mardi 24 mai 2016

Parce que c'est important!



Le premier café. Celui que l’on prend sur la galerie après avoir survécu aux longs mois d’hiver. Celui que l’on savoure avec un plaisir totalement égoïste, n’ayant aucune empathie pour ceux qui doivent aller travailler, forcés de se priver de cette quiétude et de cette fabuleuse lumière. (D’accord, démontrons un minimum de compassion…)
 
Ce premier café est aussi un tête-à-tête avec soi (soi étant cette personne que l’on croise dans le miroir chaque matin et qu’on oublie de saluer en premier. « Hé! Jo? Ça va, ce matin? Eh bien, dis donc, t’as pas l’air en grande forme, toi! Le gant de crin sous la douche ne sera pas suffisant; un bon coup de fer à repasser et voilà tous ces plis disparus et ta bonne mine retrouvée!»).
 
Cette rencontre pourrait s’avérer étonnante, déconcertante…
 
Et vous? Y êtes-vous préparé?
 
Il se peut qu’au début la conversation soit quelque peu timide ou totalement absente. C’est vrai, c’est la toute première fois que vous vous faites un brin de causette.
 
Et une première fois, c’est toujours…
 
Furieusement angoissant.
 
Vous vous rappelez cet adage « La première impression ne laisse pas de seconde chance. », eh bien, elle est juste. Si vous vous arrêtez devant le miroir et que vous avez une tête antipathique, je vous garantis que ce sera la dernière fois que vous voudrez croiser votre reflet. Alors, ne ratez pas votre coup. Mettez le maximum… Souriez! Et soyez bienveillant envers vous. C’est vrai! On est gentil avec tout le monde et lorsque notre tour arrive, il ne reste plus de gentillesse, de douceur, de tolérance, de mots consolateurs…
 
On se trouve moche et on se le dit.
 
Ouvertement, franchement et sans détour.
 
Pour tout dire, ce n’est pas se rendre service…
 
Et si vous n’aimez un petit bout de vous-même, n’allez pas vous déconstruire par des phrases assassines; regardez plutôt ces jambes, la peau de votre visage, ces cheveux qui vous font faire la grimace. Regardez-les bien; il y a quelque chose de beau qui se doit d’être remarqué et valorisé. Vos jambes sont trop grosses? Qu’en est-il de leur texture si soyeuse, de cette longueur que d’autres femmes envient? La peau de votre visage est terne? Qu’en est-il de son ovale si parfait et du contenu (yeux, sourire, pommettes) qui fait craquer les autres autour? Vos cheveux sont indisciplinés? Qu’en est-il de sa coupe qui encadre si joliment votre visage?
 
Soyez bon envers vous… Acceptez les nuances. Cela ne peut être parfait.
 
Seul votre regard l’est.
 
En cette belle matinée, prenez cette pause avec vous-même et faites quelque chose d’important, quelque chose que vous ne pouvez différer. Dites-le sans détour :
 
« Tu es extraordinaire! »
 
Avec de la bienveillance, toute nouvelle journée ne peut être qu’extraordinaire.
 
Bonne semaine tout le monde!
 
Jocelyne Gagné (Mésange)

lundi 16 mai 2016

Quand l'avenir s'assombrit



L’autre jour dans un petit resto sympa, j’entendais à une table voisine, un couple discuter. Sincèrement, je ne voulais pas écouter ni m’immiscer dans leur échange. Malgré tout, les soupirs de l’homme étaient si déchirants qu’ils me touchèrent droit au cœur.
 
Et j’ai écouté…
 
On ne devrait jamais faire ça.
 
Mais je l’ai fait.
 
Pourquoi? Honnêtement, je voulais savoir ce qui pouvait le mettre dans un tel état. 
 
L’homme, ayant laissé derrière lui plus de pages écrites que de pages blanches devant lui, semblait profondément malheureux. En dépit des nombreuses tentatives de sa femme pour le réconforter en lui faisant voir le bon côté des choses, rien n’arrivait à lui faire décoller le nez du désespoir dans lequel il semblait être plongé.
 
Voici ce que j’ai entendu…
 
  — Je suis trop vieux, se désespérait-il à dire. Comment veux-tu que je me trouve du travail? Aucune compagnie ne veut de travailleurs âgés de plus de cinquante-cinq ans. Je te le dis : je ne vois vraiment pas comment on va s’en sortir.
 
