dimanche 14 septembre 2014

Une terre universelle

Il m’est impossible de dire que je n’aime pas la politique. Il faudrait d’abord que je m’y intéresse un tant soit peu, que je l’explore, la découvre et la comprenne pour qu’ensuite je puisse dire, si oui ou non j’aime la politique.
 
Alors comme je m’y connais peu en la matière, c’est à titre de femme de plume, amoureuse des mots, que je m’adresse à vous…
 
Chacun de nous avons une île quelque part dans le cœur. Cet endroit uniquement accessible par nous et où l’on peut se retirer, s’isoler, se retrouver en toute quiétude. C’est un lieu si parfait qu’on n’en parle à personne de peur qu’on ne lui trouve quelques défauts, quelques nuages dans notre beau ciel bleu. Ah! mais on a une image bien nette de ce petit paradis! Son climat n’est ni trop chaud ni trop froid, légèrement influencé par la brise marine. Il y a une petite colline, une plage de sable fin, une rivière qui serpente pour se jeter dans la mer et évidemment un hamac pour se reposer du monde extérieur. Pour parer à toutes les éventualités, on a amarré une barque tout équipée pour aller pêcher. Nul besoin de s’en servir, car notre appétit s’est vite rassasié par tant de beauté.
 
Il va de soi, ses habitants sont très accommodants. Puisqu'on y va en solo, la seule personne que l’on doit tolérer, c’est nous-même. Et pour que tout fonctionne comme sur des roulettes, on a instauré un règlement — quand même, on est civilisé! Et puis pourquoi se compliquer la vie? Une seule règle suffit : on n’emmène personne sur notre l’île!

lundi 8 septembre 2014

Est-ce vraiment suffisant?

Quoi qu’on en pense, on n’aime jamais assez
- ce que l’on est,
- ce que l’on fait, 
- ce qui nous entoure, 
- ceux que nous côtoyons, 
- la vie en général. 

Mais qu’est-ce qui nous retient ainsi? Aurions-nous peur d’y laisser une part de nous-mêmes en osant aimer intensément? 

Lorsque le pommier abandonne ses fruits, il ne se dit pas : « Zut! je viens perdre une bonne partie de moi-même! Ça m’apprendra à laisser faire le vent. La prochaine fois, je retiens tous mes fruits. Ainsi, ils ne tomberont pas et ne seront pas meurtris par ce sol trop dur ou lancés par des enfants indisciplinés. » L’arbre a compris qu’en donnant tout ce qu’il possède, il fait preuve d’amour envers la vie; cette vie qui attend avec impatience ses fruits qui serviront soit de semences, soit d’engrais ou encore à remplir les ventres affamés et les réserves d’hiver. 

Il n’attend rien; il offre tout simplement de bon cœur, car le but ultime du pommier n’est-il pas de « donner » des pommes? 

dimanche 7 septembre 2014

Pearl S. Buck Quote

“ The secret of joy in work is contained in one word – excellence. To know how to do something well is to enjoy it.” 

[Pearl S. Buck]

Citation de Khalil Gibran

« Si vous ne pouvez travailler avec amour mais seulement avec dégoût, il vaut mieux quitter votre travail et vous asseoir à la porte du temple et recevoir l'aumône de ceux qui travaillent dans la joie. » 

[Khalil Gibran]

lundi 1 septembre 2014

Le jour où...

C'est lundi.

J'avais envie d'un bon café.
Non pas celui que je vous prépare d'habitude,
Mais un autre.
 
Je désirais aussi un peu de repos.
Pour ma tête fatiguée,
Pour mes idées entremêlées.
 

Et puis, je me suis dit:
Je me fais plaisir;
Je vous laisse avec les mots de Kim Mc Millen.
 
Bonne semaine tout le monde!
 
Mésange
* * *
 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai

[Titre original: When I loved myself enough]

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris qu’en toutes circonstances, j’étais à la bonne place, au bon moment. Et, alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Estime de soi.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle n’étaient rien d’autre qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de vouloir une vie différente et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation, ou une personne, dans le seul but d’obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Respect.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai commencé à me libérer de tout ce qui ne m’était pas salutaire, personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie. Au début, ma raison appelait ça de l’égoïsme.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Amour Propre.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé d’avoir peur du temps libre et j’ai arrêté de faire de grands plans, j’ai abandonné les mégas projets du futur. Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime, quand ça me plaît et à mon rythme.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de chercher à toujours avoir raison et me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.
Aujourd’hui, j’ai découvert l’Humilité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir. Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois, et ça s’appelle Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir, mais si je la mets au service de mon cœur, elle devient une alliée très précieuse.

-Texte de Kim Mc Millen publié par sa fille Alison en 2001


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