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Une richesse intérieure

Il y a du bonheur à rester à l’intérieur.
À regarder le décor changer, se dépouiller, se délester de ce qui ne lui sert plus.
C’est vrai, les arbres n’auront pas de besoin de leurs feuilles pour se protéger de l’hiver.
D’ailleurs pourquoi se protéger quand la vie est une amie?
Ils vont plutôt s’exposer, se rendre vulnérables afin de ressentir le vent, le froid, le silence.
Ils vont se dénuder afin d’être des arbres. Tout simplement.
Sans se questionner, sans s’alarmer, sans imaginer qu’il pourrait en être autrement s’ils étaient plantés ailleurs sur cette planète.

Il y a une certaine sagesse derrière ce dépouillement.
La nature ne résiste pas au changement; elle l’accueille.
Avec une confiance extraordinaire.
Parce qu’il y a du bon dans ce passage obligé.
Toujours.
Soit que l’arbre deviendra plus grand ou plus fort au printemps.
Soit qu’il laissera la place à une nouvelle pousse cherchant à grandir sous son regard attendri.

Il y a un acte de foi qui se vit à l’extérieur.
Derrière mes fenêtres closes, je peux le percevoir.
Je pourrais l’ignorer et me dire que l’arrière-saison est triste à mourir.
Ou encore, je pourrais me dire que je fais partie de ce monde, de cette nature.
Et qu’il est temps de me dépouiller afin d’être véritablement.

Jocelyne xox




Sans fard ni masque

Ce soir, ce sera la balade des p’tits monstres, des zombies, des princesses et des personnages de Disney dans les rues du Québec. Ce soir, tout le monde va porter un masque. Tout le monde sans exception. Même ceux qui n’ouvriront pas la porte à ces quêteurs de bonbons. 

Car une fois que le masque est mis, on ne peut (ou on ne veut) plus l’enlever. 

Je le sais, car je l’ai porté et il m’arrive encore de le porter pour certaines personnes. 

Les gens nous voient d’une certaine façon. Ils aiment bien apposer une étiquette qui nous sied ou non. Ça les rassure. Ainsi, ils n’ont pas besoin de faire d’effort, de creuser bien loin pour chercher le meilleur en nous. Comme une vitrine que l’on regarde, on se fait vite une idée du contenu et s’il ne nous plaît pas, on passe à la prochaine, n’oubliant pas de mentionner à notre entourage d’éviter à tout prix cet endroit. 

Et puis, il y a nous. On se voit d’une certaine manière. Et ce qui nous fait faire la grimace, eh bien, on le dissimule derrière un masque. Ainsi, ça ne paraît pas aux yeux des autres. Qui pourrait se douter que nous souffrons, que nous sommes blessés, que nous avons des faiblesses, des peurs, que nous avons commis des erreurs? Derrière ce camouflage, il n’y a que des yeux qui brillent. 

Pas facile de s’ouvrir, d’être authentique, d’être vrai pour soi et pour les autres. 

Pas facile d’ôter le masque. 

On n’a peur de notre « nudité », de notre vulnérabilité. Mais c’est en étant vulnérable qu’on devient sensible à la vie, à ce qui nous entoure, à notre essence. C’est en sortant de l’ombre dans laquelle on s’est placé (ou d’autres nous ont mis) qu’on peut sentir la lumière sur soi, en soi. 

En ce lundi matin, je vous invite à vous ouvrir, quitte à être vulnérable, fragile, extrêmement inconfortable dans cette nouvelle ouverture. Néanmoins, je peux vous l’affirmer que, dans quelque temps, vous ne pourrez plus vivre autrement. 

Alors, laissez tomber les masques et sortez dans la lumière.

Bonne semaine tout le monde! 

