Les habitudes

Depuis un certain temps, je remarque que, peu importe ce que je fais, j’obtiens toujours les mêmes résultats. Comme si mes vieux réflexes me conduisaient inexorablement au même endroit, tel un rat dans un labyrinthe attiré par l’odeur du fromage. Le problème est que je n’ai plus envie de fromage; je désire autre chose, un je-ne-sais-quoi de vraiment différent.

Albert Einstein a dit que la folie est de toujours se comporter de la même manière et de s'attendre à un résultat différent. Voyant mon comportement et celui de mes semblables, cette observation n’est pas des plus rassurantes! Toutefois, il est clair que je dois remanier le procédé afin qu’il débouche sur une finalité différente. Il me faut identifier le piège si je veux l’éviter. En somme, je dois corriger mon modus operandi!

On n’est pas fou mais on agit comme tel!

Si on veut des résultats différents, il convient de se comporter différemment. Jusqu’ici, ça semble logique. Donc, si on change tout processus, la résultante en sera modifiée. Comment? Cela dépend du but visé. Si l'on souhaite optimiser le produit, il faudra regarder sa façon de faire, chercher ce qui fait défaut et remplacer l’élément problématique par une composante qui fonctionne vraiment. Les Japonais appellent ça la méthode Kaizen (kai et zen qui signifient « changement » et « bon ») d’autres lui ont donné le nom d’amélioration continue, mais en fait, c’est surtout un principe qui tend à analyser pour rendre meilleur.

Ne croyez pas que tout perfectionnement doit être forcément lié au travail. Au contraire, en tant qu’individu, on doit chercher à se bonifier. Et pour se faire, il est impératif de regarder en face nos bonnes vieilles habitudes afin de juger si elles nous rendent service ou non. Réfléchir sur les gestes que l’on pose machinalement est loin d’être une perte de temps. Grâce à cette analyse, on peut améliorer de beaucoup l’issue. Par exemple, si j’ai l’habitude d’attendre le deuxième rappel de sonnerie de mon réveil avant de me lever, je serai forcée de courir toute la journée et le bilan sera aussi décevant que le jour précédent. Donc, qu’ai-je à perdre à rectifier une habitude qui nuit à mon bon fonctionnement?

Il n’y a qu’une façon de modifier le résultat c’est en changeant sa façon d’opérer.

Pour jeter à la poubelle une vilaine habitude, on peut soit l’éradiquer de sa vie ou la remplacer par une qui est meilleure. Le fait d’enlever quelque chose crée un vide et constitue un inconfort chez l’humain. Alors procédons plutôt par remplacement. Pour instaurer une habitude, les psychologues affirment que le délai pour y arriver est de 21 à 35 jours consécutifs. Donc, faites une analyse, apportez les correctifs nécessaires et donnez-vous au moins 21 jours en ligne. Bien entendu, cela demandera détermination et persévérance de votre part, mais vous y arriverez. Et quand vous aurez fait vôtre cette nouvelle habitude, prenez plaisir à vous gâter. Après un tel exploit, vous aurez droit à une belle récompense!

Si, comme moi, vous voulez en finir avec le sentiment de déjà-vu, faites le point sur vos vilaines manies et corrigez-les. Ne dites pas : «On jette tout et on recommence à neuf.» Procédez plutôt à la manière douce c’est-à-dire Kaizen* : « Fais-le mieux, rends-le meilleur, améliore ce qui n’est pas brisé. »

De mieux en mieux, je suis. De bon à meilleur, je deviens.

Mésange

* Source Wikipédia

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