on se mette à rigoler dans mon dos, j’ai décidé de rire de moi. Comme ça, c’est mon fou rire qui fera sourire les gens et non la belle débarque que je viens de prendre!


La semaine dernière, je l’ai passée en compagnie de mon petit-fils. Certains d’entre vous qui me suivent sur Facebook savent tout le plaisir que j’éprouve à passer du temps avec ce petit bout d’homme et à le serrer contre mon cœur. Toujours est-il que durant ces sept jours de pur plaisir et de fatigue (parce que son niveau d’énergie allait en augmentant contrairement au mien) j’ai appris beaucoup de lui, mais surtout j’ai compris ceci : le ridicule ne tue pas.

S'y prendre autrement...

 
Pourquoi céder à l’agitation intérieure en cherchant des réponses quand celles-ci font surface uniquement lorsque l’esprit retrouve son calme?

Il m'est arrivé de me demander ce qu’aurait pu être ma vie si je m’étais engagée dans une autre voie, si j’avais effectué d’autres choix. Évidemment, le résultat aurait été différent. De beaucoup? Je n’en sais rien. D’ailleurs, il serait inutile de m’éterniser sur un conditionnel passé qui n’a jamais eu lieu et qui ne verra probablement jamais le jour. Cependant certains soirs, quand le sommeil me boudait et que les rêves me désertaient pour me laisser seule avec mes pensées dans cette obscurité de plus en plus grandissante, de plus en plus troublante, je cherchais parmi mes souvenirs et mes réflexions si quelque part au fond de moi je pourrais trouver cette preuve me certifiant que j’avais fait les bons choix, que je faisais vraiment ce que j’aimais. Je fouillais dans tous les recoins de mon être, retournant les tiroirs de ma conscience, chamboulant au passage mes émotions et pourtant, je ne trouvais pas les réponses tant espérées.
 
Et puis un beau jour je me suis demandée : « Et si je m’y prenais de la mauvaise manière? Si au lieu de chercher la certitude que ce que je fais est réellement ce que j’aime, j’essayais plutôt d’apprendre à aimer ce que je fais? » Oh! Cela méritait une bonne réflexion.
 
Apprendre à aimer ce que je fais… Vraiment tout? Ma foi, c’est le travail de toute une vie!

Marcus Aurelius Quote

"Adapt yourself to the life you have been given; and truly love the people with whom destiny has surrounded you." [Marcus Aurelius]

Les yeux de l'amour...


"L’éternité ce n’est pas long
quand je te regarde…"


[Photographie réalisée par Guy Fontaine - Québec 2011]
[Mésange et petit Max]

Mésange

4e lundi de novembre 2012

[Photographie tirée de Dreamstime]
Café du matin
                               « Wanted… »
 
Il est presque quatre heures du matin et le coq dort encore profondément tout comme son intention de faire lever le soleil. Même mon réveil me regarde d’un air sidéré, les aiguilles en accent circonflexe, affichant une mine contrariée de me voir si tôt debout. Pour le satisfaire, je lui abandonne volontiers mon mari ainsi il aura l’impression d’avoir fait son boulot!
 
C’est fou, j’ai la drôle de sensation d’être une cambrioleuse dans ma propre maison : je marche à pas feutrés, j’évite les planches traîtresses, je referme en douceur les portes et j’exige de mon chat le silence absolu. Ce n’est pas possible! C’est l’heure des protestations, l’instant où il clame à pleins poumons: « Hé, t’as en a mis du temps! Il faudrait peut-être que tu changes l’eau et la moulée! Pas croyable d’attendre autant! On est loin du service cinq étoiles dans cet établissement! » À peine ai-je le temps de m’occuper de mon propre café que déjà je suis au service de sa majesté Le Chat… À qui la faute? Ne m’en parlez pas…
 
