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Parce que c'est important!



Le premier café. Celui que l’on prend sur la galerie après avoir survécu aux longs mois d’hiver. Celui que l’on savoure avec un plaisir totalement égoïste, n’ayant aucune empathie pour ceux qui doivent aller travailler, forcés de se priver de cette quiétude et de cette fabuleuse lumière. (D’accord, démontrons un minimum de compassion…)
 
Ce premier café est aussi un tête-à-tête avec soi (soi étant cette personne que l’on croise dans le miroir chaque matin et qu’on oublie de saluer en premier. « Hé! Jo? Ça va, ce matin? Eh bien, dis donc, t’as pas l’air en grande forme, toi! Le gant de crin sous la douche ne sera pas suffisant; un bon coup de fer à repasser et voilà tous ces plis disparus et ta bonne mine retrouvée!»).
 
Cette rencontre pourrait s’avérer étonnante, déconcertante…
 
Et vous? Y êtes-vous préparé?
 
Il se peut qu’au début la conversation soit quelque peu timide ou totalement absente. C’est vrai, c’est la toute première fois que vous vous faites un brin de causette.
 
Et une première fois, c’est toujours…
 
Furieusement angoissant.
 
Vous vous rappelez cet adage « La première impression ne laisse pas de seconde chance. », eh bien, elle est juste. Si vous vous arrêtez devant le miroir et que vous avez une tête antipathique, je vous garantis que ce sera la dernière fois que vous voudrez croiser votre reflet. Alors, ne ratez pas votre coup. Mettez le maximum… Souriez! Et soyez bienveillant envers vous. C’est vrai! On est gentil avec tout le monde et lorsque notre tour arrive, il ne reste plus de gentillesse, de douceur, de tolérance, de mots consolateurs…
 
On se trouve moche et on se le dit.
 
Ouvertement, franchement et sans détour.
 
Pour tout dire, ce n’est pas se rendre service…
 
Et si vous n’aimez un petit bout de vous-même, n’allez pas vous déconstruire par des phrases assassines; regardez plutôt ces jambes, la peau de votre visage, ces cheveux qui vous font faire la grimace. Regardez-les bien; il y a quelque chose de beau qui se doit d’être remarqué et valorisé. Vos jambes sont trop grosses? Qu’en est-il de leur texture si soyeuse, de cette longueur que d’autres femmes envient? La peau de votre visage est terne? Qu’en est-il de son ovale si parfait et du contenu (yeux, sourire, pommettes) qui fait craquer les autres autour? Vos cheveux sont indisciplinés? Qu’en est-il de sa coupe qui encadre si joliment votre visage?
 
Soyez bon envers vous… Acceptez les nuances. Cela ne peut être parfait.
 
Seul votre regard l’est.
 
En cette belle matinée, prenez cette pause avec vous-même et faites quelque chose d’important, quelque chose que vous ne pouvez différer. Dites-le sans détour :
 
« Tu es extraordinaire! »
 
Avec de la bienveillance, toute nouvelle journée ne peut être qu’extraordinaire.
 
Bonne semaine tout le monde!
 
Jocelyne Gagné (Mésange)

À ce rythme, c’est la noyade!

Il pleut sans arrêt. Le ciel déverse son excédent sans pouvoir s’arrêter. Je me dis qu’un jour ou l’autre le ciel sera à sec, mais non; il s’égoutte, se déverse, inonde jusqu’à saturation la terre, jusqu’à ce que les marmottes, lasses d’évacuer à la chaudière toute cette eau, frappent à ma porte pour trouver refuge.
 
Et si ces rongeurs en ont assez, normal que j’accuse, moi aussi, un trop-plein.
 
Voyez-vous, la pluie c’est agréable surtout quand on l’espère, parce que la terre a soif, parce que les vers, ça ne fait pas joli dans la cour quand ils sont à la verticale, la langue bien tendue, espérant un peu d’eau! Mais là, je l’avoue: toute cette eau est sur le point de me pourrir l’existence…
 
Non seulement ça dégoutte dehors, mais aussi à l’intérieur!

