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Quand la peur de l'inconfort nous encombre

C’est lors du transfert des articles saisonniers que je prends conscience de tout ce que je possède et de tout ce dont je vais avoir besoin pour affronter la nouvelle saison. Ce n’est pas croyable! Juste d’y penser, cela me donne envie de tourner les talons et d’aller vivre ailleurs, c’est-à-dire plus au sud, au sud du sud, là où le froid égale glaçon dans un verre à cocktail.
 
À bien y penser, ai-je vraiment besoin de tout cela?
 
Avant de répondre, permettez-moi de vous expliquer en bref la nature humaine : l’homme (et la femme) recherchera toujours à satisfaire deux besoins : éviter la souffrance (ou fuir l’inconfort) et rechercher le plaisir. Toute décision ou impulsion, tout comportement sera axé sur ce bon vieux principe – lequel est aussi âgé que l’humanité. Et on n’est pas prêt d’y renoncer, car il gouverne l’ensemble de nos faits et gestes.
 
Et pourtant, un peu d’inconfort n'a jamais fait mourir personne!

Mettre la pédale au fond

Après deux jours passés dans la terre que le vent s'amusait à soulever et à m'envelopper jusqu'à devenir méconnaissable, après toutes ces heures à tirer, creuser, arracher des plants rendus trop vieux (presque autant que moi), je n'ai toujours pas terminé à faire table rase de cet espace qui me servait de potager. Pire, tous mes muscles se sont donné le mot: ils ne veulent plus lever le petit doigt pour moi!

Je les comprends! Pourquoi travailler avec autant d'acharnement, si par la suite,  on n'est plus en mesure d'apprécier ce qui a été fait. Et ceci m'a rappelé un article que j'avais écris, il y a de cela quelques années. C'est fou comme certaines leçons sont difficiles à retenir!
 
Bonne lecture et bon lundi!


Mésange

Voyager léger? Oui mais...

Partir en vacances, c’est chose facile autant pour l’homme que pour la femme; c’est durant les préparatifs que tout se complique. 


La croisière est enfin réservée! On est tout excitée à l’idée de partir et plus encore à la perspective des achats à venir. Si l’on était restée au pays, on aurait probablement conservé notre garde-robe dans l’état actuel, mais là on a une bonne raison de dépenser. « Non chéri, tu n’auras pas besoin de réhypothéquer la maison! » À chaque fois c’est pareil, il angoisse juste à voir tout l’attirail disposé un peu partout. « T’inquiète pas, ça va rentrer! » 

Ce n’est pas deux mais bien quatre valises que l’on souhaite emporter. « Mais chérie, a-t-on besoin de tout ceci? » Évidemment, il n’a pas compris le principe: si l’on souhaite voyager la tête tranquille, il faut tenter de prévoir les impondérables afin d’éviter d’être prise au dépourvu. Alors on surcharge les bagages pour s’alléger l’esprit, c’est aussi simple que cela! D’ailleurs, notre homme n’emporte que le minimum et à qui va-t-il s’adresser s’il lui manque quelque chose? De toute évidence à celle qui a pensé à tout. Une chance que l’on est là! Cependant, en songeant à toutes les éventualités, on finit par se fatiguer l’esprit avant même de partir et le moment venu, l’excitation s’en trouve diminuée car on pense toujours aux oublis éventuels. Une fois arrivée à destination, on a forcément oublié quelque chose alors on s’en veut à mort gâchant ainsi nos belles vacances… 

À trop planifier, on risque de passer à côté de l’essentiel c’est-à-dire du plaisir de voyager. Bien qu’il soit délicat de changer nos habitudes, si l’on pouvait laisser juste assez de place à l’imprévu en achetant par exemple des articles que l’on avait omis d’emporter ou des vêtements nous rappelant notre séjour, on ferait une pierre deux coups : on reviendrait avec de magnifiques souvenirs et notre plus beau sourire!

Jocelyne Gagné