  — Ne t’inquiète pas, rassura sa partenaire. On trouvera bien. En attendant, il y a les prestations d’assurance-emploi*. Avec ça, on va pouvoir tenir quelques mois.
 
  La main déposée sur la grosse patte de l’homme n’arrivait pas à insuffler réconfort et consolation.

  — On ne vit pas avec ça, tu le sais aussi bien que moi. On survit à peine. Aussi bien dire que c’est trois fois rien.
 
  Il fit une pause et aspira tout l’air dans la pièce.
 
  Puis ajouta :
 
  — D’après toi, qu’est-ce qui va se passer après ces quelques mois? Moi, je vais te le dire : je vais être encore plus vieux! Et je n’aurai toujours pas d’emploi.
 
  Cette fois-ci, la femme plongea, elle aussi, le nez dans le désespoir — était-ce le même ou un autre? Je ne saurais le dire —, et à ce moment-là, j’aurais eu envie de leur dire ce que je pensais de la vieillesse.
 
Certes, on évalue le travailleur selon sa date de naissance. Plusieurs vous diront que 1960 est une mauvaise année pour ceux qui rêvent de retourner sur le marché de l’emploi. Pour les employeurs, les sixties ne sont que de bons vieux succès qu’ils aiment écouter avec nostalgie les week-ends en faisant le ménage de leur garage, sans plus. Si vous êtes nés dans les années 60 ou en dessous, on vous dira que vous êtes trop vieux, dépassé, obsolète, bon pour ramasser la poussière.
 
Pas du tout!
 
D’accord, je peux admettre que les jeunes semblent plus performants, plus endurants, et ce, pour un salaire moindre. Il se peut qu’ils aient des idées plein la tête et le cœur gonflé par l’enthousiasme.
 
Peut-être.
 
Peut-être pas.
 
À mon avis, ce n’est pas le fait d’être vieux qui est un crime de nos jours; c’est le fait d’avoir une pensée « vieille ». Et je peux vous dire que j’en connais des jeunes (et des moins jeunes) qui pensent « en vieux ». C’est vrai! Pour certains, le fait de s’impliquer dans leur emploi n’est pas une priorité. Émettre des suggestions qui feront faire des économies à leur employeur?  Proposer des idées avant-gardistes? « Hé? J’ai une vie à vivre, moi! », répondront-ils.
 
Ce que je crois c’est ceci : les entreprises ont besoin d’une pensée jeune. Et c’est quoi une pensée jeune? C’est faire preuve de curiosité, de créativité, de passion et d’intérêt. C’est démontrer une certaine ouverture face à la nouveauté et d’avoir le goût de s’impliquer afin de voir les changements s’opérer.
 
Donc, que l’on soit jeune ou non, les entreprises qui prospèrent sont celles qui ont une équipe composée de gens qui croient que rien n’est impossible. Ces travailleurs ont de l’audace et du courage, parce qu’ils veulent faire de leur mieux en tout temps.
 
Vous êtes vieux? Ça se peut.
 
Vous êtes vieux et stimulés par les défis?
 
Nous avons du travail pour vous!
 
Bonne semaine tout le monde!
 
Jocelyne Gagné (Mésange)

*Assurance-emploi : C’est un programme qui offre un revenu temporaire aux Canadiens qui ont perdu leur emploi sans en être responsable.

lundi 9 mai 2016

C'est juste de l'eau!

 
 
Histoire de bien démarrer la journée et de se réveiller en douceur, j’ai deux petites questions pour vous : craignez-vous de vous embarquer dans un projet? Hésitez-vous à mettre un pied dans l’eau et de vous « mouiller », comme on dit? Avant d’y répondre, permettez-moi d’imager mon propos...
 
Certains d’entre nous, lorsque l’envie leur prend de se baigner, trempent le gros orteil dans l’eau pour vérifier si elle est suffisamment chaude (on ne veut pas perdre ce confort si durement mérité, n’est-ce pas?). Une fois qu’ils sont rassurés, ils consultent le thermomètre, s’informent auprès des autres baigneurs, se renseignent auprès de Météo Média pour s’assurer que la vélocité du vent ne viendra pas refroidir d’un seul coup  l’eau de la piscine.
 
À propos, c’est une piscine intérieure… Les chances que les conditions externes affectent le confort de leur baignade sont, pour ainsi dire, nulles!
 