Citation de André Harvey

« Vous qui passez à travers une épreuve, quelle qu’elle soit, soyez assuré qu’il y a quelque part dans le monde, une personne qui changerait volontiers de place avec vous. » [André Harvey]

Parfait à 70%

S’entêter à croire qu’un imprévu ne doit pas avoir lieu n’empêchera pas celui-ci de se produire tout comme le fait de se fermer les yeux n’a jamais fait disparaître le problème…

 
Il est cinq heures et demie du matin. Vous vous levez avec entrain. Au programme, c’est une grosse journée qui s’annonce. Chaque détail a été planifié ne laissant rien au hasard. La douche vous donne un max d’énergie. On annonce 28°C et du beau soleil sur l’ensemble de la province. Ce sera une super journée! Vous vous rendez au bureau; la circulation est fluide et l’animateur à la radio n’a jamais été aussi drôle. Vous ramassez votre café en chemin et vous constatez que le commis vous a remis deux dollars en trop. Wow! Le sourire aux lèvres, vous arrivez pile à l’heure pour la réunion qui, pour une fois, fut brève et profitable pour tout le monde. La journée avance et vous avez et le temps de terminer le rapport qui traînait depuis des semaines sur votre bureau et le compte-rendu que votre patron attendait. Vous avez rencontré d’anciens clients avec lesquels avez obtenu de nouveaux contrats et vous avez même reçu une invitation à jouer au golf (toutes dépenses payées) le week-end prochain. Satisfait(e), vous prenez le chemin du retour, vous arrêtant en chemin à la pâtisserie pour vous faire plaisir et combler la petite famille. Vous prenez même un certain plaisir à conduire malgré la densité de la circulation et vous vous dites que la journée a été comme vous l’aviez prévue c’est-à-dire PARFAITE! Puis tout à coup, vous appliquez les freins : tout ce que vous voyez c’est une enfilade de feux rouges à perte de vue : vous voilà coincé(e) dans un bouchon…

Ma vie est un cauchemar!

[Photographie tirée de Dreamstime]
qUAND une broutille prend des proportions de calamité.

Encore une fois, mon frigo me fait la tête; au lieu de réfrigérer, il réchauffe les aliments. Le ventilateur qui propulsait l’air froid a cessé de fonctionner dû à amoncellement de glace bloquant ainsi le passage de l’air froid dans le conduit.  Je sais, c’est très technique pour un lundi matin, mais je suis sûre que vous me pardonnerez cette petite embardée.
 
Donc, le frigo a décidé de ne plus jouer le rôle pour lequel il avait été acheté. Une partie du contenu s’est retrouvé à la poubelle (aucun risque à prendre) et le reste a été réparti dans la partie froide du garage et sur le balcon. Entièrement vidé, il trône au centre de la cuisine cerné par les pièces démontées et une belle collection d’outils. Et caché derrière, mon mari s’échine à trouver la source du problème.
 
En attendant de trouver la cause de ce dérèglement, je fais la navette entre le garage et la cuisine pour obtenir ces essentiels à notre subsistance. Oubliez le menu gastronomique, je cuisine avec un minimum d’ingrédients puisque tout devient compliqué. Le simple fait de me préparer un café est tout un exploit, car voyez-vous j’ajoute du lait à mon breuvage ce qui m’oblige à faire un détour périlleux par le garage. Eh oui, vous l’avez deviné, dans un garage il y a un tas de trucs qui doivent être contournés en usant de mille précautions pour éviter de s’offrir un détour inopportun à l’hôpital. Bref, pour chaque tasse de café, je dois planifier à l’avance mon expédition.
 
Mais pourquoi me plaindre? Je peux savourer mon café préparé comme je l’aime, j’arrive à me nourrir convenablement, de plus, je fais même de l’exercice!
 
Mes petites misères ne sont que des inconforts momentanés, des incommodités isolées, elles n’ont rien à voir avec les graves infortunes qui minent la santé, la sécurité et le bien-être des habitants de certains pays sous-développés. Je n’ai pas à marcher des jours entiers pour me procurer des denrées ou des médicaments; il me suffit de faire quelques pas, de m’étirer le bras et ça y est!
 
