Cette chaise attend quelqu'un.
Ce quelqu'un parti trop vite,
Parti trop longtemps.
Elle ne peut se bercer d'ennui
Ni écouter le silence;
La nature fait trop bruit.
La porte près d'elle est close
Lui refusant un abri
Un peu de chaleur et de réconfort.
C'est presque triste.
Et pourtant, elle a confiance.
Elle a confiance en la vie,
En ses bonnes surprises,
En ses bontés.
Et dans le silence toujours présent
Presque insistant,
Elle écoute.
Elle écoute la voix de son coeur
Qui lui dit d'espérer,
Que le retour est éminent.
Cette chaise n'attend pas.
Elle sait, tout simplement
Que le bonheur se tisse lentement.
Jocelyne Gagné (Mésange)
L'écriture - À travers les mots faire revivre ses expériences personnelles, découvrir des leçons de vie, relater ses voyages, faire germer de nouvelles idées, poursuivre ses réflexions et pourquoi pas, réinventer le rêve...
Affichage des articles dont le libellé est Patience. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Patience. Afficher tous les articles
Même si c’est difficile, faites-le!
Combien de fois faut-il essayer
avant de renoncer?
Abandonner n’est pas une option;
désolée de vous décevoir. On se relève, on tombe et on se relève aussi souvent
qu’il le faudra pour
atteindre notre but, pour décrocher notre rêve. Il n’y a pas de chiffres
magiques…
Rappelez-vous votre jeunesse quand vous
souhaitiez sortir avec vos ami(e)s, mais qu’avant toute chose vous deviez obtenir
l’accord de vos parents? Vous demandiez, négociez, argumentiez jusqu’à ce que ces
derniers, n’en pouvant plus d’entendre votre plaidoirie, vous donnaient le OK
tant attendu. Les efforts investis étaient vite oubliés, car vous ne pensiez
qu’à une seule chose : le résultat.
Donc, si je résume : on se
relève tant qu’on n’a pas obtenu ce que l’on voulait.
Oui, mais pourquoi?
Laisser tomber les préliminaires? Jamais!
Prendre son temps avant nous évite de perdre du temps après, mais pour plusieurs, le fait d’aller droit au but leur fait épargner une belle perte de temps avant comme après. Du moins, c’est ce qu’ils s’imaginent…
Sommes-nous à l’ère du plus vite, plus haut, plus fort? Non, nous nous sommes arrêtés au premier segment de la devise olympique. Au prochain millénaire, on devrait être rendu au plus haut et mille ans plus tard, probablement au plus fort, mais pour l’instant, nous sommes à l’ère du plus vite qui évolue super vite quand en définitive on souhaiterait que tout aille super extra vite!
Plus d’extra pour le même prix? C’est à voir!
Ça ne donne rien...
Presque chaque jour je rencontre des gens pour leur parler des produits Arbonne. En plus d’être sûrs, purs et bénéfiques pour la peau, ils procurent un extra non négligeable : parce qu’on se sent belle, on gagne en assurance et parce qu’on gagne en assurance, on se sent belle et bien dans sa peau. Naturellement, je ne peux résister à l’envie de partager avec d’autres les bienfaits de ces produits. Alors j’en parle à ceux qui m’entourent, à des gens qui croisent ma route…
Cependant, il m’arrive de croire que je perds mon temps; soit ils ne sont pas réceptifs, soit ils sont sceptiques, soit ils démontrent tout au plus un intérêt poli. Alors je serais tenté de dire que ça ne donne rien, que je devrais investir moins de temps car au bout du compte, ils me font perdre du temps. L’erreur que je fais, c’est que je m’attarde à la récolte plutôt qu’aux semences. Est-ce que le cultivateur se dit qu’il perd son temps lorsqu’il laboure et sème son champ? Est-ce qu’il se dit une fois la tâche terminée, eh bien mon vieux, tu as perdu trois jours à semer. Tu vois bien, il n’y a rien qui a poussé. Vends ta ferme et tes terres, c’est peine perdue! Au contraire, il est satisfait de ses efforts car tout ce qu’il avait à faire durant ces trois jours, c’était labourer et semer. Et c’est ce qu’il a fait. Alors il se récompense en se reposant un moment sur sa galerie pour savourer son café dans le déclin du jour. Son regard se perd dans l’horizon. Il oublie le soleil qui lui brûle les yeux, la fatigue des derniers jours, les ampoules aux mains et ne voit qu’une seule chose : un champ de blé dansant dans la lumière dorée. Il sait que ce n’est pas pour tout de suite, mais il sait que c’est pour bientôt…
Si vous croyez que ce que vous faites ne semblent pas donner les résultats escomptés, détrompez-vous : les résultats sont là; ils ne sont juste pas visibles pour l’instant. Il faut laisser le temps à la semence de germer, de pousser jusqu’à maturité afin de pouvoir en faire la récolte.