Le chat enfin nourri et câliné alors je me tourne vers le frigo. Ah le jus d’orange du matin, de quoi me faire tenir quelques heures, le temps que Chéri se lève afin de prendre le petit déjeuner ensemble. En ouvrant la porte du frigo, ô surprise, pas de jus d’orange! Où est ce litre de jus présent hier soir, mais absent ce matin? Impossible de me mettre au travail sans un minimum de soleil, même en boîte! Il est quatre heures, la nuit est encore collée à mes fenêtres et à cette heure l’astre du jour est probablement encore en Chine! Ce n’est pas possible, je vais devoir faire enquête. La liste des suspects sera courte. Nous sommes peu nombreux dans cette maison : il y a M. Le Chat, Chéri et moi. Et je ne puis être fautive, car jamais au grand jamais je ne vide les cartons! Je sais, je sais, je crée de faux espoirs en laissant l’équivalent de deux cuillères à soupe au fond du contenant; on s’attend à tellement plus quand on a envie de lait ou de jus d’orange! Promis, je vais corriger cette vilaine habitude mais avant, je dois trouver le coupable. Le chat? À moins que dernièrement il ait appris à ouvrir les portes et à fouiller dans le frigo, il y a peu de chances de ce côté-là. Il reste le mari… Si c’est lui, il aura laissé la preuve dans le bac à recyclage. Un rapide coup d’œil dans l’armoire me confirme que ce n’est pas lui. Qui alors?
 
Au moment où le questionnement prenait des proportions gigantesques, voilà que j’entends geindre les marches de l’escalier. Avec tout ce raffut, voilà que j’ai réveillé mon homme! Soupirs…
 
C’est en entendant sa petite voix flutée que je me suis soudain rappelée l’arrivée impromptue de mon visiteur, le soir précédent. Je l’avais complètement oublié! Et le « bonjour Jojo » venait d’inculper mon jeune gredin. Je n’avais plus à chercher davantage, j’avais sous les yeux le coupable du forfait! Avec un tel sourire, il m’était impossible de me fâcher pour si peu et puisque mon petit-fils était debout, j’en profitai pour prendre le petit déjeuner en excellente compagnie.
 
Et c’est ainsi que démarra un merveilleux lundi parmi tant d’autres. Et la preuve du crime fut découverte plus tard dans la journée, rangée soigneusement dans le garde-manger! Après, on viendra dire que je suis lunatique… C’est de famille, je crois!
 
Mon lundi a commencé très tôt avec l’envie d’écrire et surprise, encore une fois, sans mon précieux jus d’orange pour me permettre de tenir le coup. Qu’importe, ce sera un fruit, un bon café, et ce, en votre compagnie!
 
Bonne et belle semaine tout le monde!
 
Mésange

3e lundi de novembre 2012

[Photog. réalisée par Robert Lemire]
Café du matin
Be different!
 
Hier matin, je me plaisais à regarder un jeune garçon qui s'amusait dans la rue. Comme c’est l’automne, plusieurs voisins en profitaient pour vider leur piscine. L’eau, ainsi rejetée, venait s’accumuler le long de ma rue noircissant à vue d’œil le large ruban d’asphalte. Et le petit voisin, chaussures aux pieds, suivait ce mince fleuve, curieux de voir où s’écoulait ce torrent boueux. À peine ai-je eu le temps de déposer ma tasse de café que le jeune fripon s’élançait dans les airs pour atterrir tel un boulet de canon dans la gigantesque mare d’eau. L’eau gicla de toutes parts arrosant sur son passage et les témoins abasourdis et le fond de sa culotte. Comme il était beau à voir ainsi trempé jusqu’au menton! Et le plus drôle, c’est qu’il avait un large sourire qui lui coupait le visage en deux. Il était vraiment heureux de son exploit! Loin de s’arrêter là, il chercha une plus grosse nappe d’eau pour un effet encore plus retentissant. À mon humble avis, il était impossible qu'il puisse empirer son état, quoique sa casquette semblait encore au sec! Trop absorbée par ce spectacle, j’en oubliai mon café et la jolie mousse qui le coiffait…
 
Le petit jeu dura vingt bonnes minutes. Et pas une fois, son sourire ne s’est envolé. Il avait du plaisir tout simplement. Il ne pensait pas au rhume qui le guettait, ni aux réprimandes qui allaient survenir tôt ou tard et encore moins à ses chaussures qui prendraient probablement plus de deux jours à sécher… Il s’amusait, voilà tout. Il vivait l’instant présent. Alors, m’inspirant de ce petit bout d’homme, je me suis installée devant mon chevalet cherchant à goûter à ce même bonheur innocent. Et au bout d’un moment, j’ai ignoré mes pinceaux pour utiliser mes doigts pour estomper, adoucir, fondre les couleurs. Certes, j’avais l'extrémité des mains très colorée mais quelle belle sensation! Je sentais que je venais d’enfreindre une loi "universelle", celle de ne jamais se salir! Double bonheur, je savais que je ne me ferais nullement disputer car j’ai passé l’âge des remontrances… Triple bonheur, des doigts, ça se lave!
 