Alors, lorsque j’entends les gens se plaindre de tout et de rien, de ces « grandes misères » qui leur compliquent la vie, je me pose cette question : serions-nous trop gâtés par la vie pour ne plus être en mesure de faire la différence entre l’essentiel et le superflu, entre la survie et le confort, entre ce qui est important et ce qui ne l’est pas?
 
En ce lundi matin, je pars à la recherche de mon litre de lait et au diable le frigo. Ce n’est qu’une vétille qui ne devrait gâcher en rien une si belle journée.
 
Réduire la taille et l’importance de ses « malheurs », c’est s’assurer une vie beaucoup plus agréable!
 
Bonne semaine tout le monde!
 
Mésange

1er lundi de décembre 2012

[Photographie tirée de Dreamstime]
Café du matin
The ups and downs of life...

Il y a des jours où ça va et d’autres, pas du tout. Pourtant on n’a rien fait de travers. On s’est levé du bon pied (le droit bien entendu), à l’heure habituelle et avec les mêmes bonnes intentions, mais le résultat est tout autre : ça ne fonctionne pas! On sent que ça bouillonne au fond de nous et pourtant, on n’a pas mis de bouilloire sur le feu et plus encore, on n’a même pas allumé le feu! Alors pourquoi cette vapeur soudaine qui nous sort par les oreilles?
 
Je vous arrête tout de suite, cela n’a rien à voir avec la ménopause ou le cycle menstruel! C’est tout à fait humain. Nous avons tous, à un moment ou à un autre, ces hausses de pression. Je disais donc, pourquoi cette fureur inhabituelle qui nous assaille dès le saut du lit? Mais pourquoi pas? Faudrait-il être de bonne humeur, enthousiaste et inspiré tout le temps? Je ne crois pas. Si on s’est levé du mauvais pied eh bien, il faut juste l’accepter! Ce sera une journée raboteuse et puis après? Demain ça ira mieux, sûrement, probablement… Et si ce n’était pas le cas, serait-ce dramatique? Non! On doit accepter le facile comme le difficile. Et pourquoi donc? Parce que les deux sont nécessaires.
 
Tout comme la nature a besoin de la pluie et du soleil, nous aussi avons besoin du bon et du moins bon pour grandir. Non pas qu’il faille absolument rechercher la souffrance et les difficultés pour mieux accueillir la vie, mais sans elles, la vie ne serait pas si précieuse, si belle, si irremplaçable!
 
Donc, ce matin si ça ne va pas comme vous voulez, pardonnez votre humeur du moment et acceptez la journée comme elle vient. Faites-vous le meilleur café qui soit et si ça bouille toujours à l’intérieur, retournez vous coucher et tirez la couverture au-dessus de votre tête. Demain, ça ira mieux!
 
[Ce qu’il y a de beau dans une chaîne de montagnes
ce sont ses sommets et ses vallées...]
 
Bonne et belle semaine tout le monde!
 
Mésange

Des blessures dissimulées...

Samedi matin, le soleil était au rendez-vous et comme le temps était trop beau pour rester à l’intérieur et j’ai donc succombé à l’envie d’aller marcher à la campagne. Quelques nuages pommelaient cet exceptionnel ciel bleu faisant disparaître de temps à autre cette lumière trop vive.
 
La circulation était dense comme un jour de semaine car les conducteurs avaient substitué leur conduite expérimentée par une attitude plus décontractée. Mais pour moi relax ne signifie pas irrespectueux. Tout le monde agissait comme si le savoir-vivre avait été oublié à la maison : les priorités au virage n’étaient plus une priorité, la tolérance était postillonnée au-delà des vitres baissées et la patience s’exprimait par de brusques coups de volant et de klaxon. Sortir le week-end et rester en vie tenaient du miracle! Alors j’ai pris ma patience à deux mains (dans l’unique but de la préserver) et je me suis rendue à la campagne le cœur quasi léger et les mains presque détendues sur le volant. Ouf!
 