Quand vous voulez quelque chose, posez-vous une seule question: est-ce que j’ai semé aujourd’hui? Si oui, vous avez fait du bon boulot! Si non, retroussez vos manches et faites ce qui doit être fait.
En savourant mon café ce matin, je pense à vous, à vos projets, à vos rêves. Je vous connais bien, vous êtes d’excellents semeurs alors c’est certain qu’au bout du compte quelque chose poussera!
Bonne semaine tout le monde!
Mésange
Pour le plaisir d’avancer
![]() |
| [Photographie réalisée par C. Larivière] |
Certaines choses exigent une fin comme la nuit, le jour, les vacances, les années, les projets, une pièce musicale, la vie, etc., tandis que d’autres se poursuivent un pas à la fois…
Je pourrais utiliser le mot français jalon mais je lui préfère son équivalent anglophone «milestone»; à mon avis, il est plus musical et son sens est plus large. Alors veuillez me pardonner cette préférence qui ne durera que quelques lignes…
S'y prendre autrement...
Pourquoi
céder à l’agitation intérieure en cherchant des réponses quand celles-ci font
surface uniquement lorsque l’esprit retrouve son calme?
Il m'est arrivé de me demander ce qu’aurait pu être ma vie si je m’étais engagée dans une autre voie, si j’avais effectué d’autres choix. Évidemment, le résultat aurait été différent. De beaucoup? Je n’en sais rien. D’ailleurs, il serait inutile de m’éterniser sur un conditionnel passé qui n’a jamais eu lieu et qui ne verra probablement jamais le jour. Cependant certains soirs, quand le sommeil me boudait et que les rêves me désertaient pour me laisser seule avec mes pensées dans cette obscurité de plus en plus grandissante, de plus en plus troublante, je cherchais parmi mes souvenirs et mes réflexions si quelque part au fond de moi je pourrais trouver cette preuve me certifiant que j’avais fait les bons choix, que je faisais vraiment ce que j’aimais. Je fouillais dans tous les recoins de mon être, retournant les tiroirs de ma conscience, chamboulant au passage mes émotions et pourtant, je ne trouvais pas les réponses tant espérées.
Et puis un beau jour je me suis demandée : « Et si je m’y prenais de la mauvaise manière? Si au lieu de chercher la certitude que ce que je fais est réellement ce que j’aime, j’essayais plutôt d’apprendre à aimer ce que je fais? » Oh! Cela méritait une bonne réflexion.
Apprendre à aimer ce que je fais… Vraiment tout? Ma foi, c’est le travail de toute une vie!
Winston Churchill Quote
"It is a mistake to look too far ahead. Only one link of the chain of destiny can be handled at a time." [Winston Churchill]
Des blessures dissimulées...
Samedi matin, le soleil était au rendez-vous et comme le temps était trop beau pour rester à l’intérieur et j’ai donc succombé à l’envie d’aller marcher à la campagne. Quelques nuages pommelaient cet exceptionnel ciel bleu faisant disparaître de temps à autre cette lumière trop vive.
La circulation était dense comme un jour de semaine car les conducteurs avaient substitué leur conduite expérimentée par une attitude plus décontractée. Mais pour moi relax ne signifie pas irrespectueux. Tout le monde agissait comme si le savoir-vivre avait été oublié à la maison : les priorités au virage n’étaient plus une priorité, la tolérance était postillonnée au-delà des vitres baissées et la patience s’exprimait par de brusques coups de volant et de klaxon. Sortir le week-end et rester en vie tenaient du miracle! Alors j’ai pris ma patience à deux mains (dans l’unique but de la préserver) et je me suis rendue à la campagne le cœur quasi léger et les mains presque détendues sur le volant. Ouf!