Les plaisirs simples ne coûtent rien et l’innocence ne fait de mal à personne…
 
Ce matin, faites quelque chose d’inusité pour briser l’ordinaire de votre quotidien. Pour vous inspirer, j’ai commencé ma journée avec un dessert aux pommes. Ce n’est pas le déjeuner recommandé par le Guide alimentaire canadien, mais c’était tout à fait divin au goût et bon pour le moral. Et d’ailleurs, qui va me chapitrer pour cet écart de conduite? Personne! Et une exception ne fait pas la règle, n’est-ce pas?
 
N’oubliez pas, la vie est trop courte pour la laisser vide de sens et dépourvue d’expériences. Sortez de l’ordinaire et surprenez-vous!
 
C'est enfin le moment de savourer mon cappuccino et cette fois-ci saupoudré de chocolat, rien de moins!
 
Bonne et belle semaine tout le monde!
 
Mésange

2e lundi de novembre 2012


[Photographie de J. Gagné]
Café du matin
The morning bells…
 
À une époque où mes petits pas tout menus me conduisaient à l’école, j’entendais au loin les cloches de l’église invitant le travailleur, la mère de famille, le vieillard fatigué à se recueillir dans la maison réconfortante de Dieu. Les cloches tintinnabulaient joyeusement et ce son mélodieux rebondissait sur les toitures métalliques,  s’accrochait aux nuages de fumée qui s’échappaient en douceur des cheminées pour finalement se faufiler par les rues étroites de la petite ville encore assoupie. Et tard à l’automne, quand le froid s’immisçait par les ouvertures qu’on avait négligé de refermer, on pouvait même jusqu’à percevoir les effluves d’encens mal contenues entre les murs de l’église…
Ces cloches qui se balançaient paresseusement au rythme des généreuses secousses du vicaire rappelaient aux citoyens éveillés que des prières allaient bientôt s’élever vers le ciel pour bénir leur journée. Et mes petits pas, semblables à un trottinement de par mes jambes trop courtes, poursuivaient leur avancée vers l’institution scolaire. Et voilà qu’une autre cloche se faisait entendre me rappelant qu’il faudrait que je grandisse pour ne pas arriver en retard ni me faire gronder par la bouche au pli sévère de l’institutrice. En rangs bien droits et en silence, on attendait le signal. D’un simple coup de claquoir et sous le regard soutenu des religieuses, on poussait la porte de la discipline pour se retrouver entre les murs du savoir-vivre et de la connaissance.

Aujourd’hui, les cloches de l’église me rappellent l’importance de penser aux autres et de leur souhaiter, dès le petit matin, une bonne journée. Et la cloche de l’école? Eh bien, elle me souligne que je n’ai pas fini de grandir!

Pour qui sonnent les cloches de votre ville ou village?  Et qui les écoute encore?

Bonne journée tout le monde!

Mésange
 

5e lundi de juillet 2012

[Photo tirée de Dreamstime]
Café du matin

Avez-vous vu l’heure qu’il est? Le coupable n’est ni le bip bip du réveil, ni le tintamarre d’une alarme de voiture pas plus que le cris strident d'un freinage d'urgence ou du toussotement irrégulier d'une tondeuse. Non, ce matin, c’est Dame la corneille qui a fait office de réveil et ce fut tout un "réveil"!

Croak! Croak! Croak! Croak! Croak!

Je n’ai point remarqué sa robe noire aux reflets bleus. Je n’ai pas osé vérifier à savoir si c’était un mâle ou une femelle quoique avec la corneille c’est difficile à reconnaître puisque les deux sexes sont identiques. Non, la seule chose qui a retenu mon attention à l’heure où se glissait la pâleur laiteuse de l’aube c’est son cri rauque et puissant dardant mes pauvres tympans, faisant fuir les dernières traces de sommeil.

Mais qu’est-ce qu’elle pouvait bien avoir à dire qui ne pouvait attendre à plus tard? On aurait dit qu'elle s'exerçait à conjuguer le verbe « croasser » :

« Croaaaa-sse »
« Croaaaa-ssons »
« Croaaa-ssez »

À moins qu'elle passait une commande du genre : «Garçon, croa-ssants pour les copains!»