Jocelyne Gagné (Mésange)



On compte sur vous

Vous me connaissez; je n’arrête pas de dire que la vie est trop courte et que ma liste de rêves à réaliser est beaucoup trop longue. À l’approche de la cinquantaine, je peux déclarer que je suis assez fière de ce qui a été accompli jusqu’ici; je suis devenue plus sage et plus souple, animée d’une belle énergie. Vous en conviendrez, ce n’est vraiment pas le moment de mettre les freins! Et si la vie commence à cinquante ans, alors je dois me préparer pour l’arrivée de mes vingt ans. (Ben quoi? Des rêves, ça se planifie!) Donc, pour mes soixante-dix ans, j’ai bien l’intention d’être pilote d’un beau coucou. J’avais prévu le coup pour mes quatre-vingts ans, mais mon fils m’a fait prendre conscience que personne ne monterait à bord d’un avion piloté par une vieille dame qui s’amuse à faire des vrilles dans le ciel. (Allons donc! On a peur des sensations fortes maintenant?) Et puis je me suis dit : « C’est vrai, j’aurais bien aimé faire de la voile, mais je ne sais pas nager. Donc, à quoi ça me servirait de savoir piloter si je ne sais pas battre des ailes? En cas de pépin, ça pourrait être utile, non? »

C’est clair, je dois avoir confiance en mon mécanicien.

Agir ou s'abstenir?

Après un magnifique week-end passé à contempler les étoiles et à me laisser observer par elles (sans trop en rougir), me revoilà, certes avec du retard, mais plus reposée. Et puis, en regardant la voûte céleste, je n'ai pas su résister : j’ai pensé à ma bonne étoile et à la vôtre…
 
Ce qui m’amène à ceci.
 
Le libre arbitre - accomplir sa destinée à partir de ses choix, de ses initiatives et de ses actions. En bref, c’est bâtir sa vie selon un plan que l’on a dessiné, l’ériger avec des matériaux que l’on a choisis. Évidemment, notre savoir-faire s’acquiert à chaque coup de marteau, après chaque difficulté.
 
Une autre philosophie suggère de faire confiance et de confier les rênes de notre vie à la destinée. Certes, elle serait en mesure de faire le travail à notre place, peut-être mieux qui sait? Si vous êtes à l’aise avec l’idée, cela consiste à laisser à un constructeur d’expérience (la destinée, la providence, etc.) le soin de bâtir votre existence selon ses critères, considérant vos besoins.
 
C’est là que mon questionnement s’amorce…

Se donner toutes les chances

La loi de Murphy stipule que tout ce qui peut mal tourner, va mal tourner (anything that can go wrong, will go wrong). En gros, si on focalise sur la défaite, celle-ci viendra tôt ou tard à notre rencontre. 

Comme bien des gens, j’aime voyager. Prendre l’avion, le train ou le bateau est pour moi un réel plaisir tout comme découvrir des restaurants proposant des plats aux saveurs locales, des hôtels qui ont survécu au modernisme et des lieux dont la beauté a survécu au passage du temps et des hommes. Je ne vous cache pas tout le bonheur ressenti à être une inconnue musardant dans les rues grouillantes de touristes et de commerçants engagés dans de rudes négociations. Cependant, lors de ces merveilleux voyages, jamais je ne me suis lancée à la recherche d’issues de secours. Au contraire, bien souvent j’écoute d’une oreille distraite l’hôtesse de l’air débiter ses règles de sécurité. Avant de m’installer à l’arrière du chauffeur de taxi, je ne fourrage pas dans le coffre arrière afin de m’assurer de la présence de la roue de secours. Arrivée à l’hôtel, pas question de lire le plan d’évacuation vissé contre la porte de chambre, sinon pourquoi résider à cet endroit? Loin de moi l’idée de tester la porte et l’escalier de secours quand je m’arrête dans un restaurant. Et lorsque je prends le traversier, je ne cherche pas les flotteurs qui sauveront mon véhicule de la noyade au cas où le bateau coulerait. D’ailleurs pourquoi le ferais-je? Je veux faire un beau voyage alors je mise sur le plan A c’est-à-dire la réussite de ce voyage et non du prochain. Vous comprenez? 

Richard Malone Quote

"There are only two things to worry about. You are either sick or you are well. If you are well you have nothing to worry about. If you are sick you have two things to worry about. Either you get well or you will die. If you get well there is nothing to worry about. If you die there are two things to worry about. Either you will go to heaven or hell. If you go to heaven you have nothing to worry about. If you to go to hell you will be so busy shaking hands with all your friends, you won’t have time to worry.” Mrs Richard Malone." [Richard Malone]

Patrick Overton Quote

" When we walk to the edge of all the light we have and take the step into the darkness of the unknown, we must believe that one of two things will happen….There will be something solid for us to stand on or we will be taught to fly. " [Patrick Overton­]

Une semence qui doit être plantée...

