lundi 9 décembre 2013

Savoir perdre pour pouvoir gagner

Les dames – quel jeu passionnant, mais quoi de plus frustrant que la prise d’une de nos pièces! On traverse le damier parmi les embûches semées par notre adversaire pour finalement se retrouver hors du jeu. Et quand tous nos pions ont été raflés et que l’on fait face à une belle déconfiture, soit on recommence la partie de la même manière, soit on change de tactique… 


On aurait tendance à croire qu’un changement radical de notre approche est nécessaire quand en fait, un ajustement tout simple exigerait moins d’effort de notre part pour de meilleurs résultats. «Si je souhaite gagner la partie, il va falloir que je prenne un peu de recul et que je regarde mon jeu non pas en tant que joueur mais à titre d’observateur. En changeant ainsi de perspective, je pourrai apporter le ou les correctifs nécessaires.»

Quand on est plongé dans l’action, on croit à tort que notre façon de faire est irréprochable et que celui qui nous fait face n’est qu’un fourbe adversaire, usant de méthodes malhonnêtes pour arriver à ses fins. Non seulement on est convaincu qu’il a soudoyé la chance afin qu’elle reste ad vitam aeternam à ses côtés mais aussi on n’imagine pas une seule seconde que notre propre vision du jeu est faussée et que notre adversaire ne fait qu’utiliser nos erreurs à son avantage.

Changement de vision
Après avoir perdu d’innombrables parties ainsi que ma bonne humeur au change, j’ai constaté ceci : la prise d’un de mes pions, c’était certes frustrant mais c’était le prix à payer pour pouvoir en capturer deux et même trois de mon redoutable adversaire. Au final, voici ce que j’ai compris :
  • en m’entêtant à reproduire les mêmes gestes, j’obtenais les mêmes résultats;
  • le fait de perdre me signalait une faiblesse que j’avais, soit ignorée, soit négligée;
  • et qu'il n’est jamais trop tard pour corriger sa manière d’être, de faire et de voir.
Que ce soit sur un damier ou sur la planche du jeu de la vie, perdre a du bon; il nous permet d’apprendre de nos erreurs afin de pouvoir avancer et au final, gagner la partie!

Prêts à perdre ou à apprendre? Ne me répondez pas tout de suite; commençons la journée par un bon café, voulez-vous?

Bonne semaine!

Mésange

6 commentaires:

  1. Dans le domaine du jeu, je préfère les échecs aux dames et je m'amuse beaucoup au comportement de mon "adversaire", car la personnalité se révèle bien au cours de la partie engagée, source de réflexion mais aussi de rires partagés. Je me rappelle aussi que c'est mon père qui m'avait appris ce jeu et c'est un doux souvenir. J'ai l'impression de lui rendre un petit hommage chaque fois que je joue aux échecs et, à mon tour, j'ai appris à d'autres personnes à y jouer.
    Dans la vie, j'adore apprendre et j'essaie que cela se produise une fois par jour, si possible : il me suffit d'être attentive et...c'est gagné ! Quant aux erreurs, elles donnent les meilleures leçons et permettent de développer son humour. En arts visuels, nombre de réalisations sont nées d'une erreur, d'un hasard qu'on croyait malencontreux et qui s'est révélé bien plus intéressant que ce qu'on avait prévu au départ.
    Je pense que la seule vraie perte qu'on puisse déplorer est celle des êtres chers, mais nous tenons d'eux ce qu'ils nous ont appris.
    Prête pour le café du soir, Mésange ?
    Je vous souhaite une belle partie sur le damier - ou l'échiquier - de la vie.

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    1. Le temps que vous avez passé à jouer aux échecs avec votre père fait partie des « golden memories ». La douce complicité, ce tête-à-tête dans le silence à échanger des regards et des sourires forge les plus beaux souvenirs. De plus, vous avez su honorer sa mémoire en initiant les autres à ce jeu qui fait appel à la logique et à la concentration. Ainsi d’autres vivront ce que vous avez vécu… Quel merveilleux cadeau à offrir à ceux que vous aimez!

      Concernant les erreurs se transformant en heureux hasards eh bien j’ai eu la chance de faire un gâteau tout à fait sublime en me trompant dans la recette. L’ennui c’est que je ne me rappelle plus ce que j’ai fait pour en arriver à ce résultat. Je crois qu’il me faudra quelques leçons d’échecs afin de retrouver ma concentration et l’élément qui a transformé ce simple dessert en un gâteau extraordinaire!

      Merci Anne d'avoir pris le temps de partager ce souvenir cher à votre coeur.

      Je vous souhaite une merveilleuse semaine ponctuée d'heureux hasards. xox

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  2. Mésange...un de mes points faibles je n'aime pas jouer car je perds et suis mauvaise perdante, je reconnais mes erreurs, j'observe mais...je ne gagne pas souvent, c'est la raison que je reste souvent en observatrice, et là miracle, je comprends tout, alors pourquoi cette non mise en application dès que je suis impliquée ? trop vouloir bien faire et l'émotion me fait prendre la mauvaise solution !
    finalement être hors jeu peut avoir du bon !
    Maintenant c'est l'heure du déca...sinon c'est nuit blanche...
    Belle semaine Mésange

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    1. Chère Josette, pour gagner, il faut jouer régulièrement. Ceux qui gagnent, ce sont ceux qui ont perdu très souvent. Il n'y a pas d'autres façons de faire si on veut exceller dans quelque chose. L'observation a du bon mais rien ne vaut l'expérience, et l'expérience s'acquiert en passant à l'action... Si tu souhaites gagner, il faut plonger... Et je sais que tu en es capable :-)

      Merci ma belle pour ce partage et ce café pris en ma compagnie. Quel beau moment!

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  3. Merci pour le café Mésange. Il y a bien longtemps que je n'ai pas pris le temps d'en partager un avec toi.
    Je retrouve avec beaucoup de plaisir tes pages et ces questions en apparence anodines mais qui nous font réfléchir au plus profond de notre être.
    Tu as raison, c'est en reconnaissant et en identifiant nos erreurs que l'on peut avancer dans la vie . Il faut pour cela autant de courage que d'humilité je crois...
    Je t'embrasse Mésange et je te souhaite une très bonne semaine.

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    1. Chère Oxy, comme j'aime te lire!
      "Il nous faut autant de courage et d'humilité" - on retient souvent le premier mais le deuxième est tout aussi important. On se pardonne mal notre inexpérience, notre manque de confiance en la vie, nos impatiences et nos maladresses. Nous sommes sur le chemin de la vie pour apprendre et non en étant en pleine possession de la connaissance... Nous sommes sur cette route pour découvrir les indices laissés à notre intention. Et sur chaque pierre sur laquelle on va buter, il y a quelque chose à retenir: il y a encore beaucoup à apprendre et à comprendre...

      Merci pour cette charmante visite qui me laisse le coeur joyeux. Bonne semaine Oxygène! xoxox

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