Et malgré tout, ils décideront de ne pas y tremper le pied, pas plus que le corps tout entier, prétextant qu’ils manquent de temps (ben oui, avec toutes leurs vérifications, ils en ont forcément perdu!). Ils diront qu’ils ont quelque chose qui cuit sur la cuisinière et qu’ils doivent enregistrer l’épisode de leur émission préférée — épisode qui ne sera pas rediffusé. (Ce serait une véritable catastrophe de ne pas savoir ce qui s’est passé juste après que l’héroïne de la série « X » s'est fait percuter par un camion-remorque, un autobus et une pelle mécanique. Bon, je vous l’accorde; moi aussi, je voudrais savoir si elle a survécu à tant de malchances!)
 
Bref, pourquoi hésiter quand d’autres leur confirment que tout est OK? Même le mercure l’a confirmé! Le gros orteil, également! Donc, ils pourraient se lancer avec confiance et profiter de l’eau et de la baignade…
 
Ben non.
 
Le petit frisson les a surpris. Et s’ils se trompaient?  «C’est sûrement une mauvaise idée! se dit l’un d’eux. C’est clair, je vais le regretter toute ma vie. Tout bien considéré, ce n’est pas pour moi. Et puis, j’ai un chaudron sur le feu…  Je dois y aller!»
 
C’est vrai, après tout; rien ne leur garantit qu’ils vont s’amuser…
 
«OK, l’eau est chaude. Et après? réplique un autre. Quand je vais sortir, je vais prendre froid… Ha! Ah! Raison de plus de ne pas me lancer. Si ce n’est pas en me jetant à l’eau, c’est en sortant que je vais souffrir. À l’heure qui l’est, l’eau sur la cuisinière doit être en train de crachoter ses gros bouillons sur le mur… Je dois vraiment y aller!»
 
Est-ce que cela vaut le coup pour eux de se mouiller, de peut-être s’amuser (rien ne le garantit), de prendre froid en sortant,  d’avaler une ou deux tasses d’eau chlorée (et de mal digérer par la suite!), d’être éclaboussés par les autres baigneurs, de perdre leur maillot après le plongeon et d’être, qui sait, ridiculisés?
 
«C’est non; je n’irai pas! confirme un autre. L’eau commence à coller; ça sent même le brûlé… Je dois impérativement y aller! C’est une question de vie ou de mort… pour le chaudron!»
 
Certes, ils jugeront toute autre activité plus séduisante, moins exigeante et évidemment moins dommageable. Mais à un moment donné, un projet viendra titiller leur curiosité au point où ils auront envie de se lancer, pour de vrai. Et lorsque le projet ou l’occasion se présentera, ils recommenceront leur petit numéro. Pourquoi?  Parce que… Parce que…
 
Parce que ça leur prend des garanties.
 
Je suis navrée de le dire : en mettant le pied dans cette vie, on a reçu comme bagage le souffle et un corps… C’est tout! Aucun manuel d'utilisation, ni guide d'entretien, ni garantie. Qu’on se marie, qu’on se lance en affaires ou dans un projet, qu’on se paie des leçons de piano, qu’on parte en voyage, rien, et je dis bien rien ne nous assure que tout va bien aller, qu’on a trouvé le bon gars ou la bonne fille, qu’on est doué au piano, qu’on n’aura pas d’incidents.
 
Il faut juste être curieux et faire confiance.
 
En passant, si cela peut en rassurer quelques-uns, la confiance repose sur une base des plus solides : la connaissance.  Voilà le gage qui fera toute la différence au moment où vous déciderez de vous « mouiller ». Si on connaît notre partenaire, notre produit ou service, les endroits à visiter, la langue, la culture d’un pays, alors pourquoi ça irait de travers?
 
Et la curiosité dans tout cela? Elle vous entraînera sur des chemins inattendus, lesquels vous inviteront à être de plus en plus curieux, de plus en plus confiants… (Et à la longue, on ne pourra plus vous faire sortir de l’eau tellement vous vous y plairez!)
 
Alors, craignez-vous de vous embarquer dans un projet? Hésitez-vous à mettre un pied dans l’eau et de vous « mouiller », comme on dit?
 
Pensez-y… C’est juste de l’eau!
 
Jocelyne Gagné (Mésange)

lundi 2 mai 2016

Attends une minute!