Durant cet épisode, je me suis soudain rappelée mes leçons de conduite automobile. L’instructeur avait souligné que la conduite serait tellement plus simple si, sur le toit de chaque véhicule, il y avait une enseigne lumineuse mentionnant l’état émotionnel de chaque conducteur. Imaginons par exemple une voiture avec sur le toit l’écriteau suivant : accablé par la perte de son emploi, anéantie par la disparition d’une amie, brisé par la maladie, expulsé de son logement, exploitée par son patron, négligé par sa femme, ignorée par son fils ou réprimé par ses parents, cela changerait notre façon de conduire n’est-ce pas? On serait d’autant plus tolérant sur la route si on savait pourquoi le conducteur ne démarre pas tout de suite au feu vert, pourquoi il a freiné à la dernière minute, pourquoi il a changé de voie sans le signaler, pourquoi il était si pressé ou au contraire, pourquoi il s’est attardé sur la route, etc. Malheureusement, on ne le sait pas! Par contre, on peut tenter de deviner la douleur, les impatiences, les blessures qui font mal et qui modifient la façon de conduire de chacun d’entre nous et ainsi faire preuve d’un peu plus d’indulgence.
 
Dans la vie de tous les jours, personne n’affiche ouvertement ses blessures, au contraire on tente de les protéger comme un bras blessé. Et comme on ignore ce que l’autre vit, on peut par un simple un commentaire, une farce désobligeante ou un regard en biais, raviver une vieille blessure. Par inadvertance ou maladresse, on fait du tort parce qu’on n’a aucune idée de l’étendue des dégâts internes…
 
Loin de moi l’idée de vous restreindre à vous exprimer en toute liberté mais j’aimerais plutôt attirer votre attention sur les souffrances humaines, et croyez-moi elles sont nombreuses. La prochaine fois que vous croiserez quelqu’un, imaginez un instant qu’il a été renversé par une voiture, automatiquement votre attitude changera et vous agirez avec douceur et compassion. Vous verrez alors que toute la beauté humaine réside dans sa fragilité.
 
Imaginez le pire et vous agirez au mieux!
 
Mésange

2e lundi de septembre 2012

[Photographie tirée de Dreamstime]
Café du matin
« Driving with lights on! »



Il a de ces matins de brouillard où tout semble flou de l’intérieur et peu importe nos efforts pour y voir clair, ce sentiment de confusion persiste. Alors on attend le temps d’un café que la brume se dissipe.
 
Même après un deuxième café, le trouble demeure.  On semble avoir perdu nos repères. Spontanément, on essaie de se remettre en route croyant que la routine effacera ce malaise. Eh bien non,  c’est une vraie purée de pois! Et toutes nos tentatives se soldent par des faux pas et des maladresses très maladroites. Retourner au lit serait une option mais comme on est totalement éveillé, on ne ferait que tourner en rond mêlant davantage les draps et nos pensées.

C’est n’est pas parce qu’on ne voit pas le chemin qu’il n’y en a pas!

Quand on se fait surprendre par un vrai brouillard, la carte routière devient alors inutile,  les panneaux indicateurs également. Les seules choses qui comptent ce sont les lignes blanches de chaque côté de la route, les phares et les feux de signalisation de la voiture qui nous précède car on veut éviter par-dessus tout de se retrouver dans le fossé avec un pare-choc arrière entre les dents!  À savoir si on suit la vitesse réglementaire, si la température ambiante est adéquate, si on poursuit toujours l’itinéraire prévu, ces éléments n’ont plus d’importance. Au fond, on ne désire qu’une seule chose : y voir clair une bonne fois pour toutes!

Si tout semble confus et que vos réflexions se mêlent, s’agglutinent pour devenir un véritable amoncellement de doutes et de peurs, regardez sur votre route à savoir s’il y a des amis qui joueront le rôle de ces lignes blanches si rassurantes en plein brouillard. Demandez-vous si vous avez allumé vos phares pour les voir et ainsi leur permettre de vous guider vers la sortie, et surtout vérifiez votre niveau de fatigue, il indique peut-être une montée soudaine rendant ce mauvais moment pire qu’il ne l’est en réalité…

Voilà, le brouillard se lève, la lumière s’installe et la route apparaît dans toute sa beauté, dans toute sa clarté. Ces instants d’inquiétude sont désormais choses du passé.