« Avant d’espérer la récolte, commençons par semer! »

Le printemps est arrivé avec la promesse des beaux jours et tout ce dont on a envie c’est de délaisser les livres d’horticulture pour aller inspecter le terrain. On fait le tour de nos plates-bandes, on vérifie l’écorce de nos arbres, on ramasse les branches cassées, on relève les plants qui ont ployé sous le poids de la neige, bref, on évalue le travail à faire dans les semaines à venir. Et lorsque cette belle flânerie s’achève enfin, on pousse la porte de la remise à jardin qui râle, grimace et résiste sous l’effort, impuissante à s’interposer à notre intention d’entrer dans le repère du jardinier. Mmmmm, ça sent la terre mouillée et le gazon séché. Rapidement on tourne le dos aux outils suspendus tête en bas pour se concentrer sur la boîte de sachets de semences et soudain on s’interroge: « Au fait, quand est-ce que j’ai acheté ces semences de carottes ? »
 
Si la mémoire a décidé d’oublier, il est normal que l’on ait fait de même ! Par conséquent, pour savoir si nos graines sont encore bonnes, il va falloir les mettre en terre, attendre entre quatre à six semaines et si rien ne pousse, on aura fait tout ce travail pour rien. Au final, on devra refaire les sillons, semer de nouvelles graines tandis que nos voisins contempleront d’un air gaga les magnifiques petites touffes striant le potager de jolies rayures vertes. En un mot, ils vont savourer leurs carottes bien avant qu’on puisse manger les nôtres!


Contre toute espérance...

[Photographie tirée de Dreamstime]
Quand la tempête fait rage, le courage lève l’ancre. 




J’avais vu les nuages s’amonceler et noircir l’horizon et pourtant, loin de m’en méfier, je les laissai s’approcher me sentant à l’abri et en sécurité sur le voilier de mon existence. Les voiles étaient grandes, le mât solide et le gouvernail répondait aisément à mes manœuvres. C’était un beau et un bon navire. L’attente fut de courte durée; le vent se mit à souffler et à rugir, maugréant contre les obstacles qui entravaient ses mouvements, soulevant la mer, gonflant les eaux de façon effroyable. La pluie tomba tout d’abord lourdement pour ensuite marteler, fouetter, détremper tout sur son passage.  Le ciel, tel un chien aux babines retroussées, était prêt à sauter à la gorge et à déchiqueter le marin malavisé.  Après quelques minutes, c'était non pas une seule bête mais toute une meute qui grondait à l’infini contre les éléments déchaînés. Le vent hurla de toutes ses forces pour étouffer le vacarme de la pluie et du tonnerre mais rien n’y fit, alors il redoubla de violence et souffla si fort qu’il déchira l’une des voiles…
 
Le  ciel n’était plus que ténèbres grandissantes, la mer tellement enragée et le bateau si frêle dans cette tourmente infernale que même l’espoir craignait de me rejoindre.  Ainsi ballottée, je commençai à perdre courage, car la tempête, loin de diminuer, gagnait en force.  Soudain un craquement sinistre se fit entendre; d’une lenteur infinie, le mât amorça sa chute entraînant les cordages avec lui.  Agrippée au gouvernail, j’affrontais péniblement les vagues qui s’acharnaient sans relâche à me propulser hors du bateau.  Les prières me tinrent compagnie aussi farouchement que l’eau froide sur ma peau et les larmes sur mes joues.

Après plusieurs heures à lutter contre ces forces destructrices, je me suis abandonnée avant que les dieux ne le fassent eux-mêmes, et au moment où je croyais que tout était perdu, l’orage se dissipa. Au petit matin, le soleil inonda de ses rayons dorés les restes de mon navire. Jamais je n’avais vu un ciel plus bleu! Le firmament avait été lavé par la pluie, le laissant sans nuage. Je pouvais sentir la brise légère faisant frissonner mes bras et les lambeaux de voiles et de cordages.  Assurément, mon voilier avait subi quelques dommages mais rien d’irréparable et moi, j’étais en vie… C’était merveilleux!