Perchée tout en haut de l’interminable poteau situé dans la cour arrière, telle une triste sentinelle, elle faisait le guet pendant que sa bande devait se nourrir de char...

- « Hé ho, on mange là! »

Oups, pardon! Je disais donc, elle faisait le guet pendant que les autres corneilles se nourrissaient. Mais si la corneille faisait le guet, pourquoi criait-t-elle? C’est bien simple, c’est le système d’alarme par excellence des corneilles. La sentinelle sert à avertir ses consoeurs/confrères d’un danger éventuel, à moins que ce ne soit simplement le monologue embrumé d’un oiseau qui n’a pas pris son café du matin (tout est possible de nos jours)! N’empêche que, même si elle a tout un répertoire de croassements, pour moi, c’était le même son désagréable qui se répétait à l’infini.

Croak! Croak! Croak! Croak! Croak!

On dit qu’une corneille peut vivre jusqu’à quatorze ans et même plus. Ça, c’est quand elle a la chance de son côté. À mon avis, la chance ne lui tient guère compagnie car cette dernière a d’aussi bonnes raisons que les miennes de ne pas l’apprécier!

Avec ce chant, que dis-je, ce cri,  forcément j’ai dû me lever pour contempler le spectacle du soleil levant (très joli d'ailleurs). Est-ce qu'ensuite je ferai comme Dame la corneille, c’est-à-dire me coucher très tôt?  C’est fort possible. 

Hormis le fait qu’elle m’a réveillée, le fait d’être debout m’a permis d’en apprendre un peu plus sur cet oiseau peu ordinaire qui habite nos banlieues et nos campagnes. Saviez-vous que la corneille d’Amérique se classe parmi les oiseaux les plus intelligents? Je suis forcée d’admettre qu’il faut être brillant pour être aussi désagréable au petit matin et s’en sortir avec toutes ses plumes et sa tête toujours sur les épaules!

En ce lundi matin, prenez le temps de savourer votre café tout en portant attention aux sons qui vous entourent.  Qui sait, vous entendrez peut-être la corneille imitant le chant d’un autre oiseau!

Bon lundi et bonne semaine!

Mésange

4e lundi de juillet 2012

[Photographie réalisée par Robert Lemire]
Café du matin

«La pause, elle aussi, fait partie de la musique.» [Stefan Zweig]

Été rime avec loisirs et détente. Certains se sentent en vacances dès l’instant où ils mettent la clef dans la serrure, valises en main. D’autres se débranchent mentalement dès qu’ils montent dans leur voiture ou enfourchent leur moto en route vers une destination de rêve. D’autres, néanmoins, réalisent qu’ils étaient en vacances la veille de leur retour au travail…

Et s’il en était autrement?

Savoir décrocher est un art qui s’acquiert et la période estivale est le temps rêvé pour s’y adonner. Tout ce dont vous avez besoin c’est d’un peu d’imagination et de l’envie de «suspendre» temporairement les urgences, les responsabilités, les obligations du moment afin de vous évader mentalement.

Vous manquez d’imagination? C’est possible, mais je vais vous donner un truc pour vous mettre sur la bonne voie : quand on part en voyage vers une destination où on n’a jamais mis les pieds, étrangement on voit et on pense différemment: on s’émerveille! Pourquoi? Parce que l'on regarde avec les yeux d’un enfant; on accueille la nouveauté avec ouverture et spontanéité. Alors regardez autour de vous et cherchez ces petits riens; ils méritent d’être redécouverts, réappropriés et adoptés.

Voici quelques idées pour vous mettre sur la piste : verre de rosé sur la terrasse, café exotique dans le bistro du coin, lecture passionnante à l’ombre d’un arbre, repos dans une barque dérivant doucement sur l’onde frémissante, brise rafraîchissante après une agréable baignade, souper sous les étoiles, promenade à pied ou en vélo à la poursuite de papillons dorés, feu de camp et guimauves pour vous rappeler votre jeunesse, concert d’été, baiser volé ou soufflé, pas de danse dans le salon, etc. Tant de choses à apprécier l’espace d’un instant!

Nul besoin de partir à l’autre bout du monde ou de dépenser une fortune! Ici ou ailleurs, le même soleil, la même lune et le même air qui gonfle les poumons…

En ce lundi matin, donnez un air de vacances à votre pause matinale : accompagnez votre café d’une brioche maison ou d’un délicieux croissant au chocolat et surtout… rêvassez!