Dans le doute, allumez toujours vos phares antibrouillard et confiez-vous à un ami. Vous verrez, ses judicieux conseils vous dirigeront tout droit vers la sortie!

En ce lundi matin, admirez la lumière du jour balayant le ciel des fragments de la nuit, regardez l’or du soleil se mêlant à la rosée du matin, contemplez la nature s’illuminant grâce à un seul rayonnement et appréciez ce moment où tout est clair, limpide, d’une évidence-même car demain, sait-on jamais, le brouillard pourrait de nouveau se lever…

Bonne et belle semaine tout le monde!


Mésange

Un ras-le-bol qui donne des ailes...

Les expériences bonnes ou mauvaises ne sont que des expériences. On a tendance à les juger selon ce que l’on croit qu’elles peuvent nous apporter ou nous délester. Au fond, ce qui compte c’est de comprendre pourquoi certains événements se produisent pour ensuite aller de l’avant.

Il y a cinq ans, j’ai vécu une expérience particulière suite à une série d’événements qui, comme la force de l’eau frappant inlassablement la roche, ont fini par effriter mon endurance jusqu’à l’éclatement. Cette crise au lieu de m’écraser m’a propulsée vers l’avant, vers l’action. Laissez-moi vous raconter :

« Adjointe administrative depuis presque vingt ans, je me rends compte que je ne peux plus gravir les échelons à moins de me spécialiser dans une branche en particulier. J’ai beau faciliter mon travail en développant des systèmes qui permettent de m’acquitter de mes tâches plus rapidement, n’empêche que les défis ne sont pas à ma portée. On me répète sans cesse : “Si tu as fini ton boulot eh bien fait du classement pour t’occuper!” Imaginez un instant : je me creuse les méninges pour que mon travail se fasse tout seul et voilà qu’on propose le défi du siècle, du classement! Adieu défi à relever! Alors me voilà en train de compenser en achetant des livres, des vêtements, des trucs totalement inutiles pour combler le manque et ainsi amoindrir l’impact de cette déception. Mais rien n'y fait! Le portefeuille se dégonfle, les penderies se garnissent de vêtements que je ne porterai qu’une seule fois et mes étagères croulent sous le poids de livres lus qu’à moitié. Et chaque jour, les boutiques revoient mon visage peu souriant cherchant des réponses ou des signes sur les étagères ou sur les carrousels de vêtements. Ce cycle s’est répété durant un an, jusqu’au jour où tout a déboulé d’un seul coup… Mon patron était plus exécrable que jamais (compte tenu du poids de la déception que je portais continuellement sur le dos, il semblait être à son pire), les urgences étaient plus nombreuses et plus urgentes, le réseau informatique était hors service, une collègue venait de péter les plombs sous mon nez, le photocopieur avait avalé de travers mon rapport et le comble de l’ironie voilà qu’à la sortie du building deux délinquants me tourmentèrent pour un je-ne-sais-quoi ce qui provoqua le débordement de la coupe! Rendue à la maison, la lettre de démission fut rédigée en un temps record… Il n’y avait désormais plus d’excuses pour supporter l’intolérable. »

Prêts à tout? Prêts pour grandir!

Les moments de crise sont porteurs de motivation ou de motifs vers l’action. Ils ont la capacité de nous pousser à faire ce qu’on n’aurait jamais osé tenter en période moins intense, car l’hésitation nous fait toujours craindre le pire… Et puis, qui nous dit que de l’autre côté du pont, la vie sera meilleure ou pire? Qui peut nous assurer qu’on ne tombera pas après le premier pas? Et qui peut nous promettre que le filet apparaîtra en faisant notre saut dans le vide?

