Ces derniers temps, j’ai eu droit à un mal de saison c’est-à-dire à un bon rhume. Certes, il y avait un sacré bout de temps que je ne m’étais pas sentie aussi vulnérable. J’ai combattu le virus à coup de comprimés, d’oranges et de repos. À ma grande surprise, je ne retrouvais pas l’énergie d’avant. D’accord, mon système immunitaire avait été affaibli cependant je m’attendais à une certaine remontée. Au contraire, plus les jours passaient et plus mon énergie me fuyait comme si j’avais laissé ouvert le robinet. Au bout de quatorze jours, ce que je craignais survint : panne d’énergie! J’ai eu beau regarder partout, nulle trace d’elle; la garce avait plié bagage!
Il me serait facile de taxer mon rhume d’avoir su profiter de ma faiblesse afin de me soutirer un bien inestimable, mais je n’en ferai rien. Le seul à blâmer est bel et bien mon dialogue intérieur. Durant ces deux longues semaines, j’ai songé aux événements qui m’ont affectée, à la confiance qui avait été ébranlée, aux liens d’amitié qui avaient été éprouvés, aux illusions perdues ayant généré une profonde déception. Toute mon énergie avait servi à alimenter mes sombres réflexions. À m’écouter ainsi penser, ce n’était pas pour demain que j’allais être pimpante de vitalité!