Il arrive que la vie nous réserve des orages plus ou moins faciles à traverser. Parfois c’est la santé qui nous fausse compagnie, tantôt c’est notre situation financière qui est au plus mal, d’autres fois c’est la relation de couple qui se détériore, bref, lorsque la tempête fait rage, nous sommes ébranlés, secoués, ballottés et on finit par perdre tout espoir. Par contre, si l’on s’agrippe fortement à ce qui compte le plus pour nous, si on fait preuve de courage et de patience, tôt ou tard, le mauvais temps fera place aux beaux jours. Et quand le soleil sera de retour, tout ce qui nous restera à faire ce sera : écumer l’eau, réparer les cordages, vérifier le mât et les voiles afin de poursuivre notre route plus forts que jamais!
 
Au fond, il ne sert à rien de craindre le pire, trop souvent il ne vient jamais à notre rencontre.
 
Bonne semaine tout le monde!
 
Mésange

Henry Miller Quote

"Every man has his own destiny; the only imperative is to follow it, to accept it, no matter where it leads him." [Henry Miller­]

Le 2e lundi de décembre 2012

[Photographie réalisée par Robert Lemire]
Café du matin
 
A little push from Heaven…

Il serait tentant de se fier que sur nous-mêmes pour les petites ou les grandes choses de la vie, ainsi aucune chance d’être déçus! Mais, il arrive que malgré nos bonnes intentions, les résultats laissent à désirer. Même avec une bonne dose d’entêtement et d’effort, nous n’arrivons à rien du tout! Soit nos rêves sont irréalistes, soit nous ne sommes pas assez nombreux à y travailler… Mais à qui demander, si nous voulons un travail bien fait? Ma mère aurait dit : « À cheval donné, on ne regarde pas la bride! » Je comprends l’idée, mais soyons honnête, si nous cherchons de l’aide nous voulons que l’autre nous fasse progresser dans notre projet et non reculer! À mon humble avis, ça prend un minimum d’expérience, non? Pour m’assurer d’un service de première classe, je m'adresse à Dieu. Et mes attentes sont assez raisonnables car je n’ai besoin que d’une aide dérisoire. Je suis disposée à m’occuper du gros du travail, mais la « finition » je la lui laisse car il excelle vraiment dans ce domaine: il est méticuleux, patient, créatif, passionné et il aime rendre service!
 
Pour les petites comme les grandes choses, je m’adresse à lui.
 
En ce lundi matin, je vous offre cette prière qui, je l’espère, vous accompagnera chaque matin où vous aurez besoin d’un aide de camp.

Cher Seigneur,
 
Jusqu’ici je me débrouille bien aujourd’hui. Je ne me suis adonné ni aux commérages, ni à la colère, ni à l’avarice, ni au ronchonnement, ni à la méchanceté, ni à l’égoïsme, ni à l’égocentrisme. Je ne me suis pas lamenté, je n’ai pas juré et je n’ai pas mangé de chocolat. Mais je vais sortir du lit dans quelques minutes et j’aurai besoin de beaucoup plus d’aide par la suite. Amen   - John C. Maxwell

Peu importe à qui vous demanderez, osez demander! Et si l’aide demandée ne vous fait pas progresser au moins elle vous empêchera de vous décourager!
 
Bonne et belle semaine tout le monde!
 
Mésange

Citation de Johann Wolfgang von Goethe

« Si vous avez confiance en vous-mêmes, vous inspirerez confiance aux autres. » [Johann Wolfgang von Goethe]

Tout finit par se savoir...

Les secrets - que de mystère les entoure et pourtant, c’est tout ce qu’il y a de plus commun. Tout le monde a la possibilité d’en posséder un, de le cultiver, de l’entretenir et chacun a le pouvoir de le... révéler.

Depuis la nuit des temps, les secrets ont eu la vie dure, la preuve : nos livres d’histoire sont truffés de secrets qui ont été percés, dévoilés, mis à jour. Déceler ce qui est caché ne relève pas de la magie, mais de l’avidité du genre humain d’avoir quelque chose à raconter.

À la croisée des chemins

Il n’y a pas si longtemps, tout magasinage se soldait par un double achat. J’arrivais difficilement à sortir d’une boutique sans deux articles à la main. L’idée de choisir était pour moi une véritable torture! Les rares fois où je réussissais à trancher entre deux possibilités, aussitôt je le regrettais; je repensais à l’article que j’avais écarté de ma sélection et les remords refaisaient surface. Soit je retournais illico à la boutique, soit je ruminais le tout à la maison. Bref, la prise de décision n’était pas une mince affaire et le fait d’être confrontée à un choix, c’était pire encore!

Ça, c’était hier... Un hier composé de choix simples à faire.