La conviction! À elle seule, elle peut nous assurer que tout va aller pour le mieux parce que nous sommes enfin prêts à passer à autre chose et que rien ne pourra nous arrêter; ce ras-le-bol vient de nous donner des ailes! Et peu importe ce que les autres diront ou penseront, on sait que l’on a tout ce qu’il faut pour aller de l’avant! Quand ça ne va plus, ne restons pas inutilement englués dans une situation peu enviable, car à long terme elle risque de nous valoir un tempérament reflétant l’amertume et la colère. Secouons-nous et allons de l’avant; réalisons nos rêves les plus chers!

Et au fond, pourquoi attendre un cataclysme pour bouger, une bonne idée peut effectivement nous motiver à faire les premiers pas dans la bonne direction.

Mésange

[Photographie tirée de Dreamstime]

1er lundi de janvier 2012

[Photographie réalisée par Robert Lemire]
Café du matin

Qu’est-ce que vous diriez de démarrer la journée tout en douceur en prenant le temps de savourer un bon café ni trop sucré, ni trop crémeux? Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, le temps des Fêtes c’est huit jours de surdosage: l'alcool en quantité, les plats trop riches, les desserts indécemment sucrés, les nuits sans sommeil, l’inactivité, bref, ces jours de bombance et de festivité ont réussi à déséquilibrer mon hygiène de vie et voilà que se pointe le lendemain de veille, le fameux 2 janvier. Tout ce que j’ai envie de faire c’est de dissimuler le réveil dans l’armoire sous une pile de couvertures ou de lui régler son compte avec ma chaussure, mais l’ennui c’est qu’il continue de sonner l'animal!

En position verticale très précaire, oscillant entre deux murs, je tente de me réveiller en marchant, évitant le minet qui lui s’élance dans l’escalier sans crier gare. Je mangerais bien le café mais je vais faire un petit effort, je vais le moudre… Ça sera meilleur! Et finalement pour le petit déjeuner, j’hésite: une tartine ou un bol de comprimés antiacide? Ah le Temps des fêtes, une chance que ça n’arrive rien qu’une fois par année! 

Voilà c’est dit! J’en ai fini avec les lamentations pour 2012!  Maintenant passons aux choses agréables :

Deuxième café. Il est infiniment meilleur que le précédent, car je le prends avec le sourire aux lèvres et les idées plein la tête. J’ai 364 jours devant moi, 8 736 heures de possibilités (incluant les heures de sommeil car mon inconscient travaille même la nuit et le rêve fait partie du domaine du possible) soit 524 160 minutes à perdre ou à gagner en faisant ce que j’aime. J’ai le choix entre papillonner d’un rêve à l’autre sans vraiment poser le pied ou concentrer toutes mes pensées, tous mes efforts, toute ma volonté sur un seul objectif, juste pour savoir ce que j’ai dans le ventre, juste pour sentir que je suis capable. Il y a 31 449 600 secondes à ma portée, du temps infiniment précieux qui m’est donné! Pas question que je perde un seul instant à m’apitoyer sur mon sort, sur les je-ne-peux-pas, je-ne-suis-pas-capable et c’est-trop-difficile.  Je fonce!

Et nul besoin d’être alchimiste pour transformer les secondes, les minutes, les heures et les semaines en une expérience en or; il suffit de se mettre en mouvement et d’avoir foi en soi!

En ce lundi très spécial, deuxième jour de l’année 2012, faites des projets mais aussi faites-vous confiance; vous avez tout pour réussir!

Bon matin et bonne semaine tout le monde!

Mésange

Des traces de notre passage...


L’automne, un véritable régal pour les sens! L’arrivée des basses températures favorisent la coloration des feuilles et encouragent le paysage à revêtir ses couleurs chaudes et lumineuses. Et que dire des parfums et des saveurs provenant des récoltes de pommes, de poires, de citrouilles, de courges, de melons, de raisin et dont les couleurs se marient si bien avec l’ensemble du décor. Ça donne envie de goûter à tout ce qui est offert dans les petits marchés! Et pour apprécier cette saison, il faut la regarder de plus près, c’est-à-dire entrer dans le cœur des boisés pour voir et écouter la nature lâcher-prise, toucher à la richesse qu’elle abandonne si négligemment et humer ses odeurs de terre mouillée. L’automne, c’est la saison de la transition mais aussi de la prise de conscience.

