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Ce qu'elle peut être envahissante parfois!

Dans plus d'un foyer, c'est elle qui porte la culotte et du coup, elle gère votre vie…


Dès le début de la journée, on allume le téléviseur et déjà on appréhende le temps qu’il fera, les bouchons de circulation et la hausse du prix de l’essence. Engagé sur la route, on craint de ne pas trouver de place de stationnement, de faire la file d’attente pour réclamer son café, d’ouvrir sa boîte de courriels. Avant même d’être assis à son poste de travail, on tremble à l’idée d’être insuffisamment préparé pour la réunion. Toute la sainte journée, on est horrifié à la perspective de manquer de temps, d’argent, de santé, d’idées, de loisirs ou de repos. On se dégonfle devant les occasions en or et on prend peur devant les risques. On redoute plus que tout d’être incompris, jugé, rejeté. Bref, on a peur tout le temps.

Contre toute espérance...

[Photographie tirée de Dreamstime]
“Quand la tempête fait rage, le courage lève l’ancre. ”




J’avais vu les nuages s’amonceler et noircir l’horizon et pourtant, loin de m’en méfier, je les laissai s’approcher me sentant à l’abri et en sécurité sur le voilier de mon existence. Les voiles étaient grandes, le mât solide et le gouvernail répondait aisément à mes manœuvres. C’était un beau et un bon navire. L’attente fut de courte durée; le vent se mit à souffler et à rugir, maugréant contre les obstacles qui entravaient ses mouvements, soulevant la mer, gonflant les eaux de façon effroyable. La pluie tomba tout d’abord lourdement pour ensuite marteler, fouetter, détremper tout sur son passage.  Le ciel, tel un chien aux babines retroussées, était prêt à sauter à la gorge et à déchiqueter le marin malavisé.  Après quelques minutes, c'était non pas une seule bête mais toute une meute qui grondait à l’infini contre les éléments déchaînés. Le vent hurla de toutes ses forces pour étouffer le vacarme de la pluie et du tonnerre mais rien n’y fit, alors il redoubla de violence et souffla si fort qu’il déchira l’une des voiles…
 
Le  ciel n’était plus que ténèbres grandissantes, la mer tellement enragée et le bateau si frêle dans cette tourmente infernale que même l’espoir craignait de me rejoindre.  Ainsi ballottée, je commençai à perdre courage, car la tempête, loin de diminuer, gagnait en force.  Soudain un craquement sinistre se fit entendre; d’une lenteur infinie, le mât amorça sa chute entraînant les cordages avec lui.  Agrippée au gouvernail, j’affrontais péniblement les vagues qui s’acharnaient sans relâche à me propulser hors du bateau.  Les prières me tinrent compagnie aussi farouchement que l’eau froide sur ma peau et les larmes sur mes joues.

Après plusieurs heures à lutter contre ces forces destructrices, je me suis abandonnée avant que les dieux ne le fassent eux-mêmes, et au moment où je croyais que tout était perdu, l’orage se dissipa. Au petit matin, le soleil inonda de ses rayons dorés les restes de mon navire. Jamais je n’avais vu un ciel plus bleu! Le firmament avait été lavé par la pluie, le laissant sans nuage. Je pouvais sentir la brise légère faisant frissonner mes bras et les lambeaux de voiles et de cordages.  Assurément, mon voilier avait subi quelques dommages mais rien d’irréparable et moi, j’étais en vie… C’était merveilleux!

Il arrive que la vie nous réserve des orages plus ou moins faciles à traverser. Parfois c’est la santé qui nous fausse compagnie, tantôt c’est notre situation financière qui est au plus mal, d’autres fois c’est la relation de couple qui se détériore, bref, lorsque la tempête fait rage, nous sommes ébranlés, secoués, ballottés et on finit par perdre tout espoir. Par contre, si l’on s’agrippe fortement à ce qui compte le plus pour nous, si on fait preuve de courage et de patience, tôt ou tard, le mauvais temps fera place aux beaux jours. Et quand le soleil sera de retour, tout ce qui nous restera à faire ce sera : écumer l’eau, réparer les cordages, vérifier le mât et les voiles afin de poursuivre notre route plus forts que jamais!
 
Au fond, il ne sert à rien de craindre le pire, trop souvent il ne vient jamais à notre rencontre.
 
Bonne semaine tout le monde!
 
Mésange

À la croisée des chemins

Il n’y a pas si longtemps, tout magasinage se soldait par un double achat. J’arrivais difficilement à sortir d’une boutique sans deux articles à la main. L’idée de choisir était pour moi une véritable torture! Les rares fois où je réussissais à trancher entre deux possibilités, aussitôt je le regrettais; je repensais à l’article que j’avais écarté de ma sélection et les remords refaisaient surface. Soit je retournais illico à la boutique, soit je ruminais le tout à la maison. Bref, la prise de décision n’était pas une mince affaire et le fait d’être confrontée à un choix, c’était pire encore!

Ça, c’était hier... Un hier composé de choix simples à faire.