C’est l’été, profitez-en!

Bonne et belle semaine tout le monde!

Mésange

P.-S. Un merci tout spécial à Robert Lemire pour les superbes photos qui rehaussent si magnifiquement mes cafés du matin.

3e lundi de juillet 2012


[Photographie tirée de Dreamstime]
Café du matin

J’ai un blanc! En fait, c’est le vide total dans ma tête. J’aimerais bien écrire quelque chose, peindre une toile, photographier un sujet intéressant, créer un truc spectaculaire, mais quoi au juste, je n’en ai aucune idée!

J’ai beau chercher dans ma tête et autour de moi, mais l’inspiration ne vient pas. J’use le plancher à force de faire les cent pas comme si le fait de marcher pouvait activer ma créativité.  Et j’angoisse! Les minutes s’envolent et rien n’est écris, rien n’a pris forme… C’est clair, mon esprit créateur est en panne. Comment le réanimer?

Je me rappelle qu’à l’université on nous suggérait une méthode pour maximiser notre temps d’étude : toujours fixer la période d’étude à la même heure. Pourquoi à la même heure? Pour faciliter la mise en train du cerveau. De cette façon, ce dernier perdait moins de temps à se « réchauffer ». Il se mettait immédiatement en condition de productivité comme s’il avait été programmé pour être fonctionnel au moment où on en avait besoin. Génial n’est-ce pas?

Quand on ne sait pas quoi faire de ses dix doigts ou quand le vide occupe trop notre tête, il n’y a qu’une solution : se mettre en mouvement.  Sortons le papier et le crayon, les pinceaux et la toile, l’appareil photo, etc., et passons à l’acte; les idées surgiront en cours de route et produiront un effet d’entraînement. Inutile d’attendre l’arrivée de l’inspiration, prenons les devants et allons la chercher!

En ce lundi matin, préparez-vous une grande carafe de café car vous en aurez besoin; vous avez du travail devant vous: une toile à peindre, un croquis à dessiner, des clichés à prendre, des lignes à écrire, une recette à préparer, une déco à refaire,  etc. Entamez le mouvement et le reste suivra! Et si le cœur vous en dit, créez à heure fixe, vous verrez toute la puissance qui se cache derrière cette méthode; c’est presque magique!

Cette semaine, je sors mes pinceaux et je m’amuse. Et vous, que ferez-vous de votre créativité?

Bon lundi et bonne semaine tout le monde!

Mésange

4e lundi de mai 2012

[Photo tirée de Dreamstime]
Café du matin

Tenir ma tasse de café de peur qu’elle ne s’envole, ça c’est bien moi! Et j’y plonge les yeux cherchant des réponses. Nulle nuance, que du noir! Je ne sais si mon café m’aide à la réflexion ou s’il m’entraîne un peu plus loin dans ma rêverie, dans cet imaginaire fantaisiste dans lequel voyage mes errances. Le courage me manque et je dois travailler. Ma tasse est chaude, le liquide réconfortant et le fauteuil si reposant… Loin d’agir comme un fouet claquant à la moindre inattention de ma part, le breuvage m’invite un peu plus à la somnolence. Je regarde d’abord à gauche, ensuite à droite, aucun bouton d’éjection comme sur les avions de type F-18. C’est désarmant! 

Existe-il un lit qui me catapulterait dès la première sonnerie du réveil, un fauteuil qui m’expulserait vite fait au travail quand ma volonté me fait défaut? Ce matin, je vois bien qu’elle est déglinguée voire même inexistante! Alors qui durant mon sommeil a saboté cette volonté si fiable d’ordinaire? À moins qu’elle ne soit sous le lit se frayant un chemin parmi les poils de chat, les quelques amas de poussière oubliés et qui sait une ou deux chaussettes égarées. Soupirs…

Un deuxième café s’impose ainsi que quelques minutes supplémentaires sur la terrasse. Le frémissement des feuilles, le délicat gazouillis extérieur m’invitent à relaxer au lieu de me mettre en mouvement. Finalement, je dois avouer qu’il y a de ces jours où rien ne sert de courir et que prendre son temps au lever est une marque de respect pour le corps et l’esprit qui fonctionnent encore au ralenti.

Le ciel est bleu, l’air est bon et le café est sublime! Au diable la course folle, l’envie de s’y mettre et de vouloir à tout prix soulever les montagnes; ce matin, je prends du temps, je prends « mon » temps!

