À prendre à la petite cuillère!

[Photographie réalisée par Robert Lemire]

« Il y a des choses qui se savourent lentement comme le bonheur et la crème glacée! »

 
Je ne sais pas pour vous mais pour ma part, j’ai déjà tenté d’engloutir une crème glacée en un temps record et le résultat fut des plus convaincants. Permettez que je vous explique…
 
Puisque j’étais la benjamine de la famille, souvent il m’arrivait de terminer un repas en dernier. Était-ce parce que mon bras manquait d’entraînement ou que les mouches et les bruits environnants semblaient plus distrayants que le contenu mon assiette, bref, j’étais celle à qui on exigeait de passer en deuxième vitesse au moment de desservir. Même pendant les sorties, cette rapidité déficiente ne s’améliorait pas au moment des pauses et des repas, bien au contraire. La plupart du temps, elle suscitait une impatience générale de la part de ma famille. Et pendant que les pieds martelaient le sol de leur exaspération et que les yeux me canonnaient de reproches, j’essayais tant bien que mal de terminer ma collation sachant que j’étais l’attraction numéro un du jour. Bizarrement, j’avais de la difficulté à avaler quoi que ce soit!
 

Elbert Hubbard Quote

"I would rather be able to appreciate things I cannot have than to have things I am not able to appreciate." [Elbert Hubbard]

Citation de Confucius

« Tous les hommes pensent que le bonheur se trouve au sommet de la montagne, alors qu’il réside dans la façon de la gravir. » [Confucius]

Éclosion printanière...

Pourquoi sortir quand l’air est frais
Et le ciel si changeant,
Quand tout autour est terne et ennuyant?
 
Même si les rayons me réchauffent
Et que la pluie me glace
Je préfère rester dans mon petit palace.
 
Le soleil et le doux temps persiste,
Me sentant tout à coup bien à l’étroit,
Sur le point d’étouffer si je ne sors pas.
 
Et me voilà au grand air
Frissonnant mais confiant,
Car tout autour c’est le printemps!
 
[Jocelyne Gagné, 24 avril 2013]
 


Une chaussette manquante...

« C’est à croire que le sèche-linge mange les chaussettes; à moins que ce soit le panier à lessive… »
 
Dans mes années postuniversitaires où je vivais en appartement, il m’arrivait souvent de me retrouver avec des bas solitaires après une séance de lavage. J’en venais presqu’à croire que le sèche-linge du lavoir mangeait mes chaussettes. Et ce dernier, gourmand comme pas un, optait pour un menu très varié, choisissant un bas sur deux, me laissant un tas de bas célibataires! Bref, avec les ans, j’en ai conclu que le sèche-linge n’y était pour rien, pas plus que le chat et encore moins mes visiteurs… La coupable, c’était moi! Je vous assure, je n’ai jamais mangé mes bas, quoique certains jours, l’idée me soit venue en présence des tablettes vides du garde-manger. Mon manque d’organisation imputée à ma jeunesse ou à mon manque d’intérêt (toujours imputable à ma jeunesse) ne s’appliquait non seulement au rangement des chaussettes mais à d’autres choses beaucoup plus importantes : mes pensées.