Archéologie en terre familiale...

POUR LE WEEK-END…

J’ai la chance d’avoir des parents encore en vie et tout à fait autonomes.  Je les vois assez régulièrement et j’en profite pour leur soutirer des bribes de souvenirs enfouis tout au fond de leur mémoire.  Pourquoi cette curiosité soudaine? Je vois le temps agir sur leur âge comme sur celui d’un enfant; ils vieillissent à vue d’œil!

Mes trois frères, tous plus âgés que moi, ont entendu maintes fois mes parents leur raconter les récits du temps de leur jeunesse. Mais ces histoires, ils ont cessé de les répéter à mon arrivée. De peur de passer pour des radoteurs, ils ont enfoui leurs souvenirs bons et moins bons au fond de cette bonne vieille mémoire et du même coup, ils ont éteint l’étincelle qui brillait dans leurs yeux.

Déclarer forfait avant de monter sur le ring...


[Photo tirée de Microsoft Office]
Rencontrer une difficulté, il n’y a rien de plus facile, mais s’y attaquer demande une certaine dose de combativité. 

Après de multiples tentatives, vous avez réussi à dénicher de bons billets pour un match de boxe. Ceux-ci vous ont coûté la peau des fesses. En revanche, vous verrez le combat non pas sur un écran géant mais à quelques mètres de votre siège. Vous êtes fébrile car le fameux jour J arrive…
 
Vous y êtes enfin! L’endroit est noir de monde. La tension est palpable. Vous trépignez d’impatience à attendre l’entrée spectaculaire du premier combattant, celui sur lequel vous misez tous vos espoirs. Il arrive d’un pas souple et assuré. Son peignoir de soie bleu cobalt s’ouvre sur une poitrine dont les muscles tressaillent à chaque foulée. On le mitraille à coups de flash, la foule scande son nom tandis que lui regarde droit devant tout en poursuivant son avancée. Il est maintenant tout près de vous et soudain, il fait face à la foule qui se met à hurler de plus belle. Contre toute attente, il lance à la ronde d’une voix retentissante : « Je ne ferai pas le combat ce soir. Merci à tous d’être venus! » Et sans un mot, il prend le chemin vers la sortie.
 

La valeur de l'étiquette...

« Dans le commerce, plus le prix est modique,
plus l’étiquette est grande. » - Tristan Maya

Même si on croit avoir fait une bonne affaire, on en a toujours pour le prix que l’on paie…

L’étiquette n’affiche pas la valeur véritable du produit : le manufacturier se prend une marge de profit ainsi que le distributeur et le vendeur. Au bout du compte, on paie très cher un produit non seulement pour son utilité, son ingéniosité ou son look mais aussi pour le nombre de fois où il change de main. Le prix annoncé n’est pas le prix réel!

Quand le feu est bel et bien pris!

Pas besoin d’aller bien loin pour entendre les gens se plaindre! Nous-même on prend plaisir à ce petit jeu. Parfois, ça fait du bien, mais ça ne dure jamais longtemps. Plus souvent qu’autrement ça mine notre moral et celui de notre entourage. Une ou deux jérémiades par semaine n’ont jamais tué personne, mais si seulement ça s’arrêtait là!

Habituellement la plainte se présente lorsque surgit un problème. À l’arrivée de celui-ci, deux choix s’offrent à nous : chialer ou régler le problème. Les deux consomment autant de temps et d’énergie. Cependant au final, une seule option apporte un résultat. Alors pourquoi gaspiller son temps avec de vaines lamentations?

Complexe ou compliqué?

[Image Microsoft Office]
Dernièrement j’ai reçu l’instruction de refaire notre site Internet. Depuis quatre ans, ce dernier ne possède qu’une seule page d’accueil résumant nos activités et cela nous convenait parfaitement. Les temps changent et l’ordre des choses aussi! La compagnie s’est agrandie et ses activités se sont diversifiées. Elle suit le courant, le devance même… En somme, elle évolue! Résultat? Le site doit changer de figure!