 
Dernièrement, j’ai eu le plaisir d’aller faire les boutiques avec mon fils et ma petite-fille âgée de deux ans. Ayant vécu dans un environnement totalement masculin (trois frères, un fils et un petit-fils), j’étais plutôt habituée à un magasinage dit « expéditif ». Avec la petite demoiselle, ce fut différent : j’avais l’impression d’être le sujet de Sa Majesté. J’attendais son hochement de tête ou son refus pour les vêtements que je lui proposais. De plus, voilà que je découvrais un univers absolument fascinant (univers qui m’avait été refusé puisque, trente ans plus tôt, j’avais donné naissance à un garçon): rubans et pinces pour les cheveux, bracelets et colliers, parapluies, petites bottes de pluie, maillots de bain une pièce et deux pièces, robes, cache-cœurs, fichus, chapeaux à large bord, etc.  Bref, tant de petites choses qui attirent l’œil d’une princesse en devenir.
 
Pendant nos pérégrinations, je découvrais ma petite Lili autrement et en même temps, je retrouvais une phrase que j’avais oubliée sous une épaisse couche de poussière...
 
«Attends une minute!»
 
Et dans la bouche de la mignonne, ça sonnait ainsi : « Attends oune minoute! »
(Trop «cute», vraiment!)
 
À cet instant, j’ai vite compris pourquoi j’avais rangé si précieusement et de façon si inaccessible ce souvenir.
 
Le temps est relatif. «Comme vous aviez raison, Monsieur Einstein!»
 
Pour Lili, « oune minoute » représentait probablement une seconde ou deux, tout au plus. Mais pour moi, c’était l’équivalent d’une éternité. Lorsque, accroupi (par marque de déférence à l’égard de Son Altesse), on attend avec le vêtement entre les mains que madame la Marquise daigne s’approcher pour essayer ledit vêtement, je vous assure que cette minute s’apparente à une heure.
 
Et pendant que la belle furetait du côté des maillots de bain, replaçant au passage les cintres et les vêtements, je songeais à ma jeunesse. Combien de fois avais-je utilisé cette expression? Des millions de fois! Et comme je n’étais pas la seule à la maison à l’utiliser (vous vous rappelez? J’ai trois frères!), je me suis demandé comment mes parents avaient survécu à tout ce temps d’attente.
 
Aujourd’hui, ils ont les cheveux blancs… Ça explique bien des choses.
 
— Viens finir tes devoirs!
 
— Minute!!!
 
— Viens essuyer la vaisselle!
 
— Dans une minute!!!
 
— Va te coucher!
 
— Oui, oui, le film finit dans une minute!!!
 
Et c’est drôle, on le savait qu’en disant une minute, cela en prendrait dix, quinze, voire vingt minutes. On était loin de l’effet « Wow! » qui s’opère à l’inverse : on annonce dix minutes d’attente et, ô surprise, le service est rendu au bout de trois minutes.
 
C’est comme dans les films : la bombe doit être désamorcée, et il ne reste qu’une minute avant qu’elle n’explose. Eh bien, ces soixante secondes durent au bas mot, cinq minutes! Alors, pourquoi ne pas mettre le chrono à cinq? Ce serait plus réaliste et moins… relatif!
 
Une minute passe vite pour celui qui éprouve du plaisir. Et beaucoup plus lentement pour celui qui n’en a pas. C’est connu. Ce n’est pas pour demain matin que le « Attends une minute! » va disparaître de notre bouche et de celle de nos enfants. Alors aussi bien s’y faire et prendre ce temps d’attente avec légèreté.
 
Bon, c’est maintenant le temps d’un savoureux café. Mais avant, j’ai un article à écrire. Attendez-moi, ce ne sera pas long. À peine une minute
 
Bonne semaine tout le monde!
 
Jocelyne Gagné (Mésange)

mardi 26 avril 2016

Un retour en toute sérénité





Mes chers amis,

Me voilà enfin de retour! Comme je suis contente!
 
Eh oui, je l’avoue, l’absence fut longue, presque interminable. Les heures, les jours s’écoulaient tantôt avec une lenteur extraordinaire, tantôt à la vitesse d’une Formule 1 lors des qualifications. Selon ce que je vivais, je me sentais à la fois le lièvre et la tortue de la fable populaire.
 