« Ma tête est absente pour la prochaine heure, veuillez laisser un message après le bip… »

Ce lundi est à vous tout en entier, faites ce qu’il vous plaît comme il vous plaît!

Bonne semaine tout le monde!

Mésange

2e lundi d'avril 2012

[Photographie tirée de Dreamstime]
Café du matin

Me voilà de retour, très reposée et surtout satisfaite de l’avancement de certains projets. Une pause n’est pas toujours de tout repos, cependant j’y ai trouvé mon compte: la nature m’a véritablement gâtée! Les longues promenades ont permis de me reconnecter avec l’essentiel. La santé, la tranquillité de l’esprit font partie de ces indispensables qui, lorsque négligés, peuvent vous gâcher considérablement l’existence. Bref, cette pause prise juste à temps a fait le plus grand bien!

Maintenant passons aux choses sérieuses : où est votre café, thé, tisane ou autre? Vous ne pouvez  démarrer la journée sans carburant! Moi, j’avoue que j’ai un gros penchant pour le jus d’orange. De toutes les commodités que la vie actuelle me procure, le jus d’orange est au top du palmarès! Je suis sûre que mes parents, dans leurs jeunes années, auraient apprécié démarrer la journée avec un tel breuvage mais à cette époque, les oranges, on les retrouvait que dans les bas de Noël! C’est fou comme on s’habitue vite au confort et à l'abondance que nous procure la vie moderne!

Avant de prendre pour acquis tout ce qui compose votre quotidien, imaginez un instant la vie si, pour vous faire un café, vous deviez puiser l’eau du puits, ramasser le bois, allumer le poêle et traire les vaches pour ajouter du lait à votre breuvage, le soleil serait déjà bien haut dans le ciel n’est-ce pas?

En ce lundi matin, appréciez votre café, thé, tisane ou autre, constatez avec quelle rapidité vous l’avez obtenu et profitez de ce temps que vous avez gagné en efficacité pour vous accorder un petit plaisir…

Ce matin, je vais prendre l’air avant de me lancer dans le travail et vous?

Bonne semaine tout  le monde!

Mésange

P.-S. : En passant, je suis très heureuse de vous retrouver :-)

2e lundi de mars 2012

[Photographie tirée de Dreamstime]
Café du matin

La quiétude du matin -  souvent on l’oublie dans notre course folle contre la montre. On se hâte sans regarder le jour qui se lève comme si c’était une banalité, croyant mordicus que ce que nous avons à faire est plus important.

Et si le soleil ne se levait pas? S’il passait son tour histoire de voir si on est reconnaissant des privilèges qu’on a reçus c’est-à-dire d’avoir une vie devant soi, de voir de magnifiques panoramas tout autour, de posséder une existence paisible comparée à d’autres existences moins privilégiées?
Une chance pour nous que le soleil ne nous voit pas comme une banalité et qu’il accomplit son devoir chaque matin!
Alors ne montrons pas tant d’indifférence face à la beauté offerte quotidiennement par la nature. Ne devenons pas indisponible à cause de notre agitation intérieure et extérieure.  Allons-y! Mettons le nez dehors, le café à la main et apprécions ce pourquoi on travaille tant, ce pourquoi on se lève chaque matin, ce pourquoi il vaut la peine de vivre cette vie!
On vit dans un pays libre…  Merci!
On a un toit au-dessus de la tête… Merci!
On a une vue imprenable sur un lac, une vallée ou un jardin… Merci!
On a la santé pour travailler, voyager, se divertir… Merci!
Ce matin, il n’y a aucune raison qui vaille de démarrer cette nouvelle journée au grand galop. Accordons-nous du temps pour respirer librement, sans pression, sans le poids du pendule qui nous rappelle constamment à l’ordre et profitons de la tranquillité qui précède cette nouvelle journée pour regarder le soleil enflammer le firmament; c’est un spectacle grandiose à ne pas rater!
Bon lundi tout le monde et bonne semaine sous le soleil!
Mésange

5e lundi de janvier 2012

[Photographie réalisée par Jocelyne Gagné]



Café du matin

Qu’est-ce qui vous fait plaisir? 

Est-ce...