Durant cet épisode, je me suis soudain rappelée mes leçons de conduite automobile. L’instructeur avait souligné que la conduite serait tellement plus simple si, sur le toit de chaque véhicule, il y avait une enseigne lumineuse mentionnant l’état émotionnel de chaque conducteur. Imaginons par exemple une voiture avec sur le toit l’écriteau suivant : accablé par la perte de son emploi, anéantie par la disparition d’une amie, brisé par la maladie, expulsé de son logement, exploitée par son patron, négligé par sa femme, ignorée par son fils ou réprimé par ses parents, cela changerait notre façon de conduire n’est-ce pas? On serait d’autant plus tolérant sur la route si on savait pourquoi le conducteur ne démarre pas tout de suite au feu vert, pourquoi il a freiné à la dernière minute, pourquoi il a changé de voie sans le signaler, pourquoi il était si pressé ou au contraire, pourquoi il s’est attardé sur la route, etc. Malheureusement, on ne le sait pas! Par contre, on peut tenter de deviner la douleur, les impatiences, les blessures qui font mal et qui modifient la façon de conduire de chacun d’entre nous et ainsi faire preuve d’un peu plus d’indulgence.
Dans la vie de tous les jours, personne n’affiche ouvertement ses blessures, au contraire on tente de les protéger comme un bras blessé. Et comme on ignore ce que l’autre vit, on peut par un simple un commentaire, une farce désobligeante ou un regard en biais, raviver une vieille blessure. Par inadvertance ou maladresse, on fait du tort parce qu’on n’a aucune idée de l’étendue des dégâts internes…
Loin de moi l’idée de vous restreindre à vous exprimer en toute liberté mais j’aimerais plutôt attirer votre attention sur les souffrances humaines, et croyez-moi elles sont nombreuses. La prochaine fois que vous croiserez quelqu’un, imaginez un instant qu’il a été renversé par une voiture, automatiquement votre attitude changera et vous agirez avec douceur et compassion. Vous verrez alors que toute la beauté humaine réside dans sa fragilité.
Imaginez le pire et vous agirez au mieux!
Mésange
Citation d'André Guillois
« Ne soyez jamais trop impatient devant un feu rouge. Songez que, lui, il a eu la patience de vous attendre toute la journée. » [André Guillois]
Au milieu du chaos...
Dans toutes les situations réunies, on serait tenté de croire que c’est lors d’un déménagement que l’on est confronté au pire chambardement qui soit. Cependant, même lors d’un transfert de propriété, il y a un certain ordre : les objets sont dans les bonnes boîtes et ces dernières sont bien identifiées. En revanche, entamer une série de travaux de rénovation est sans contredit la pire condition à laquelle on a à faire face: on perd nos repères parce que tout change de place. Pour vider une pièce, on doit répartir son contenu dans quatre autres pièces et dans chacune d’elles, redistribuer le tout afin de libérer un peu d’espace. Au bout du compte, tout est ailleurs et rien n’est vraiment à sa place! Alors chaque fois que l'on voudra ranger un truc, on devra y réfléchir à deux fois, car depuis le début des travaux, le mobilier a emprunté un parcours labyrinthique pour aboutir quelque part dont on n'y aura accès qu'une fois le travail terminé.
3e lundi de juillet 2011
![]() |
| [Photographie tirée de Dreamstime] |
Café du matin
Semaines caniculaires - Après une soirée où les voisins ont joué du klaxon cherchant sans le savoir à tester ma tolérance, suivi d'un saut du lit accompagné d’éclats de voix provenant d'un autre voisin, j’en ai déduit que la chaleur échauffait non seulement l’air ambiant mais aussi les caractères belliqueux.
En effet, la chaleur est difficile à supporter et ses conséquences engendrent un état de fatigue difficile à récupérer. Par conséquent, on arrive à comprendre l’impatience et le manque de tolérance chez les gens. Cependant, l’inconfort ne devrait pas empiéter sur le respect des autres. Les problèmes de gestion de température interne et externe ne devraient pas devenir le fardeau de l’ensemble de la population. Comme le dirait si bien ma mère : « On a tous notre peau à porter! », d’où l’importance d’être compréhensif!
En ce lundi matin, je vous demanderais chers internautes d’être indulgents envers tous et chacun. La chaleur affecte tout le monde, certains plus que d’autres. Restez humains durant cette période de grandes chaleurs; conservez votre bonne humeur bon gré mal gré et soyez patients; ça ne durera pas indéfiniment!
Ce matin, ajoutez à votre café la douceur du lait rehaussé d’un peu de sérénité et démarrez la semaine avec légèreté!
Bonne semaine tout le monde!
Mésange
Citation de Saint François de Sales
"On a besoin de patience avec tout le monde, mais particulièrement avec soi-même." [Saint François de Sales]
Inscription à :
Articles (Atom)





