Cela passera

Enfin! La saison estivale a répondu favorablement à nos attentes : du soleil, de la chaleur et peu de précipitations. L’hiver peut arriver sans la déprime qui l’accompagne car on a fait le plein d’énergie. Déjà on imagine avec plaisir l’an prochain avec bonne humeur. On est sûr que Dame Nature nous a mis en tête de liste des régions à visiter côté belle température. Après deux étés décevants, on méritait de passer à autre chose.

La nature a son rythme ou si vous préférez, ses cycles. Elle a ses temps forts et ses temps faibles, et ce, en alternance. On a qu’à regarder la succession des saisons, le flux et le reflux des marées et le remplacement du jour par la nuit pour le constater. Et puisque nous faisons partie intégrante de la nature, nous sommes également régis par des cycles. Ça va ou ça ne va pas! Telle la grande roue en mouvement, lorsque l'on se trouve en pleine remontée et qu’on s’arrête tout en haut, on a la sensation que la vie est merveilleuse – à l’inverse, lorsque l'on est en pleine redescente et qu’on s’arrête en bas, on trouve la vie insupportable!


À un moment de notre existence, on a tous traversé des périodes plus ou moins sombres. On a rencontré des échecs, des désillusions, des passes de découragement. À d’autres moments, on a tenté de survivre à un chagrin d’amour, à la maladie, à un deuil. On a très certainement essayé d’oublier des passages à vide, des moments de grande confusion, des crises d'angoisse. On a bravé la tempête qui nous est tombé dessus, sans l’avoir demandée, sans s’y être préparé et pourtant on s’en est sorti victorieux.


Les anciens disaient : « Le temps est l’outil le plus précieux que l’on puisse disposer. Que même les plus grandes misères finissent par passer, qu’il suffit de laisser le temps agir à sa guise. » Les médecins prétendent qu’après une opération, même si la plaie semble guérie, les tissus internes, eux, prennent beaucoup plus de temps à se cicatriser. Qu’il faut laisser du temps au temps! Le processus est similaire pour une blessure morale, la convalescence peut s’étendre sur plusieurs années mais à un certain moment, cela finira par passer.


En outre, si le succès et la réussite vous sourient et que « tout va pour le mieux », ça aussi passera! Loin de moi l’idée de paraître pessimiste mais la vie est un cycle : le bon comme le mauvais passera. Rien ne peut durer éternellement; c’est le bon côté de l’histoire.


Alors un petit clin d'oeil de ma part:

« Si vous êtes malheureux sur votre planche de surf parce qu’il n’y a pas de vagues à l’horizon, prenez votre mal en patience et tenez-vous prêt. La grosse vague que vous attendez avec impatience se pointera. Et quand vous serez sur la crête de cette immense vague, profitez de la vue aussi longtemps que votre équilibre le permettra car un jour où l’autre, il faudra bien redescendre… »


Mésange

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