Ce temps de retraite a été bien involontaire de ma part (un instant… je dois préciser ce point: ce fut volontaire,  car c’est bel et bien moi qui ai décidé de cesser, durant un moment, d’alimenter mon blogue, mais involontaire dans le sens où j’aurais aimé poursuivre l’écriture de billets durant mon travail de correction du tome 2). Cette pause, loin d’être de tout repos, m’a montré du bout du doigt mes limites. «Quoi? J’ai ça des limites? Voyons donc! Des limites, c’est bon pour les moteurs, les territoires, les panneaux routiers, mais non pas pour les audacieux!»
 
Est-ce que je vous l’ai déjà dit? Probablement pas. Ce sont ces choses que je garde pour moi. D’ordinaire. Bon eh bien, notez ceci, car cela en vaut la peine : je n’aime pas me tromper!  Et ne me dites pas que je suis la seule sur cette planète à croire que mes pensées sont justes et qu’elles valent la peine que je les défende bec et ongles.  Non, je ne suis pas LA seule… N’essayez même pas; je le sais!
 
Bref, je m’étais trompée : j’avais des limites. En fait, je les ai trouvées. Je devrais plutôt dire : elles m’ont trouvée. Oh oui! Probablement en faisant des recherches sur Google ou sur Facebook ou encore en subtilisant une des listes d’envoi de Bell Canada (c’est fou comme le marketing est efficace dans cette boîte-là! On nous trouve même lorsque nous-mêmes n’arrivons pas à nous retrouver! Voilà un mystère qui mérite qu’on s’y attarde… Mais bon, pas aujourd’hui). Rapidement, voulez-vous savoir quel effet cela a produit sur moi le fait de me faire embrasser par mes propres limites? Non, ne rêvez pas ; ce n’était pas un baiser tendre, mouillé, savoureux et fondant. Encore moins celui qui vous transporte haut dans les airs et vous laisse retomber en chute libre pour vous reprendre encore et encore. C’était plutôt un baiser brutal, exigeant et vorace, presque un avertissement que la prochaine fois, on partirait avec le morceau. Outch!!!
 
J’ai réalisé que si je voulais continuer d’écrire, d’avoir du plaisir avec ma créativité, d’être la plume pour Dame l’Inspiration, je devais aussi me reposer. Certes, j’aurais pu me lancer dans des activités stimulantes (et épuisantes) qui m’auraient fait oublier la fatigue. Cependant, j’ai décidé d’accueillir cet état non pas comme une faiblesse, mais plutôt comme une mise en garde que mon corps me formulait gentiment: « Si tu vas au-delà, je ne pourrai plus prendre soin de toi. »
 
C’est beau, n’est-ce pas?
 
Au lieu de me voir limitée, je me voyais libre de choisir entre brûler le moteur et ménager sa mécanique. De plus, je réalisais que je comptais pour quelqu’un c’est-à-dire moi-même. Je valais suffisamment la peine pour que je puisse faire l’effort de prendre soin de mon corps et de ma tête. D’abord pour moi-même afin de continuer à savourer chaque ligne d’écriture, chaque lever et coucher de soleil. Ensuite pour les autres.
 
La vie est simple après tout : on fait ce que l’on veut et de la façon dont on le veut. Les limites ont toujours été là. On peut, certes, les repousser, mais on ne pourra pas les effacer.
 
Jamais.
 
Les limites sont là pour prendre soin de nous.
 
Nous sommes mardi matin. C’est le moment de prendre un bon café ensemble. (Au fait où étais-je hier? Je me reposais sur mes lauriers. Et comme je n’avais aucune idée où trouver des lauriers, eh bien, j’ai passé la journée à les chercher, à prendre un café, à regarder les nuages se déplacer dans le ciel et puis je les ai enfin trouvés. Ils étaient non pas sur la tête de César, mais à l’épicerie dans un pot si minuscule que je me suis demandé comment je ferais pour m’y reposer sans trouver cela totalement inconfortable.) Bref, j’aimerais vous inviter à prendre le temps de reconnaître vos limites et de les respecter comme étant une frontière bienveillante qui veut votre bien en vous indiquant que passé cette ligne, vous jouez à pile ou face avec ce qui vous tient à cœur.
 
Bonne semaine tout le monde!
 
Jocelyne Gagné (Mésange)
 
P.-S. Et si l’envie de vous reposer vous prenait, oubliez les lauriers et choisissez… le canapé!

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