- des pinceaux et un bon café;
- une plume et du papier;
- des mots perdus, des mots retrouvés;
- un baiser volé, une  tendresse rendue;
- un gâteau réussi, des bouches ravies;
- le retour des oiseaux, le regard ahuri du chat;
- un moment tranquille à bercer des rêves;
- un lever, un coucher ou un soleil à son zénith;
- une nuit féerique rehaussée de milliers d’étoiles;
- un banc, un arbre et un bon livre;
- une mélodie retrouvée dans les replis du temps;
- quelques notes vagabondes sur le piano;
- de grandes bouffées d’air pur, de longues promenades;
- le vent léger, caressant ou batailleur;
- les grains de sable qui glissent entre les doigts;
- la douceur d’un vêtement, la chaleur d’une couverture;
- les parcelles de lumière enveloppant toute chose ou bien
- la nature dénudée de verdure mais couronnée d’or et d’argent?

Ce qui me fait plaisir? C’est  le simple fait de m’arrêter un instant pour savourer chaque moment.

En ce lundi matin, un café et un bouquet de pinceaux, voilà tout mon bonheur! Mais quel bonheur! Et vous, quel est le vôtre?

Mésange

4e lundi de décembre 2011

[Photographie tirée de Dreamstime]
Café du matin
C’est déjà le lendemain de Noël. La fête a été réussie et on s’est amusé comme des petits fous! Le rire était de la partie et c’est ce qui fait toute la différence...

L’estomac est un peu retourné, la tête résonne encore des fous rire de la veille, le pas est lourd et traînant. On s’en est donné à cœur joie, oubliant les excès de table et les heures de sommeil en moins. Il est six heures et je dois me lever… [Soupirs]

Est-ce vraiment nécessaire de me tirer du lit? Je suis si bien et le rêve si doux! [Soupirs]

Pour oublier le confort des couvertures, de l’oreiller et de chéri qui sommeille encore, je vais aller me préparer un café bien fort et très chaud. Un œil ouvert ce n’est pas suffisant pour assurer ma progression vers la cuisine. Plus j’avance et plus mon cerveau semble s’empâter d’avantage dans une sorte de purée de pois trop consistante. Bref, le café sera incapable de faire tout le travail à lui seul!

Tout le monde dort encore. Je suis seule debout à pianoter sur les touches de mon clavier. J’ai faim et je dors debout… Je ne veux pas brasser les casseroles pour réveiller tout le monde cependant mon estomac, lui, continue de se lamenter. La voilà la solution : le lait de poule! C’est nutritif, moussant, légèrement sucré, rassasiant et si simple à préparer! De plus, versé dans un grand verre élégant, ça lui donnera une allure de fête! Finalement, ce matin ne sera pas un jour ordinaire…

Avant d’entamer votre journée, le corps et l’esprit alourdis par les abus de la veille, préparez-vous un petit extra et commencez la journée du bon pied!

Bon lundi tout le monde!

Mésange

3e lundi de décembre 2011

[Photographie tirée de Dreamstime]
Café du matin

Parfois, il suffit de peu de choses pour nous mettre dans l’ambiance de Noël : quelques flocons, un parfum de clou de girofle ou un petit biscuit en forme de sapin et le tour est joué!

À bien y réfléchir, on est facile à contenter…

Et si avec un rien on se sent tout joyeux, pourquoi batailler pour afficher les plus jolies décorations, préparer la plus belle réception et offrir les plus merveilleux cadeaux? Laissez de côté la compétition, la vanité, l’ostentation et entrez dans l’ambiance des fêtes en toute simplicité! Ça sera plus agréable, et ce, pour tout le monde!

Et au cas où vous auriez oublié, agir avec simplicité n’a rien de simpliste; il importe d’être naturel, sincère et bon. Pas facile d’être authentique et vrai, de rester soi-même quand l’environnement nous pousse à devenir autre chose? Mais c’est possible!

Ce matin, je prends mon café sans artifice et je dois l’avouer, la simplicité possède un goût unique!

Bonne semaine tout le monde!

Mésange

2e lundi de décembre 2011

[Photographie réalisée par Robert Lemire]
Café du matin

À quoi rime cette course? Vous ne le saviez pas que le jour de Noël tombait le 25 décembre? Eh bien, il faudrait peut-être regarder de temps à autre le calendrier ou ajouter quelques Go à votre mémoire car celle-ci ne vaut pas un clou!