À l’heure actuelle, de multiples possibilités s’offrent à moi mais plus le temps passe et plus la technologie s’affine, s’améliore et se spécialise, ce qui rend l’approche plus éprouvante. Il n’y a plus de limite à ce que l'on peut réaliser! Le seul handicap c’est nous! Si on est généraliste, on réussit bien dans plusieurs domaines, toutefois on excelle dans aucun. Si on est spécialiste, on est le meilleur dans sa sphère d’activité, mais piètre joueur dans les autres champ de compétence. Lequel choisir?

Un antidote pas cher, pas cher!

[Image Microsoft Office]
"Cheese!"

Ces derniers jours, plusieurs d’entre vous m’ont témoigné réconfort et soutien. Sans vous, je crois qu’en plus de la fatigue, la déprime n’était pas loin. Merci à vous tous! Pour ceux qui n’étaient pas au parfum des dernières nouvelles sur Facebook, j’ai attrapé un coup de fatigue énorme, additionné d’un tour de rein et de deux crises d’allergie.  Bref, j’avais un mauvais karma! À savoir si tout cela était mérité, j’en doute. Je croirais plutôt que j’avais pourchassé la fatigue jusqu’à ce que je l’attrape!

Outre les petits bobos de la vie, je me suis rendue compte que le pire dans tout cela, c’était l’effet pyjama : traînasser toute la journée en vêtement tout confort et sans maquillage, ça vous tue le moral! On dirait même qu’on semble plus malade qu’on ne l’est en réalité.  L’effet pyjama nous entraîne dans un cercle vicieux dans lequel on demeure prisonnier : parce qu’on se sent malade, on se néglige et plus on se néglige, plus on a l’air malade. Si le but premier était de chasser l’indisposition du moment, eh bien on a raté notre coup! La situation est pire qu’au départ.

Une contribution volontaire

Il y eut une époque où l’entraide et la compassion faisaient partie des valeurs qui étaient transmises d’une génération à l’autre. Nombreux étaient-ils à savoir que seul on ne venait pas à bout de la misère et qu’ensemble on pouvait faire plus et mieux. Dans un passé encore jeune, les gens vivaient dans un contexte de solidarité, car face à la guerre, à l’adversité et aux épreuves, l’appui du prochain comptait pour beaucoup. C’était hier, c’était avant…

Nul doute qu’il reste encore des reliquats de cette cohésion entre individus, il suffit de savoir où chercher et où les trouver. Sans être antiquaire, il est possible de les dénicher. Parfois ils sont bien dissimulés sous une couche de poussière, parfois ils dorment dans de vieux greniers. La notion d’entraide est sans conteste bien vivante, un peu défraîchie cependant, car trop longtemps négligée. Quand tout va bien, n’est-il pas vrai qu’on n’a point besoin des autres?

Attention au bruit!

Chers lecteurs,

Revenant à mes bonnes vieilles habitudes, j’ai cru qu’il serait intéressant de vous faire part de mon expérience de la fin de semaine dernière. Non pas qu’elle fut extraordinaire ou déplorable, mais un détail anodin voire familier a pris des proportions gigantesques. Laissez-moi vous raconter...

Samedi dernier, le club de moto organisait un brunch. Plusieurs membres étaient au rendez-vous et comme d’habitude c’était un plaisir de se retrouver. À la fin du repas, les organisateurs en ont profité pour nous présenter les activités qui auront lieu cet été. Croyez-le ou non, je n’ai pas saisi un traître mot de ce qui a été dit! De l’autre côté d’un paravent qui séparait notre groupe du reste de la salle, deux couples échangeaient suffisamment fort pour se faire entendre. La présentation ressemblait en tout point à une transmission cellulaire dans un tunnel : entrecoupée, tout à fait décousue, totalement indéchiffrable! Mon enthousiasme du départ s’est vite transformé en frustration. Après quinze minutes d’effort à faire abstraction à cette agression sonore, j’ai abandonné la partie. Résultat : je suis restée sur ma faim avec en prime un agacement bien réel!