Vous me connaissez; je n’arrête pas de dire que la vie est trop courte et que ma liste de rêves à réaliser est beaucoup trop longue. À l’approche de la cinquantaine, je peux déclarer que je suis assez fière de ce qui a été accompli jusqu’ici; je suis devenue plus sage et plus souple, animée d’une belle énergie. Vous en conviendrez, ce n’est vraiment pas le moment de mettre les freins! Et si la vie commence à cinquante ans, alors je dois me préparer pour l’arrivée de mes vingt ans. (Ben quoi? Des rêves, ça se planifie!) Donc, pour mes soixante-dix ans, j’ai bien l’intention d’être pilote d’un beau coucou. J’avais prévu le coup pour mes quatre-vingts ans, mais mon fils m’a fait prendre conscience que personne ne monterait à bord d’un avion piloté par une vieille dame qui s’amuse à faire des vrilles dans le ciel. (Allons donc! On a peur des sensations fortes maintenant?) Et puis je me suis dit : « C’est vrai, j’aurais bien aimé faire de la voile, mais je ne sais pas nager. Donc, à quoi ça me servirait de savoir piloter si je ne sais pas battre des ailes? En cas de pépin, ça pourrait être utile, non? »
C’est clair, je dois avoir confiance en mon mécanicien.