Mais qu’est-ce qui presse tant? Auriez-vous oublié les indispensables qui transforment un temps des Fêtes en une véritable période de réjouissances? Sans l’écoute, l’accueil, le don de temps, le don de soi, la patience, la collaboration, la joie et surtout la bonne humeur, la période des Fêtes serait un temps triste à mourir! D'ailleurs, vous ne trouverez jamais ces indispensables dans les boutiques, alors pourquoi perdre vos précieuses heures et gaspiller votre énergie à chercher ce qui vient de l’intérieur?

En ce lundi matin, ménagez du temps pour les vôtres c'est-à-dire les collègues, la famille, les amis et laissez tomber les cadeaux; les offrandes ne peuvent remplacer la tendresse, l’amitié et l’amour. Accordez-leur ce que vous avez de plus précieux, votre temps

Avant d’attaquer votre semaine, je vous invite à prendre votre première pause avec vous-même avec en main un excellent café. Ensuite réfléchissez aux personnes avec qui vous souhaiteriez partager une pause-café. Au bout cinq jours, vous aurez vu et écouté beaucoup de monde mais mieux encore, vous vous rendrez compte que vous ne connaissiez pas vraiment votre monde! Vous savez, l’être humain peut être vraiment beau pour celui qui sait regarder et écouter!

On dit que le plus beau cadeau c’est celui qu’on souhaiterait recevoir, dans ce cas donnez de votre temps; vous verrez c’est valorisant pour l’estime de soi, c’est bénéfique pour le moral et c’est particulièrement bienfaisant pour le cœur… Donc, c’est un merveilleux cadeau pour soi et pour les autres!

Cette semaine, prenez un café en bonne compagnie et de grâce, arrêtez de courir!

Mésange

5e lundi d'octobre 2011

[Photographie tirée de Dreamstime]
Café du matin...

Désolée chers lecteurs, ce matin tout fonctionne au ralenti même l’Internet! Mais bon, il faut parfois composer avec les aléas de la technologie et savoir être patient quand celle-ci décide de lever le pied sur l’accélérateur!

J’en suis rendue à mon troisième café, vous aussi évidemment vu l’heure avancée! La journée est déjà amorcée et le coup de tourniquet a été donné mais avez-vous eu votre dose d’énergie, de courage, de motivation pour faire de votre journée quelque chose de fantastique, d’extraordinaire, de mémorable? Eh bien non… Vous avez entrepris votre journée à sec! Certes le café a du bon, il vous stimule mais il ne vous donnera pas l’énergie qui vous vient de l’intérieur, ce désir qui donne des ailes et qui rend la vie si merveilleuse!

Allez, secouez-vous, ajoutez tout ce que vous aimez à cette journée! De la musique, un café au lait, une promenade sous le soleil, un peu d’humour, un service rendu, un brin de magasinage, une bonne lecture, des câlins, bref, si chaque jour représente une vie en plus court, de quoi se composera votre journée? Sera-t-elle palpitante ou ennuyeuse? Sera-t-elle une aventure ou une histoire des plus ordinaires?

Prenez donc le temps de la vivre cette vie!

Mésange

2e lundi d'octobre 2011


[Photographie signée Robert Lemire]
Café du matin…

Le café du matin fait partie de notre routine quotidienne et pour savourer toutes les subtilités du grain, nous n’avons qu’à tendre le bras et le tour est joué!

Pourtant, cela n’a pas toujours été ainsi…

Du temps de mes parents, c’était la longue préparation du café au percolateur qui fut remplacée par le café soluble étant plus rapide à préparer et plus facile à doser selon les préférences de chacun, mais ayant un goût très discutable!

Du temps de mes grands-parents, ils devaient tout d’abord mettre des bûches dans le poêle,  moudre le café avec le moulin mécanique en bois et verser la fine mouture dans la cafetière lorsque le poêle était suffisamment chaud...  L’urgence n’existait pas à cette époque!

Aujourd’hui avec le café par infusion (piston), par lixiviation (filtre) ou au percolateur sous  haute pression (expresso), on a l’embarras du choix, et la préparation se fait en un clin d’œil.

En ce lundi matin, prenez quelques minutes pour apprécier les commodités de notre siècle au lieu de vous plaindre que ça ne fonctionne jamais assez rapidement à votre goût.  Constatez la chance que vous avez de savourer ce petit luxe chaque matin et réalisez qu’il pourrait en être autrement.

Le café se déguste comme du bon vin…  Il faut prendre le temps de le regarder, de le sentir et de le savourer!

Bon lundi et bon café!

Mésange